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août 24th, 2009 by hockenberry

un p’tit post juste pour faire partager le teaser de ce film évènement qui s’annonce comme une claque cinématographique.

 

vivement décembre !

laisse pas traîner tes fringes !

août 18th, 2009 by hockenberry

l’empereur des geeks a encore frappé!

j’aurais pourtant attendu la fin de la diffusion française de Fringe, et ce afin d’éviter les spoilers, pour en parler. si malgré ça certains n’ont pas encore vu la saison en entier ou comptent s’y mettre, qu’ils reviennent sur cette page plus tard, car les spoilers seront nombreux.

 

Fringe, donc. quel nom étrange. pour les ignards (oui, c’est gratuit!) le terme désigne ce qui est marginal. par extension, les "fringes sciences" sont ce qu’on appelerait en France les pseudo-sciences (ex: paranormal, extraterrestres,…), tout ce qui touche à des domaines ou les connaissances n’en sont qu’à leur balbutiement (ex: physique quantique, manipulations génétiques (à un stade avancé) et cryptozoologie,…) voire encore du domaine de la SF (ex: téléportation, univers parallèles, psychokynésie…).

les premiers spectateurs de Fringe l’auront classé directement comme copie de la défunte "x-files". certains l’auront d’ailleurs laissée tomber trop rapidement pour ça, déçus que "ça ne soit pas mieux". ils auront eu tort. et le tort tue.

parce que Fringe, ça tue sa race, comme disent les jeunes (je sais, y’a mieux comme accroche commerciale, mais bon…).

si effectivement ça commence comme des enquêtes de x-files, avec les "petits gris" en moins, on se prend vite à réaliser que c’est bien plus que ça. je dirais même plus: on n’a encore rien vu!

et je me prends à penser, au vu de la première saison et de son final pour le moins atypique (mais digne d’un J.J.Abrams à son meilleur niveau) que celle-ci n’était qu’un prologue. une immense mise en matière, afin d’amener petit à petit le spectateur à accepter ce qui va suivre.

 

 

parce qu’ici, les fringes sciences ne sont pas qu’un prétexte à une série d’enquête au préalable sans rapport les unes aux autres. les différentes affaires auxquelles Olivia (l’héroïne) et ses coéquipiers, assistée du professeur foldingue Walter Bishop (croustillamment interprété par John Noble!) et de son fils Peter, sont le prélude à quelque chose de plus grand : la singularité technologique.

singularité qui, selon les fondateurs du mouvement ZFT, devenu entre-temps un groupe bioterroriste, aboutirait à une guerre. et le but de ZFT est de préparer l’humanité à cette guerre, en faisant de la Terre un laboratoire d’expérimentation géant.

mais… une guerre contre qui, au fait?

bien que cela ne soit pas implicite jusqu’à la fin de la saison, des détails disséminés dans les épisodes, ainsi que le dernier épisode tout entier, nous préparent à accepter l’évidence qui devrait être le fond de la seconde saison. la production de "soldats" sur les enfants 20 ans plus tôt (dont notre chère Olivia); les visions de cette même Olivia; les "délires" de Walter Bishop (notamment ou l’on voit son double lors de son deuxième séjour à l’asile, double qui a priori ne serait en rien un délire); la tombe avec un petit Peter de 7 ans à l’intérieur, alors qu’il y en a un de 30 ans tout frais et pimpan que son père est probablement allé chercher dans le second univers après le décès de celui-ci; le fait que le fondateur de ZFT se cache dans ce même second univers.

d’ailleurs, qu’en est-il vraiment de William Bell (et ancien associé de Walter Bishop), fondateur de ZFT et de Massive Dynamics ( la multinationale à la base de quasiment toutes les "inventions" de ZFT). Walter nous dit qu’il avait inventé un moyen de passer d’un monde à l’autre. s’il se cache dans "là-bas", c’est qu’il est en danger "ici". pourtant, "là-bas", il devrait y avoir son double, ce qui serait certainement plus dangereux. donc…? ou est le William Bell de "là-bas" ?

