Archive for the ‘lectures/bd/cinema’ Category

demain, les chiens

lundi, octobre 1st, 2007

et ben oui, pourquoi pas d'abord? après tout, ce sont de braves bêtes.

donc, on m'avait dit beaucoup de bien sur ce bouquin de Clifford Simak.

 Il s'agit là d'un recueil de nouvelles (8 contes, en fait) agencés de manière à ne former qu'une seule histoire. celle-ci a pour toile de fond l'émergence du chien au rang d'animal pensant, et dont la civilisation et la philosophie l'a amené, aujourd'hui, à se poser des questions sur une légende dans laquelle il est dit que l'homme a existé, et que cet homme a également permis au chien de parler. des chiens érudits se penchent sur le problème en étudiant les 8 contes qui forment cette légende, depuis l'homme, jusqu'à l'avènement du chien.

je dois dire qu'à la lecture du premier "conte", je trouvais que celui-ci avait plutôt mal vieilli. forcément, lorsque l'on place la chute de la civilisation humaine moderne à la fin du XXème siècle, il faut s'attendre à ce que ceux du XXIème aient quelques réticences. mais ce postulat accepté ou mis de côté, le reste en devient plus fluide. et à mesure que les contes (et les époques) défilent, tout cela s'imbrique parfaitement.

l'homme a quitté les villes. tout lui est accessible. il est entouré de robots et songe dorénanvant à aller sur d'autres planètes. sur mars, il y a les martiens (logique!), et l'un d'eux, Juwain, aurait pu faire avancer la philosophie humaine de plusieurs millénaires à condition d'être sauvé d'une mort certaine. alors un homme va créer une nouvelle race qui développerait une autre conscience, une autre philosophie, pour aider l'homme dans sa quête. Ils avanceraient main dans la patte, homme et chien. et là, le chien se mit à parler. le premier d'entre eux se nommait nathanael. et au fil du temps, ils vont perpétrer l'histoire des hommes et des chiens. mais celle-ci se déformera bien assez tôt.

En effet, avec la volonté de ne pas perturber l'équilibre, de ne pas influencer le chien en le contaminant par la philosophie humaine, les derniers hommes, assistés par jenkins le robot, vont finir par se laisser disparaître. les autres sont des mutants sans avenir, ou sont allés dans les étoiles ou sur jupiter où ils ont trouvé auparavant un paradis . Ils laissent alors les chiens développer leur civilisation, basée sur le rejet de tout crime et l'exploration des mondes parallèles, où vivent les horlas.

 

au final, j'ai trouvé ici un roman d'une extraordinaire richesse, tant inventive qu'émotionnelle, autant drame que comédie. je me suis fait à plusieurs reprise le rapprochement avec les idées de bradbury , son pessimisme et son humanité.  le tout pour aboutir à une oeuvre d'une profondeur exceptionnelle.

 

et sinon, comme je ne fais rien comme tout le monde, mon "conte" préféré du recueil est celui qui se détache le plus de l'histoire principale. il s'intitule "le paradis", et est une pure merveille de SF. un petit bijou.

avis aux amateurs.

 

 

apocalypto: maya rien là?

lundi, septembre 17th, 2007

voilà, j'ai pas pu résister: un passage à la fnac et une visite au rayon dvd plus tard, APOCALYPTO fait désormais partie de ma dévédéthèque privée.

il faut dire que sur grand écran, ce récit d'aventure épique, âpre et violent m'avait transporté et accroché au fauteuil. y'a pas à chier: Gibson, Mel de son prénom, est sacrément doué pour faire de l'andouillette et du boudin noir. et pour peu qu'on aime le coeur bien saignant, on est servi!

ça tue, ça frappe, ça torture, ça éventre et ça décapite à un rythme assez sympathique.

Patte de Jaguar vit une existence idillyque dans une forêt qui lui sert d'abri et de garde-manger. son clan adore les blagues de potache, et sa femme attend un nouvel enfant. que rêver de mieux? pourtant, la situation va vite se dégrader: d'autres clans fuient un ennemi. et celui-ci va arriver dans le village de patte de jaguar pour exterminer la moitié des habitants et livrer l'autre moitié aux prêtres de la cité maya, à quelques jours de marche. là-bas, une civilisation perd pied, abasourdie par la famine et la corruption. là-bas, on arrache des coeurs et on coupe des têtes pour assouvir la terre, les dieux et le peuple. par un miracle (assez prévisible), patte de jaguar va échapper au pire. mais il ne peut rentrer librement chez lui, et va servir de jouet. pourtant il parvient à s'échapper, et s'engage alors une course poursuite, une lutte à mort à travers la forêt, jusque dans les ruines de son village où l'attendent, prisonniers d'un puit, sa femme et son enfant. une lutte à mort pour la vie.

