Archive for the ‘lectures/bd/cinema’ Category

i am lost

lundi, février 4th, 2008

CA Y EEEEEEEEEEST! CA Y EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEST! CA VIENT DE COMMENCER!

comment ça: "mais quoi?"

mais LOST, bien entendu! z'êtes fous ou quoi? vous suivez pas LOST? mais tout le monde sait que la saison 4 de LOST a repris bordel! sans déconner! 

 

donc voilà. épisode 1 visionné ce matin entre 01h et 02h…

et j'en ressors avec plus d'interrogations que de réponses. car en fait on n'y apprend pas grand chose de plus, mis à part 1 information essentielle (mais que vous aurez déjà eu l'occasion d'apprendre en arpentant les sites dédiés). et un passage vaut vraiment le coût (mais bon, je vais pas mettre de spoilers ici, hein, à vous de voir).

bref, pas de spectaculaire (ou rarement) ici, mais une entrée en matière qui joue avec les nerfs des lamentables accrocs comme moi en mal de réponses (bon, j'ai bien quelques idées, étant donné que la série repose sur un scénario tordu mais "potentiellement rationnel", et que j'aime les scénarii tordus mais explicables. non, je vous dirais rien. non même en échange de quelques milliers d'euros. quelques millions? attendez, je réfléchis…).

 vivement l'épisode 2 donc (et vivement la fin de la grève des scénaristes hollywoodiens, à moins d'aimer aussi les saisons coupées en 2 (8 premiers épisodes en février/mars et 8 derniers en septembre/octobre)).

 

et sinon, en attendant, si on est en mal de spectaculaire et de J.J.ABRAHAMS, il y a toujours CLOVERFIELD qui sort mercredi! gniark gniark!

            

rhâ lovely!!! 

brume

mardi, janvier 15th, 2008

une des meilleures nouvelles filmiques de ce début d'année (du moins pour moi parce que je n'étais pas au courant avant… eh j'ai pas des yeux partout!), c'est la sortie le 27 février prochain de "the mist", alias "brume", de la novella éponyme de l'illustre Stephen King (maître S.K. pour les zintimes).

pour ceux qui connaissent pas, le pitch n'est pas très compliqué: un brouillard épais se lève un jour sur une petite bourgade du maine (ben oui, c'est toujours là-bas parce que le maître habite là-bas), avec plein de monstres préhistoriques à l'intérieur. on suit l'histoire d'un petit groupe de gens barricadés dans un supermarché, qui cherchent à se protéger puis à s'enfuir.

frissons garantis, car avec S.K., les pires ne sont pas les monstres de l'extérieur, mais ceux de l'intérieur…

 c'était ma première nouvelle (enfin plutôt novella, comme je l'ai dit) de S.K. dans ma jeunesse (naon, je suis pas vieux. pas encore.), dans le recueil du même nom.

qui s'y colle aux fourneaux? frank Darabont, celui de "les évadés" et "la ligne verte" (du même S.K.), plutôt habitué aux films d'horreur.

la bande-annonce, ici:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18785025&cfilm=122632.html 

 

et puisque j'en suis là, je viens juste de m'apercevoir que le même frank Darabont allait se coller aussi à une nouvelle adaptation de "Farenheit 451" !! (Ray! Rayyyyyyyy! Cool)

Grande nouvelle!!

bon avec tom hanks, je sais pas si c'est une bonne nouvelle. faut voir.

 

 

 

putain, sinon, vivement le 06 février et "cloverfield" (*se ronge les ongles jusqu'au coude*). ça a l'air bon!

WALL-E (nouveau teaser)

vendredi, décembre 21st, 2007

j'avais déjà parlé du prochain pixar dans un précédent post. voici le nouveau teaser, et il me donne encore plus envie!