idem pour Walter. son "délire schysophrénique" dans l’asile ne serait il pas tout simplement le Walter Bishop de "là-bas", venu dans l’idée de récupérer son rejeton volé par le Walter d’ "ici" ?

la guerre, en elle-même, se préparerait-elle entre l’humanité "ici" et l’humanité "là-bas"? car comment ne pas réagir contre quelqu’un (même s’il s’agit d’un autre "vous-même")  qui viendrait dans l’idée de vous piquer tout ce que vous avez, parce qu’il avait les mêmes (ou presque) à la maison mais qu’il les a perdus?

d’ailleurs, les facéties d’Abrams et des scénaristes, avec leurs "clins d’oeil" à Star Trek ne sont pas là par hasard. en effet on a d’un côté le rédacteur d’une revue dénonçant les complots, se disant être le fils de Sarek (donc qu’il est Spock, pour ceux qui ne connaissent pas Star Trek), qui déclare que les romuliens vont revenir dans le passé pour changer l’Histoire (ça fait au passage une jolie pub au dernier film d’Abrams, mais c’est là l’intelligence du truc!), et de l’autre William Bell, fondateur de ZFT, incarné par Leonard Nimoy, alias… Spock!). sous les dessous de cette succession de pubs virales semble se cacher des indices sous formes de métaphores, indiquant tout en n’en ayant pas l’air que la guerre aura bienlieu entre les deux humanités parralèles incarnées par… "Spock", l’un revenant d’un univers parallèle pour changer l’Histoire.

 

quant à l’observateur, apparemment pas seul, comme ces enfants chauves doués d’une empathie hors norme, je parierais qu’il a été (qu’ils ont été) engagés par la CIA (un agent de la CIA essaye de récupérer l’enfant) ou un département "fringe" de la CIA pour prédire les évènements et mieux les préparer à la future invasion. le fait que Walter connaisse le monsieur-chauve n’est pas anodin en soi, puisque Walter a travaillé à plusieurs reprises (avant d’être interné) pour le gouvernement américain.

 

 

alors bien sûr, il y a des petites failles, ou des petites facilités, dans le raisonnement de fond de la série. mais pour peu que l’on "ouvre son esprit à d’autres possiblités" (pour paraphraser Walter Bishop), celle-ci promet d’être grandiose, et de jeter au placard les Mulder et autres Scully.

 

et puis rien que pour le jeu de John Noble (j’ai déjà dit qu’il était génial?), cette série est incontournable!

Hiroshima mon amour

août 10th, 2009 by hockenberry

Histoire de ne pas oublier. Il y a 64 ans (à 4 jours près), la réalité dépassait la fiction, tuant 70 000 personnes sur le coup, et 70 000 autres à petit feu.

Les USA gagnaient, mais à quel prix? en provoquant une catastrophe à peine cachée par un autre holocauste non moins horrible, et fournissaient à l’ensemble des peuples de la planète des raisons d’avoir peur et de ne plus croire en l’humanité.

 

Ils fournissaient aussi par la même occasion bon nombre de toiles de fond pour pléthore de romans à connotation post-apocalyptique… L’âge d’or de la SF commença ici. Parce qu’il est important de se rappeler, et d’anticiper le pire.

 

Suivez les photos du Boston Globe

le pendule de Jean-Pierre

août 6th, 2009 by hockenberry

après avoir été absorbé par les intrigues moyennageuses du "Nom de la Rose", tant en film (vu maintes fois) qu’en bouquin (une fois pour l’instant, mais c’est déjà pas mal), je me suis décidé à lire le deuxième et nom moins énorme (perche tendue à r@oul ;p ) "pendule de Foucault", du même auteur.

et de prime abord, Umberto Eco nous livre un livre (ah, elle est bonne celle-là!) pour le moins hermétique. hermétique avec des premières pages fourmillant de descriptions et dont une phrase peut à elle seule remplir une page (et pourtant c’est écrit petit!). mais c’est un style. on finit par s’y faire. et petit à petit, lorsque le narrateur (Casaubon) revient sur les évènements précédents qui l’on amené au Conservatoire des Arts et Métiers (là où se trouve ledit pendule), on se prend à entre dans l’Histoire. je mets un H majuscule à Histoire, parce que ce livre est une mine de références et d’anecdotes à faire palir un Max Gallo.