 

mais attention, toute l'histoire ne se résume pas qu'à des scènes de violence. tout comme "la passion", il faut bien prendre en compte que la violence fait partie du contexte, et non pas du prétexte. là où les romains crucifiaient après moult petites joyeuseries rougeâtres, les mayas donnaient des coeurs en pâture aux dieux (et au peuple) pour assouvir la soif (de la terre) et la faim (du peuple). là où les romains se servaient de la torture pour asseoir leur suprématie et supprimer un roi, les prêtres mayas s'en servaient pour manipuler l'opinion. prenez une terre aride qui ne donne plus de nourriture, prenez des gens affamés en attente de la pluie salvatrice ou d'un quelconque miracle, prenez une société décadente et moisie pour la corruption, et vous obtiendrez un massacre auprès des populations avoisinantes.

et regardez comme l'écho de cette histoire résonne à travers les siècles. notre civilisation épanouie et technologique n'est-elle pas prête à tuer pour s'enrichir un peu plus, n'est-on pas près à éliminer d'autres peuples pour conquérir l'eau, ou pourquoi pas de l'or noir? ne nous fait-on pas croire que cela est nécessaire pour notre survie? et ne sommes-nous pas la cause de la disparition des forêts et du changement climatique qui nous portera à notre perte?

la lutte entre le bien et le mal est le sujet dont parle ce film. c'est très manichéen tout ça, et c'est certainement un fait exprès lorsque l'on connait la foi de Gibson. la civilisation est vue ici comme le mal absolu, le vecteur de la corruption et de la violence. ici l'on préfère la vie "new-âge" de patte de jaguar.

et lorsque les premiers conquistadors  débarquent sur une plage d'amérique centrale, c'est une nouvelle civilisation qui en remplace une autre. tout un symbole…

 

bande annonce Apocalypto

 

 

 

 

 

 

 

 

le nom de la rose

mardi, juillet 24th, 2007

non, je ne lis pas que de la SF, et je ne regarde pas que des films de SF (loin s'en faut).

d'ailleurs, l'un de mes films préféré reste et restera "le nom de la rose", magnifiquement réalisé par Jean-Jacques Annaud, et interprété par Sean Connery et Christian Slater (entre autres).

en ce moment je lis peu (ce n'est pas dans mes habitudes), alors j'ai voulu au moins cibler mes lectures. j'en ai profité pour combler un certain vide, et je me suis attaqué, entre deux tomes de "l'aube de la nuit", à la lecture du roman d'Umberto Eco, "le nom de la rose".

pour les incultes, il ne s'agit pas de l'histoire d'un fleuriste amoureux, mais d'un thriller moyen-âgeux et ésotérique. un vieux moine allemand (Adso de Melk) nous raconte un moment de sa jeunesse, alors qu'encore novice, et accompagné de son maître (Guillaume de Baskerville), un moine franciscain d'origine anglaise et ex-inquisiteur, il arriva dans une abbaye du sud des alpes. son maître y avait pour mission de renouer le dialogue entre une délégation franciscaine et des émissaires du pape, alors en froid dans une époque où la venue prochaine de l'antéchrist, annoncée par tous, profitait à la naissance de doctrine et de sectes de plus en plus extrêmes, et où l'inquisition brûlait à tour de bras les réfractaires à la loi papale, pape lui-même taxé d'hérésiarque par les ordres pauvres de la chrétienté (dont les franciscains).

mais l'époque, si elle ne s'avère qu'une trame de fond, est cependant nécessaire à la compréhension des évènements qui arrivèrent dans l'abbaye.

peu avant leur arrivée ici, un moine avait été retrouvé fracassé en bas des murailles du plus grand édifice de l'abbaye, une mystérieuse bibliothèque. Guillaume de Baskerville, précédé d'une image de savant érudit, fut alors recommandé par l'abbé pour enquêter sur ce suicide.

mais lorsque d'autres moines moururent, dans des circonstances qui rappelaient les prémonitions de saint-jean, au son des sept trompettes de l'apocalypse, il s'avéra qu'il s'agissait de meurtres.

des meurtres commis autour de la possession d'un livre étrange et rare, recherché par ces moines dont l'un des vices (outre la sodomie) était de vouloir être trop instruits.