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=24170442 

je ne suis plus une légende

jeudi, décembre 20th, 2007

je suis allé voir le film "je suis une légende", hier.

 que dire?

bon, je vais commencer par être gentil: c'est un très bon film. une histoire plutôt bien menée, des effets très bien foutus, et un will smith intéressant dans les moments de délires parano de Robert Neville, un berger allemand attachant (ouais, je sais).  il y a de bons moments d'action, notamment une chasse à l'antilope à coups de GT500 dans les rues de new-york transformées en savane. un bon flip aussi lorsque l'on rencontre les enragés pour la première fois.

mais voilà: des enragés.

ont-ils seulement lu le bouquin de Matheson? ou ont-ils trop lorgné sur "28 days later"? parce que là y'a un souci. des gens contaminés par un virus de type "rage", ça fait un peu copié/collé du film précité…

car là où "je suis une légende" pèche, c'est là où il ne ressemble pas du tout au bouquin. c'est-à-dire… du début à la fin

exit les chasses aux vampires pendant la journée et le siège de la maison de Neville la nuit. exit les masturbations intellectuelles du seul survivant afin de ne pas se masturber tout court. Robert Neville est ici un ex-général de l'armée US qui tente de trouver un vaccin au virus. et la femme… la femme… bref: rien à voir! et la légende… la légende… rhâââ! mais pourquoi avoir démoli l'histoire originale à ce point! PUTAIN !!!!

sans dec!

toute l'ambiance distillée par Matheson disparait ici. certes, il y a une autre ambiance, bien flippante par moments, mais le message d'origine, bien subtil, s'est retrouvé… comment dire? ben il est plus là. tout simplement. une légende? mais quelle légende? légende mon cul! il n'est pas une légende pour les hommes, il est une légende pour les vampires (les vampires, pas les enragés!), bordel! c'était pas compliqué à comprendre et à retranscrire sur pellicule, quand même?!

 

bref.

ceci dit, j'ai passé un bon moment (sisi, c'est vraiment vrai). sauf que j'étais un peu énervé à la fin. parce que ça ne devait pas se terminer comme ça.

et ça, c'est TRES dommage. 

 

je n'aurais donc qu'un conseil à donner (ou plutôt 2):

– si vous n'avez jamais lu "je suis une légende", de Matheson, et que ce genre de film vous branche, vous allez adorer. mais LISEZ LE LIVRE ENSUITE! il est 10 fois mieux!

– si vous avez déjà lu "je suis une légende", ne vous attendez pas à une retranscription fidèle ou vous allez être horriblement déçu! si vous y allez dans cette optique, vous aurez envie de flinguer le scénariste. allez-y plutôt en vous disant que c'est juste un film de zombies de plus, qui lorgne beaucoup sur "28 days later".

festival international de la bd à ajaccio

jeudi, novembre 29th, 2007

juste un petit post aujourd'hui pour dire qu'il y a un autre moyen de découvrir la corse que par le côté plage et farniente: les festivals.

ce week-end, c'est ajaccio qui s'y colle avec le festival international de la BD!

 45 auteurs sont invités: auteurs

 voilà le programme: programme

 

et voilà l'affiche: 

 

 

vous préférez en version corse?

 

sunshine make me crazy

dimanche, novembre 25th, 2007

ayé, il est arrivé par la poste. tout bô, tout chô, tout brillant. le dvd de "sunshine" (de Danny Boyle), of course. comme d'hab, pas moyen de résister à l'achat d'un film qui m'a emballé au ciné. et je me suis réembarqué ce dimanche à bord de l'Icarus II, avec les autres membres d'équipage, pour aller rallumer le soleil.

un soleil malade, moribond, qui a plongé la terre dans l'hiver. pour sauver l'humanité, un seul moyen: créer une étoile DANS l'étoile. un physicien (Cillian Murphy, nouvelle égérie de Danny Boyle depuis "28 days later") a créé LA bombe. une superbombe, placée à l'avant d'un vaisseau interplanétaire, et qu'une poignée d'hommes et de femmes doit conduire à bon port. Une première mission, Icarus I, avait déjà été envoyée, mais a disparue 7 ans plus tôt sans aboutir. et v'là t'y pas qu'en cours de route, ils captent un signal de détresse en provenance d'Icarus I.

 d'un choix découleront les évènements qui suivront.

 

évidemment, sans choix, pas de film. ou plutôt: pas le même. car même si le scenario conte (compte) les déboires de l'équipage à partir du moment où ils décident de récupérer la bombe de l'Icarus I, il s'attarde aussi, et surtout, sur la psychologie de cet équipage.