puis très vite, le livre se révèle de plus en plus Hermétique. je mets un H majuscule à Hermétique parce que j’aime bien les H majuscules. non, je déconne… un H majuscule parce que le terme désigne une doctrine ésotérique et occulte en lien avec le dieu Hermès Trismégiste (même pour un Dieu, j’imagine qu’un tel prénom devait pas être facile à porter en classe ° O ) qui est en fait le nom donné par les grecs au dieu égyptien Thot (un peu plus facile à porter, mais ça peut vite déraper en rajoutant un O à la fin…).

d’ésotérisme en occulte, d’occulte en sectes secrètes (et ultra nombreuses), et de sectes secrètes (et ultra nombreuses) aux Templiers et aux Illuminati et aux Rosicruciens etc, etc… (ultra nombreuses), il n’y a qu’un pas. ou deux.

on assiste alors à l’envol d’un OVNI littéraire. à mi-chemin entre le thriller, le roman d’aventures, un essai historique, et une thèse es hermétisme (j’enlève les H majuscules, parce que j’en ai marre). ce sont de véritables moments de jubilation (pour qui aime les thrillers ésotériques, of course) lorsque se dévoile petit à petit (c’est très long, quand même) le "secret" imaginé par jeu, et surtout grâce à des connaissances hors normes, des 3 amis (dont Casaubon) à la suite de la découverte d’un "message secret" supposé en lien avec les Chevaliers du Temple. ils imaginent donc un complot mondial pour le contrôle du Monde, ourdi au cours des siècles par pléthores de sectes (ultra nombreuses). et par jeu, il déduisent ce que les membres des sectes cherchent en vain, car perdu, depuis le fameux jour où les Templiers furent amenés au bûcher.

et comme cité au tout début du roman: "la superstition porte malheur". voilà que le jeu devient la réalité. est-ce vraiment possible?

 oui. et pour cause: "la superstition porte malheur".

cette phrase n’est pas fortuite. elle explique tout.

elle explique que ce roman supposé pro-Hermétique par des millions de lecteurs qui ont cru voir ici la réalité (cherchez bien, c’est arrivé tout récemment aussi avec le nom moins ésotérique, mais non moins pourri "Da Vinci Coude" [parce que Brown ne s’est pas foulé le coude à l’écriture]), se révèle au final être anti-Hermétique (à moins que ce soit ce que l’auteur cherche à nous faire croire, pourraient dire certains, dévoilant la vérité en faisant croire qu’elle est fausse, à la manière des Hermétiques eux-mêmes!, car lorsque la vérité est prononcée, il n’y a plus de secret, et si l’on dévoile un secret, c’est donc qu’il est faux…).

j’imagine que de nombreux lecteurs sont allés au Conservatoire des Arts et Métiers au solstice d’été pour tenter d’en percer les mystères, et trouver l’ombilic sur une carte quelconque.

 

ils en oublient le message principal de ce livre, auquel j’adhère à 100%: "il faut accepter que l’on ne sait rien; et lorsque l’on comprend ça, on comprend qu’il n’y a rien à comprendre." il y a des choses autrement plus importantes dans la vie que chercher ce qui n’existe pas.

 

à méditer.

et à lire.

 

 

ce sera mon dernier mot, Jean-Pierre.

il y a 40 ans, de l’anticipation à la réalité…

juillet 20th, 2009 by hockenberry

ils ont 40 ans de plus aujourd’hui. les premiers pas sur la Lune.

le21 juillet 1969 (une bonne année pour s’envoyer en l’air), le programmeApollo voyait enfin se concrétiser la volonté de feu J.F.Kennedy.