 

"le nom de la rose" est un livre qui parle des livres avant tout, et de ce qu'ils détiennent comme vérité et comme mensonges. il interroge sur la foi aveugle et sur les valeurs du monde. il parle d'une époque en proie au doute et aux flammes des bûchers, des chrétiens hérétiques et des hérétiques chrétiens qui se livrent un conflit théologique, de l'amour, du vice, du rire, et des savoirs anciens cachés pour le "bien" de tous.

que ne ferait-on pas pour garder siennes les connaissances du monde, pour garder le contrôle sur les gens simples, et continuer à leur faire redouter le diable?

mais le diable s'avère être le ver à l'intérieur de la pomme chrétienne. l'antéchrist viendra non pas des hérétiques et des infidèles, mais de ceux-là même qui prétendent détenir la parole divine autour d'une foi jamais effleurée par le doute, et que le rire même est capable de renverser. et c'est ainsi que l'histoire se termine dans les flammes, qui doivent être celles de l'enfer.

dans les toutes dernières pages, Adso s'interroge sur l'essence même du divin, en ces termes: "mais comment peut exister un être nécessaire totalement tissu de possible? quelle différence y a-t-il alors entre Dieu et le chaos originel? affirmer l'omnipotence absolue de Dieu et son absolue disponibilité en regard de ses choix mêmes, n'équivaut-il pas à démontrer que Dieu n'existe pas?" (je vous laisse méditer). ce en quoi la science et le savoir ne survivent que s'ils restent étroitement liés à la foi, car dépendant d'un critère essentiel: la vérité.

 

le fait que j'aie vu auparavant, et plusieurs fois, le film, m'a un peu aidé à la compréhension d'une histoire difficile à lire, au style complexe et érudit, mélangeant l'Histoire à la fiction (pourtant l'auteur prétend avoir tiré son histoire d'un manuscrit, qu'il a perdu, et écrit par ce même Adso de Melk); mélangeant la foi de l'époque à l'émergence (ou la réémergence) des sciences autrefois portées par les philosophes grecs; ou l'amour et le péché de fornication s'entremêlent à une époque où la femme est considérée comme la porteuse du péché originel, une enveloppe renfermant les excréments du démon.  les descriptions fantasmagoriques des lieux de l'abbaye, sur lesquelles on s'éternise, côtoient les énigmes d'une enquête aux multiples rebondissements, entrecoupées de passages en latin, pour en faire un livre hors normes. un pur chef-d'oeuvre. un plaidoyer pour la liberté, le savoir, et l'émancipation de l'Homme.

 

et la rose dans tout ça? il s'agit de l'unique amour d'Adso, une fille de la campagne rencontrée par hasard dans l'abbaye, avec laquelle il commit le péché de fornication, et qui fut arrêtée puis brûlée comme sorcière quelques heures plus tard.

 


 

 

les sorties filmo SF de la rentrée

lundi, juillet 23rd, 2007

quoi de mieux qu'un bon film de SF pour se changer de la lecture des bouquins de SF?

hein? hein?

 

je feuilletais quelques mag ciné récemment, et j'y retrouvais un fim SF français (une fois n'est pas coutume!) plutôt ambitieux, et loin de ce que la production de notre pays plutôt très académique veut bien nous donner à l'habitude (et loin des nanars comme le récent "mystères" à la tv…).

le projet, c'est "dante 01". un nom très intriguant qui met déjà l'eau à la bouche. le pitch: Dante 01 est une prison spatiale qui gravite autour d'une planète hostile, Dante. elle renferme les 6 principaux criminels des systèmes avoisinants, et sur lesquels sont effectuées des expériences.

Alors qu'une mutinerie s'organise autour du psychopathe César, l'arrivée  de St-Goeorges, seul rescapé de son vaisseau, et possédé par une entité extro, va tout changer."

réalisé par Max Caro (co-réalisateur de "la cité des enfants perdus", entre autres), et avec un Lambert Wilson transfiguré, qui s'est donné corps et âme pour son rôle.

le budget minimaliste (8 millions d'euros) n'entache en rien l'ambition du projet. et puis j'aime bien les décors spatiaux à l'ambiance soviétique/guerre-froide. 

malgré l'absence de bande-annonce, j'en salive d'avance. quelques menues photos à se mettre sous la dent tout de même:

 

 

 dante 01, c'est pour le 09 janvier 2008.