à commencer, dès l'entrée du film, par la psychologie du… psychologue. seul dans une salle d'observation, il regarde le soleil filtré à 2% de sa luminosité totale. fasciné. alors il demande à l'ordinateur de bord d'augmenter à 3%. l'image devient vite saturée d'un jaune éclatant. le psy prendra sa dose de cancer régulièrement, jusqu'à s'en retrouver à peler, complètement cuit par les UV.

ça donne le ton.

si le psy est déjà timbré, qu'en est-il du reste de l'équipage? je vais couper court à toute réflexion: ils sont tous fous. à leur manière et à des degrés divers, mais la vie en huis clos et en communauté étroite a une sérieuse tendance à déconnecter les neurones. une folle d'oxygène; un fou suicidaire; un fou de dieu; et surtout des fous de lumière, à l'instar du capitaine Kaneda qui préfère se laisser crâmer par le vent solaire afin de voir (VOIR) le soleil plutôt que se mettre à l'abri, à l'ombre. on sent la fascination qu'exerce notre astre mourant sur des humains en manque. comme une drogue pour des junkies. jusqu'où la folie peut-elle mener? jusqu'où peut-elle nous permettre de survivre? saviez-vous que dans un espace clos, 80% de toute poussière était d'origine humaine? poussière tu retourneras poussière. mais grille un peu avant. grille tes yeux. grille ta peau. grille ton cerveau. crâme de joie et brûle d'impatience. et bats-toi avec le cinquième passager en te demandant si telle est la volonté du très haut, où si tout ceci n'est qu'un vent brûlant de folie. teinté de jaune. INONDE DE LUMIERE. plonge à la surface du soleil. volontairement. et fait tout sauter.

 

avec sunshine, Alex Garland (le scenariste) et Danny Boyle (le réalisateur) ont voulu taper fort en matière de SF. on sent les influences: "sunshine" a de fortes ressemblances avec "2001" et avec "Alien".

les images sont magnifiques. la bande son envoûtante. et le soleil. mon dieu, le soleil! magnifique! ma-gni-fique!

Icarus II?

"oui?"

Pleine lumière, please.

"4% de la lumière totale serait déjà irréversible pour vos rétines."

M'en fou(t): j'ai mes ray ban. Pleine lumière.


 

 

 

 

UN MESSAGE DE LA LIGUE DES DERMATOLOGUES:

"le soleil, c'est pas bon pour la peau"

nova

dimanche, novembre 11th, 2007

lu cet aprem une bd que j'avais acheté il y a un mois ou deux (j'ai des trucs qui trainent comme ça, des fois…).

l'histoire se présente comme une uchronie antique. Elle se déroule dans une ville de l'époque romaine, sauf que la religion est basée sur les machines. le grand prêtre est déguisé en Darth Vader, et les zilotes sont des robots. on vénère l'Aurore (aucune réponse n'est encore apportée sur ce symbole dans le premier opus), et elle est régie par des lois, dont celle de ne pas construire de machines (cela étant réservé aux Dieux). le châtiment est la crucifiction jusqu'à ce que mort s'ensuive, même s'il s'agit du fils du grand prêtre. ce dernier n'a aucun état d'âme: il ne fait qu'appliquer la loi. même lorsque sa fille va honorer le corps de son frère, celui-ci la fait arrêter. Mais alors qu'elle devait devenir la nouvelle Reine-Mère (contre son gré), un groupe de résistants, munis d'une technologie mécanoïde toute relative échoue dans une tentative d'attentat. la Reine-Mère s'enfuit et se retrouve avec les rebelles…

 

"NOVA; Le châtiment de l'Aurore" est le premier tome d'une nouvelle série BD de SF.

 

improbable croisement entre Alix et Star Wars, la sauce prend pourtant très bien, avec un scénario et des dialogues bien construits, et un dessin de qualité.

où et quand se déroule l'histoire? qui sont les Dieux? que sont ces robots, et pourquoi le grand prêtre est-il ainsi? quelles étaient ces machines désormais déchêts dans une décharge interdite? qu'est-ce que l'Aurore qui brille à l'horizon? et pourquoi est-il interdit de prendre la mer?

telles sont les questions que l'on se pose à la fin de cet opus. vivement la suite! 