 

l’ancienne(?) guerre froide (?) aboutissait sur l’un des plus vieux rêves del’humanité : poser le pied là ou la main de l’Homme n’avait jamais misle pied (vazy, relis bien!). "un petit pas pour l’homme, un bond degéant pour l’Humanité".

 

et pourtant…

qu’en reste-t-il aujourd’hui?

des traces de pas et des objets. des rumeurs de complot (on ne serait jamais allés sur la Lune).

 7missions plus tard, plus aucun humain ne devait poser le pied sur notresatellite. tout ce tapage pour "rien" (et on pourrait effectivement etlégitimement douter, du coup, de la véracité de la réussite de cesmission). la guerre froide était plus ou moins terminée. plus de raisonde continuer à gaspiller l’argent du contribuable (qui sedésinteressait de plus en plus de l’affaire).

des générationsde déçus, et un retard conséquent pris dans la conquête spatiale plustard, le programme est relancé. les américains veulent à nouveau poserun homme sur la Lune avant la fin de la prochaine décennie. les chinoisveulent s’y mettre également.

objectif: installer une station lunaire comme base de lancement pour les futures missions… martiennes (d’ici 2025-2030).

 

toujours plus loin, toujours plus fort.

à certainsl’idée de l’expansion de l’Homme ne plaît pas (et à vrai dire, moncoeur balance). que va-t-on faire des autres mondes quand on voit ceque l’on a fait du nôtre? mais quelle formidable  expérienceexistentielle! moi, ça m’excite!

je veux mon billet!

 

îles et continents du monde moderne…

juillet 7th, 2009 by hockenberry

ce matin, aux infos, une nouvelle qui confirme ce que j’ai pu voir ou entendre sur place.

la côte est du cap corse est envahie de déchêts flottants.

la dépêche AFP parle de plusieurs milliers de sacs, bouteilles et détritus divers dont la provenance italienne, voire même napolitaine (pour plus de précisions) est certaine. portés par les courants marins globalement sud-nord qui coulent entre la corse et l’italie, ces amas d’immondices provoquent aujourd’hui une véritable "marée blanche", quelque chose de superbe à la vue sur les plages du cap corse.

l’association "u polpu" lance un cri d’alarme.

magnifique donc, et quoi de plus sympa par dessus le marché de s’entendre dire par les touristes, que "décidément, les corses sont sales". bref… bonnes vacances!

 

ces petites îles flottantes au fumet particulier me rappellent ce que j’ai appris il y a quelques mois maintenant: nous ne sommes pas seuls! (pas "seuls sur Terre", mais "pas seuls à avoir ce type de problèmes").

et encore, la petite marée blanche cap corsine n’est rien comparé à ce qui flotte dans le pacifique nord…:

 

2 énormes continents sont nés de l’activité humaine, entre le japon et les USA (grosso merdo).

2 énormes continents constitués de déchets divers et variés, et d’une épaisseurs moyenne de 10 mètres (10 mètres) trainent leur gros cul dans des zones de "convergences" (au centre des courants marins principaux qui les "emprisonnent").

taille approximative: 3.5 millions de km².

poids approximatif: 100 millions de tonnes.

mais que fait le Guiness Book?

plus de détails ici sur la "plaque" Ouest.

 

une "soupe" plastique qui doit en surprendre plus d’un lorsqu’il passe dans le coin.

la faune et la flore marine, elles, en bouffent, évidemment. à tous les sens du terme. alors elles crèvent. lentement mais sûrement.

 

certains commencent à parler d’aller collecter les déchets comme source de matière première pour des produits… plastiques (what else?).