 

mais avant 2008, un autre film de SF français (2, est-ce que ça devient une habitude?), avec… Albert Dupontel. ça s'appelle "Chrysalis", et c'est prévu pour le 31 octobre 2007.

 

il s'agira d'une histoire de meurtres en série dans une europe futuriste, avec en toile de fond la manipulation de la mémoire.

je ne sais pas trop à quoi m'attendre, mais en tout cas le teaser à l'américaine est bien foutu!

teaser

la SF française reprendrait-elle du poil de la bête?

 

côté US, qu'y a-t-il?

pour commencer, le très attendu "I am legend", tiré du roman éponymement génial de Richard Matheson, avec Will Smith.

je ne vais pas revenir sur ce livre que tout le monde ici doit avoir lu (et si vous ne l'avez pas fait, honte à vous! ;-p ).

le dernier homme sur Terre n'est pas seul. il est une légende. pourquoi? parce que la norme est définie par le nombre.

         teaser 

 

 "I am legend", ce sera le 19 décembre 2007, pour les fêtes de noël.

 

il y a pourtant  encore plus attendu, alors qu'on n'en parle que très peu. vous en aurez un aperçu en début de séance de "ratatouille", si vous allez voir ce dernier. car oui, c'est le pixar de 2008 qui s'annonce, prévu en sortie US pour juin (2008, donc).

"Il", c'est WALL-E. un petit robot éboueur/compacteur, qui évolue sur une Terre dépotoir depuis 700 ans… seul. et il rêve d'un ailleurs, d'aller dans les étoiles.

le traitement de l'histoire s'annonce original et plutôt peu commun pour un film d'animation, avec la première 1/2 heure qui sera… sans aucun dialogue. sa bouille et sa voix de pareidolie sont craquantes, et si le film s'avère aussi intéressant que le pitch, alors moi j'attends l'été 2008 avec impatience!

en attend, un teaser pas vraiment habituel, présentant le parcours de pixar, jusqu'à WALL-E.

le complexe du chimpanzé

jeudi, juillet 5th, 2007

… être le sujet d'une expérience que l'on ne maîtrise pas.

 

"ce complexe est un phénomène qui a été observé pour la première fois chez les chimpanzés ayant servi de cobayes pour les vols spatiaux.

Les chimpanzés sont suffisamment intelligents pour comprendre qu'ils sont les sujets d'une expérience qu'ils ne maîtrisent pas. le stress causé par cette dichotomie entre capacité de comprendre la situation et incapacité à la gérer peut vraiment vous faire péter les plombs."

 

"Paradoxe"  est le premier tome de la future trilogie "Le complexe du chimpanzé". 

2035, Hélène Freeman est appelée par la NASA pour enquêter sur deux hommes, repêchés à bord de leur capsule spatiale dans l'océan. ils prétendraient être Neil Armstrong et Buzz Aldrin.

la révélation sera un choc.

partagée entre sa fille et son désir d'espace, Hélène Freeman partira en quête de réponses à ce paradoxe, d'abord vers la Lune, puis vers Mars. 

 

on a là une bd de SF/anticipation de tout premier ordre, avec un dessin efficace et un scénario qui fait rêver. certes, les deux prochains tomes ne sont pas encore sorti, mais j'ai confiance étant donné la nature du premier tome qui me fait vraiment saliver d'impatience!

qu'est-il arrivé aux deux astronautes? les expéditions appolo étaient-elle vraiment ce que l'on en disait? et quel rapport une soi-disant expédition russe  vers mars qui aurait eu lieu à la même époque?

 

pour ma part j'attends la suite, et je ne saurais que vous conseiller la lecture de cette excellente bd!

 

 

 

Mystères et boule de gomme

jeudi, juin 21st, 2007

j'avoue, j'avoue, j'ai commencé à regarder la "grande série", la "superbe série", la "magnifique et terrible et fantastique série" de l'été de téhèfouane, hier soir, alias "Mystères".

faut me comprendre: l'idée de départ avait tout pour me plaire! des crop-circles et des enlèvements extraterrestres au milieu d'expériences militaires (en plus dans le cadre sympathique de la provence), c'était juteux. ça criait: "sylvestre! syyyyyyyyylvestre! youhouuuuuuu!". alors moi, comme un con, j'ai regardé.

première scène: un avion entre dans une zone de turbulences alors que la météo avait prévu "beau temps". le pilote fonce dedans avec allégresse, sans chercher à prendre de l'altitude (ce que ferait normalement tout pilote digne de ce nom). ça commence à secouer sévère, et l'avion finit par tomber. "je ne le contrôle plus, on tombe!" (dixit le pilote, inquiet mais quand même pas trop face au fait qu'il va mourir dans moins de 2 minutes). dans l'avion, on prie et on crie. gros plan sur le nez de l'avion  à la verticale, et fondu.

deuxième scène: bon pas grand chose à dire. Laure découvre avec plein de gens un "dessin dans un champ de maïs" (alias crop-circle), patati patata, elle se fait observer par un gars louche, elle se fait loucher par un photographe pas discret pour un sou (et qui photographie tout le monde au lieu de photographier par terre, ce qui normalement devrait attirer l'attention des gens, mais non).

 troisième scène: bon j'aime bien "banana split", mais lio vaut pas un clou comme actrice.

quatrième scène (ou cinquième, ou sixième je sais plus): Laure se fait agresser par le gars louche (pas par le photographe, qui travaille lui pour le père de Laure, général de l'armée). elle réussit à lui échapper et téléphone à son paternelle qu'il vienne l'aider. débarquent donc 2 hummers remplis de treillis et de famas pour aider la jeune femme. le gars louche a disparu.

 septième scène: non, je crois que je vais arrêter le massacre.

cela dit les deux premiers épisodes étaient rigolos. 

 

il y a un problème avec la fiction française. pas forcément la science-fiction (car les scénaristes pour la tv française n'ont jamais compris ce mot), mais la fiction tout court: les scénarii sont toujours les mêmes, ça n'a ni queue ni tête, et c'est mal joué.

les scénarii sont toujours les mêmes: jeune femme issue de famille riche ou très importante (ou les deux) qui débarque après des années d'absence. un frère et une belle-mère jaloux. une belle-soeur aimable et un petit garçon qui va se faire enlever (mais là y'a même pas de suspens car le petit garçon est déjà au courant!). plein de gens de son entourage meurent ou disparaissent. un cadre sympathique (ici, la provence). des gens "normaux" qui mènent une enquête avec la police. on devine toujours à l'avance que les méchants sont les gentils, et que les gentils sont les méchants (vive le suspens et l'imagination). etc… etc…

ça n'a ni queue ni tête: il est où le cucul, elle est où la tétête? ben… heu… attend… depuis quand les pilotes ne savent pas piloter? depuis quand  ton père débarque avec toute la base pour t'aider? depuis quand la police laisse les civils faire son boulot à sa place? depuis quand les "enquêteurs" devinent des trucs que le scénariste n'a même pas essayé d'expliquer, à savoir qu'un gars qui a disparu depuis 10 ans va tenter d'enlever un petit garçon dans un marché aujourd'hui-même ? depuis quand, lorsque tu réchappes d'un crash inévitable, et alors que ton avion flotte dans un bain de lumière, tu ne regardes pas par le hublot pour savoir ce qu'il se passe et tu préfères sourire béatement à l'hôtesse? depuis quand le paradoxe de Fermi est-il une théorie scientifique digne de ce nom et non un simple argument sceptico-sceptique? etc… etc…

 c'est mal joué: gros plan sur la personne qui a l'air super étonnée, ou inquiète. "qu'est-ce qu'il y a?"; "non, rien".  ma mère a disparu depuis 10 ans, pourtant je trouve une photo récente d'elle sur le net, je la montre à mon paternel: "c'est maman"; "mais non". Lio actrice, je rigole. la plupart des acteurs ne sont pas crédibles et surjouent ou sont complètement à côté de leur rôle. "ma petite fille, si je t'ai menti, c'est pour ton bien." "elle avait un chéri. oh pardon, t'étais pas au courant? oups!" "sa mère était malade, tenez d'ailleurs je vous donne son dossier psychiatrique, mais lui dites pas, hein!" etc… etc…

 

à force de vouloir ménager les auditeurs fantastico-sceptiques, presque tout ce qui a trait au fantastique ou à la SF en France devient un navet jonglant entre le cartésianisme à tout prix et le fantastique grand-guignolesque. ça en devient affligeant. 

bref, ils prétendaient s'être hissés au niveau des séries américaines telles que "4400" ou "lost". mon cul! il faut d'abord changer de scénaristes et d'acteurs. 

quant au suspens, il est tué dès le départ: je sais moi, que Igueugueu est une extraterrestre et qu'elle est déjà parmi nous (sisi, elle joue dans la série!).

malgré tout, quand j'ai commencé à regarder un truc, je ne peux pas m'empêcher de regarder jusqu'à la fin. j'espère toujours que quelque chose de bien peut surgir. je crois que je ne serais pas déçu, car il ne peut sortir que du rire.