 

 

y’a des jours comme ça, ou j’irais bien montrer mon affection de la race humaine en allant boucher l’anus des magnats du pétrole et de l’emballage avec du plastique fondu. au moyen-âge, ils faisaient ça avec de la cire. il paraît que les victimes mourraient dans d’atroces souffrances de leur constipation provoquée.

c’est tout ce que ça m’inspire.

et c’est déjà pas mal…

 

 

SF movies: quoi de bon à venir?

mai 28th, 2009 by hockenberry

si je pouvais aller dans le futur pour regarder les films que l’on attend parfois pendant plusieurs années, je passerais mon temps à ça…

 donc je jetais un oeil (rendez-le moi!) et depuis quelques temps, j’ai l’impression que la SF se porte de mieux en mieux à l’écran. surtout la SF "post-apo". depuis des films précurseurs en matière d’effets spéciaux et surtout d’ambiance, genre "28 jours plus tard", "matrix", et "les fils de l’homme" (rhââ, lovely!), les projets ne manquent pas.

je parlais, il y a quelques temps, de "the road", roman de Comac McCarthy, en disant combien je l’avais dévoré. et qu’un film était en production. voici donc pour vous le teaser de ce qui promet d’être un futur monument (sortie en octobre 2009):

 "the road _ trailer"

 

très attendu aussi, la nouvelle trilogie "terminator" avec Christian "fucking" Bale "fuck fuck fucker mother!" dans la peau d’un John Connor à qui on aurait menti à l’insu de son plein gré. bonne raison de recommencer à se taper dessus avec Skynet et autres joyeusetés terminatoresques, et de pas se casser la tête avec le titre. pourtant, ça a l’air bon, même très bon! pourvu que le film soit à la hauteur de la bande-annonce.

 

 

 

dans la famille, il y a aussi l’animation. "walle-e" a bien ouvert la voie. j’ai trouvé sur allocine la bande-annonce d’un film produit par Tim Burton et les frères russkofs Bekmanbetov ("Nightwatch" et "Daywatch)", qui s’avère, en plus d’avoir l’air original, sacrément bien fait, et pas destiné à un public morveux. même si les héros sont des… poupées! le titre: "numéro 9".

à voir ICI !

 

dans le genre "post-apo" avec des gros morceaux de fantasy dedans, il va falloir aller chercher du côté de "la Tour Sombre", qui sera adaptée du roman (en 7 volumes) éponyme du génialissime Stephen King! et produit (voire réalisé) par le non moins génialissime J.J.Abrams et son acolyte Damon Lindelof.

 

un certain nombre de films de SF sont également prévus, pour l’instant à l’état de pré-production (adaptations de classiques, principalement). mais le plus attendu de tous, et certainement le plus original avant longtemps, dont on parle, et parlera encore comme peu de films le font, dont les éloges (de réalisateurs privilégiés amis du réalisateur du film), alors que pas une seule image ou teaser n’a filtré, et qui doit révolutionner rien moins que notre manière de "voir" le cinéma, doit sortir a peu près fin décembre 2009 (date officielle, mais qui pourrait être repoussée).

son réalisateur, c’est James Cameron.

son titre, c’est "Avatar".

et je demande à voir.

les auteurs de SF sont des #@' »|8)~ !!!

mai 23rd, 2009 by hockenberry

marrant comme des fois les situations d’un jour se rejoignent.

il y a quelques jours, sur un forum, on discutait du fait que Barjavel était un odieux réac’ (et qui plus est machiste).

quelque semaines plus tôt, en me parlant d’une émission qu’il avait entendu à la radio, un ami me demandait s’il était vrai que les auteurs de SF (Science-Fiction, pour les profanes) étaient en grande majorité des conservateurs (définition gentillette du mot: " réac’ "). et donc, si c’étaient des gens plus ou moins contre toute forme de progrès allant à l’encontre de certaines valeurs morales modernes (je rajoute "modernes", car les valeurs morales changent d’une époque à une autre).

la question sous-entendue était de savoir si j’étais moi-même réac’ ou quelque chose dans le genre. sans penser à mal, non, mais simplement parce que j’écris moi-même de la SF et que je suis fan du genre. bien sûr, je lis aussi du fantastique, de la fantasy, mais aussi des thrillers, des policiers, des romans d’aventure, de l’horreur, et parfois même, lorsque la crise me prend, des classiques de la littérature classique… bref. mais effectivement, pourquoi suis-je attaché à ce genre?

si je devais le définir avec mes propres mots (je mets donc de côté quelques secondes mon serveau (savant mélange de "serveur" [internet] et de "cerveau")) :

"La SF est un genre de l’imaginaire qui se projette dans le futur par des mises en situations plausibles expliquées par les dernières avancées, découvertes ou projections scientifiques. L’intérêt pour l’auteur est, par une mise en abîme de la société humaine actuelle, ses erreurs passées, et ses aspirations futures, de décrire ce qui pourrait se produire dans un futur plus ou moins proche, tout en faisant prendre conscience au lecteur quelles évolutions bonnes ou mauvaises pourraient prendre corps lors de la mise en place, ou lors de la continuité, de telle ou telle société."

par exemple, on ne compte plus le nombre de romans post-apocalyptiques, encore aujourd’hui, qui racontent par le menu la destruction (ou la possible destruction) de la Terre et de ses habitants par une guerre nucléaire, un virus foudroyant, ou un nuage de gaz toxiques provenant de pets de lapins génétiquement modifiés.

par exemple, dans les spaces-operas récents, il est souvent question de préservation des écosystèmes des exoplanètes. on va même jusqu’à interdire le contact avec les espèces extraterrestres "intelligentes" pour ne pas les "contaminer" avec la technologie humaine.

on a bien vu, chez Dick, les méfaits de l’ingestion de champignons hallucinogènes.

Asimov a prévu avant tout le monde que les intelligences artificielles ne devaient pas être douées de conscience à moins que leurs créateurs veuillent les voir se rebeller.

Huxley et Levin, pour ne citer qu’eux, ont averti des dérives du contrôle des foules, que ce soit par la génétique ou par des substances illicites, abondamment contrôlés par des gouvernements totalitaristes.

qui n’a pas cité au moins une fois, ces dernières années, et souvent sans même avoir lu le bouquin, "1984" ?

la liste pourrait être très longue comme ça. et si je prenais au hasard n’importe quel auteur de SF, d’il y a 1 siècle ou d’aujourd’hui, on trouverait dans son histoire (dans son discours!) quelque chose de fondamentalement réac’. on y trouverait ce message qui dis, en substance: "attention, ou quelque chose, si ce n’est pas tout, risque de nous péter à la gueule!"

ils sont soit écolos purs et durs, soit anti-génétique, soit anti-expansion, soit anti-recherche, soit anti-quelque chose, soit un bon mélange de tout anti-tout. bref. quelque chose qui déplaira fortement à une bonne frange de la population qui voit dans l’Homme et sa Technologie l’avancée irrémédiable et nécessaire vers un épanouissement sociétal et le règlement de tous les problèmes que nous avons pu causer et causeront encore.

donc, ils les verront comme des réac’. des bons croisements entre besancenot et lepen.

pourtant, ils oublient, du moins à mon sens, un aspect fondamental du genre: un mélange subtil entre pessimisme et optimisme. dénoncer des dérives possibles ne veut pas dire que l’on ne veut pas le progrès. sinon, quel intérêt à s’attacher à inventer et décrire dans ses moindres détails un avenir, quel qu’il soit. pourquoi s’emmerder à faire de l’Homme un manipulateur génétique hors-pair si c’est juste pour dire que la vie c’est sacré? pourquoi le faire voyager à travers la galaxie pour lui mettre une manif écolo en travers de son vaisseau? pourquoi lui mettre des bâtons dans les roues tout simplement?

enfin quoi, merde! l’Histoire n’est-elle pas faite que de bonheur et de plénitude? d’épanouissement et de paix? de petits moutons blancs et de fleurs odorantes?

Allons, allons, messieurs dames, dans l’Histoire de l’humanité, l’esclavage n’a jamais eu lieu, les massacres ethniques non plus, les catastrophes écologiques encore moins, les mauvaises gens n’existent pas et n’ont pas de velléités d’enrichissement personnel au détriment de la population, la démocratie existe réellement. De même, personne n’aura l’intention, plus tard, d’exploiter les richesses du système solaire et de la galaxie, que personne n’a prétendu vouloir utiliser de cellules souches humaines pour autre chose que sauver des enfants atteints de maladies orphelines, que nul gouvernement n’a de vues sur un territoire qui ne lui appartient pas en prétextant des siècles de brimades ethniques ou religieuses, etc, etc…

non, rien de tout ça.

d’ailleurs, celui qui penserait le contraire serait bien pessimiste. comme pessimiste, il dirait qu’il a peur de telle ou telle dérive. et pauvre de lui, la démocratie moderne l’accuserait d’être un réac’.