 

prestigieux

samedi, juin 9th, 2007

il est des films qui laissent des traces. "memento" était de ceux-là.

quelques années plus tard, Christopher Nolan, le réalisateur, a récidivé en adaptant au cinéma "Le Prestige", du roman éponyme de Christopher Priest.

dans l'angleterre victorienne, les magiciens étaient adulés comme des rock-star. deux d'entre eux, parmis les meilleurs de leur génération, rivalisent d'ingéniosité pour attirer les foules, d'abord en tandem, puis seuls à la suite d'un accident.

ils se disputent, le public, l'art, et une femme.

 

Christopher Nolan nous avait déjà habitué avec "memento" à l'histoire non-linéaire au possible, et aux intrigues à tiroirs. ici, on passe tour à tour au passé des deux magiciens, au présent ou l'un d'entre eux essaient de déchiffrer le journal du second qui est emprisonné et condamné à mort. on va à la découverte des dessous des tours de passe-passe, des systèmes mécaniques ingénieux à d'autres qui semblent relever de la véritable magie.

avec Hugh Jackman et Christian Bale, qui se disputent la belle Scarlett Johansson, et un excellent David Bowie dans le rôle du physicien Tesla, pour une histoire superbe aux accents fantastiques.

 

Le Prestige est sorti cette semaine en dvd. et pour ceux qui n'aiment pas les films, il y a aussi le livre.

 

 

are you happy (feet) ?

mercredi, juin 6th, 2007

rhaaaaâââaaa!

ilébôooooo!

idansbieeeeeeeeen!

*cri semblable à celui d'une groupie en rut*

 

nan sans dec', j'essaie de me contenir, mais c'est dur.

"happy feet", l'un des meilleurs films d'animation (à mon goût) sort aujourd'hui en dvd. sur grand écran, j'avais trouvé ce film d'une granditude à tomber par terre (et à rester le cul collé sur la banquise).

des paysages tellement grandioses qu'on les croirait naturels, des blizzards décoiffants (oui oui, on sait, j'aime la météo pour ses phénomènes extrêmes), la glace, la banquise, servent de décor à une histoire pas manchot pour deux sous.

à la suite d'un "accident de couveuse", le petit manchot Mumble devient inapte au chant. en effet, doué d'une voix de casserole, son avenir en tant que futur père de famille est mal engagé, puisque le chant d'amour est plus que nécessaire pour former des couples. il chante peut-être mal, mais par contre qu'est-ce qu'il danse bien des claquettes!!!

présenté comme ça, le début peu paraître un doux dessin nanimé pour les nenfants, mais le film tient sur un scénario qui va beaucoup plus loin que ce prétexte à de superbes scènes chorégraphiées de claquettes avec des milliers de manchots dans des décors désolés. plus loin. vers l'infini et au-delà (comment ça, c'est emprunté?).

chose qui ne paraît pas dans les teaser… 

les claquettes servent de fond pour une histoire humaniste à la trame écologiste engagée (mais pas extrémiste). ici, les humains sont des aliens qui enlèvent les mouettes. ils sont des dieux invisibles (ou presque) qui laissent des traces de leur passage, sous la forme d'emballages plastiques, de stations abandonnées, d'épaves métalliques aux allures de monstres des anciens temps. ils sont également la cause de l'affammement des colonies de manchots, pêchant à outrance la pouascaille du coin. alors un jour, Mumble, incompris de ses pairs, dans une société en proie à l'aveuglement et à l'obscurantisme, va partir à la recherche des aliens pour leur expliquer qu'ils peuvent coexister avec les manchots.

 

un film de claquette à consonnance biblique sur fond d'écologie. ou l'inverse. voilà comment je définis "happy feet". à la croisée des "10 commandements" et de "rencontre du 3ème type", avec un zest de "grease"… et le mélange, contre toute attente, a pris!

en plus on se marre avec les petits manchots "latinos" rencontrés par Mumble, et il y a des scènes d'anthologie. 

je sais, c'est pas objectif. enfin, si. enfin, non…

 

pour ceux qui ne l'ont pas vu, n'hésitez plus!

teaser