 

pour en revenir à l’objet de la question initiale, je ne pense pas être un réac’. enfin ça dépend des jours. par exemple, il y a des jours ou je suis profondément optimiste. je me dis que peut-être, dans un futur pas si lointain, les Hommes sauront vivre heureux et s’aimeront les uns les autres, qu’ils seront tous égaux en droits, et qu’ils auront sauvé la planète. et chaque soir, avant d’aller se coucher, ils regarderont sans se lasser les épisodes des "bisounours" en buvant un verre d’eau fraîche exempte de produits chimiques, puis s’en iront se coucher sans faire l’amour.

non, n’ayez pas peur.

le futur sera bisounours ou il ne sera pas, parce que l’Homme a du potentiel…

 

 

on va tous mourir!

avril 30th, 2009 by hockenberry

en temps normal, quand on me dit que l’humanité est en danger, je ne suis pas du genre à crier au scandale. je serais même tenté d’approuver des deux mains et des deux pieds, voire même des deux couilles, mais je ne voudrais pas être cochon et choquer le jeune lectorat potentiellement présent.

d’ailleurs, en parlant de cochons, vous aurez remarqué comme nous regardons différemment ces gentilles petites bêtes depuis quelques jours. en même temps, on ne sait jamais trop si elles nous regardent aussi ou si elles sont gênées par leurs paupières et leurs oreilles… bon, bref, donc les cochons ne sont plus nos amis. même que le gouvernement égyptien a décidé de faire abattre l’intégralité des porcs du pays (si ce terme pouvait inclure également les porcs humains, ça nous ferait des vacances!) parce que… et ben parce que… sans raison en fait. simplement que c’est un animal impur et que vouala, les animaux impurs ils doivent pas rester en vie, na!

enfin…

ces salauds de porcs sont à l’origine de quelques dizaines de morts sur la planète (moins qu’un lycéen américain fan de mangas violents, ou qu’un chef de personnel d’une usine renault, ou qu’une bonne vieille prison française, moins encore qu’une banque renflouée qui augmente le taux sur les crédits à ses clients affamés de dettes, et beaucoup moins encore qu’une émission du paf à une heure de grande écoute,…).

"une pandémie! il faut s’y préparer!"

de suite, les grands mots.

et donc les grands remèdes.

on va donc suspendre la création de vaccins annuels pour la grippe humaine "normale" version 2009/2010 (qui au passage fait plusieurs centaines de milliers de morts chaque année dans le monde) pour se lancer dans la fabrication en série de vaccins contre une hypothétique pandémie au H1N1.

tout ça pour sauver des vieux en phase terminale et des nourissons. de toute façon, les vieux coûtent trop cher et les jeunes n’ont pas d’avenir, donc pourquoi s’emmerder? (j’aime juste être un peu horrible, des fois, c’est tout…)

bon je comprends aussi: ça rapporte des sous aux industries pharmaceutiques, ça permet d’oublier un peu la crise économique, et ça ravive aussi la sacrosainte xénophobie à la frontière. les gens se sentent mieux comme ça.

et puis avec la nouvelle loi sarkosy qui demande à ce qu’on mette en prison toute personne portant un masque, on va pouvoir remplir les prisons à leur en faire péter les fondations. ‘tention, donc, si vous voulez vous protéger d’un collègue possiblement malade, à ne pas vous balader avec votre masque de chirurgien près d’une préfecture, d’un commissariat, ou d’un quelconque autre bâtiment public, surtout si des manifs sont prévues.

 

décidément, on ne se refera pas…

 

et puis on s’inquiète d’une pandémie, mais elle est déjà là: la connerie a déjà contaminé plus de 6 milliards d’être humains!

 

 

dépêche AFP de dernière minute: "on a trouvé le responsable!"

on the road again

mars 30th, 2009 by hockenberry

il est des livres qui n’ont pas l’air, comme ça, au premier abord.on ne les voit pas venir. écrits gros. pas de tirets aux dialogues. pasde virgules (quasiment), mais des "et" à l’envie pour les remplacer.

auxpremières lignes, on pourrait se dire que le style est trop simple. onse dit "oui, effectivement, voilà pourquoi il a mérité son prixPullitzer".

c’est sans compter sur la force des mots, la puissancefigurative, les cendres dans le paysage, les poils du scénario, et lesclaques dans ta gueule.

car l’apocalypse a eut lieu !

 

pasune apocalypse de péquenot écoterroriste ou de djihadiste amateur, non.L’Apocalypse! celle en question. dans un monde en poussière, alors queles dernières parcelles de forêts se consument et que les villes sontdévastées, l’homme et son fils luttent pour survivre. ils n’ont pas denom, car ils pourraient être n’importe lequel d’entre nous. ils portentle feu. ils ont faim. et… les autres aussi.

là se pose laquestion de la manière de survivre, et donc du choix de survivre:jusqu’où doit-on (peut-on) aller, une fois qu’il n’y a plus de lois,plus de règles, pour rester en vie? manger, certes, mais quoi? desconserves? oui. mais encore faut-il en trouver. rester des jours et desjours sans manger, en espérant trouver sur son chemin une bicoquedélabrée et abandonnée avec un abri et des boîtes de haricots àl’intérieur. piquer leurs couvertures aux morts. chercher de l’huile etdes briquets ou autres allumettes pour se chauffer et cuire la soupe.entasser tous ses petits trésors dans un caddie déglingué. et tracersur la route. jusqu’à la prochaine étape.

et s’il n’y avait pasd’autres étapes? et si dans les villes, villages, maisons suivantes, iln’y avait rien? parce qu’évidemment vous n’êtes pas le seul à crever ladalle. que feriez-vous?

l’unique balle qui reste dans votre revolver, est-elle pour vous, ou pour votre fils?

ou pour ceux qui veulent le manger?

 

parceque certains ne s’embarrassent pas de choix. parce que la barbarie esthumaine, et qu’en période de disette et de grande catastrophe, l’animalprend le dessus.

rester humain? redevenir un animal? l’homme etson fils ont fait leur choix. qu’en est-il des autres? comment lesavoir? en tant que père, je dois protéger mon fils coûte que coûte. nefaire confiance à personne. mais ne pas devenir un méchant. en tant qu’enfant, j’ai la naïveté decroire en la bonté intrinsèque des hommes. chacun doit avoir sa chance. et s’assurer de faire encore partie des gentils.

"L’idée lui vint qu’il se pourrait même dans l’histoire du monde qu’il yeût plus de ­châtiments que de crimes mais il n’en tirait guère deréconfort."

 

ence sens, et par cette complémentarité père/fils souvent mais rarementaussi bien exploitée en littérature, "la route", de Cormac McCARTHY,est un morceau de choix. à dévorer d’une traite, ou à déguster avec unbon verre de rouge de derrière les fagots.

pas d’indigestion envue (on ne s’en lasse pas), mais peut-être, au détour d’un virage,l’envie de vomir en voyant ce qui cuit sur la broche d’un campabandonné.

âmes sensibles et dépressifs s’abstenir (ou alors, à préconiser comme barbituriques).

et pour moi un très grand roman. un des meilleurs qu’il m’ait été donné de lire, toutes catégories confondues!

 

 

et pour ceux qui veulent du rab avec plein de sauce, le film est sur sa dernière ligne droite, Viggo "Aragorn" Mortensen.

 

 

 

encore un de ces films "pop-corn" ou "kebab-saucisse-poulet-frites".

j’en reprendrai bien une tranche… avec du ketchup, s’il vous plait!