DANTE 01

dimanche, novembre 4th, 2007

la SF française revient!

après chrysalis sorti sur les écrans cette semaine, voici venue la première bande annonce du très attendu (au moins par moi! lol) DANTE 01 (dont j'    avais déjà dis quelques mots dans un précédent post).

un film réalisé par Marc Caro, et un scenario écrit par Pierre Bordage:

"

Dante 01, prison spatiale, dérive dans l'atmosphère suffocante de Dante, planète hostile, son seul horizon. À l'intérieur, six des plus dangereux criminels des mondes environnants servent de cobayes à d'obscures expériences.
Une résistance s'organise autour de César, psychopathe manipulateur. Mais son autorité se voit remise en cause par l'arrivée de St Georges, mystérieux détenu, possédé par une force secrète, qu'il apprendra à maîtriser pour faire face à l'hostilité de ses co-détenus, et les libérer de l'attraction maléfique de Dante.

"

Une Bande Annonce qui promet!

 

 

le plus humain des psychopathes

dimanche, octobre 21st, 2007

j'ai découvert récemment une série du nom de "dexter". la première saison avait été diffusée sur C+. la deuxième vient de commencer aux US.

je la dévore. c'est bien saignant. manque que des frites, mais la BO aux accents latinos accompagne excellemment.

cette série, c'est exactement ce que l'on ne sait pas faire en france: osé mais vrai (je me comprends).

 

celle-ci met en scène un serial-killer, prénommé Dexter (d'où le titre… haha), qui sévit en Floride. sauf que là où on pourrait s'attendre à une simple série policière sans originalité, elle explose le genre: le serial-killer est le héros, et il travaille pour la police en tant qu'analyste des coulées de sang. et ce tueur en question tue, bien entendu, mais pas n'importe qui. il tue… des tueurs. des gens qui n'ont jamais été punis pour leurs crimes.

vous me direz: une justice punitive peut se tromper. mais tel n'est pas le cas. Dexter suit le "code Harry" (regardez et vous comprendrez). il ne tue que s'il a toutes les preuves nécessaires culpabilisant sa victime. il collectionne ensuite une goutte de leur sang, et jette les corps à la mer.

dans la première saison, entre deux exécutions, Dexter court après un autre serial-killer: the ice-truck killer. un mec qui vide ses victimes de leur sang, les découpe en morceau, et les conserve dans une chambre froide avant de les déposer en paquets cadeaux dans des lieux publics. 

je n'en dirais pas plus pour ne pas gâcher les surprises.

mais en regardant cette série, je me suis posé une question. certainement que c'était la volonté du créateur de "dexter" d'ailleurs. car pour qu'une série marche, il faut que le spectateur puisse s'identifier au héros. comment faire lorsque le "héros" est un serial-killer?

et bien, Dexter m'a paru (et me paraît toujours) plus humain que n'importe qui. sincère, prévoyant, avec ses petits problèmes conjugaux (oui, il a une copine), etc…

et lorsqu'il se retrouve en danger, ou sur le point d'être découvert, mon coeur bat. il ne doit pas se faire arrêter. on doit le laisser. il doit poursuivre son oeuvre. il doit continuer à punir les VRAIS psychopathes. et je ne rêve que d'une chose: que les gens le comprennent et l'acclament pour ce qu'il fait.

et du coup je m'inquiète.

 

suis-je moi-même sociopathe? 

 

 

 

jouvence

dimanche, octobre 7th, 2007

une petite cure d'Alain LeBussy, en ce dimanche ensoleillé, pour se replonger dans un petit bain de SF francophone et rajeunissante (arf).

la deuxième novella des éditions Griffe d'Encre se démarque totalement de la première (en même temps, c'est mieux, hein, au moins on s'ennuie pas!). là où "Metropolitain" nous donnait faim, "Jouvence" nous donne soif (sisi, c'est pas des conneries…). une bonne eau bien fraîche.

car cette eau manque horriblement dans ce désert où se sont écrasés Ava,  Edomaï et Rolwa, suite à un accident de leur vaisseau. Ava en était la commandante. Elle n'est plus que navigatrice. Edomaï, lui, marche en avant, cherchant désespérément un but, puis une simple occupation. Alors il s'interroge: agit-il selon sa volonté propre? les spatiandres, ces combinaisons évoluées et semi-conscientes, n'auraient-elles pas d'autres objectifs? quelles sont les raisons qui les poussent à marcher? et vers quoi? alors que nul d'entre eux ne s'est jamais vu, et qu'ils se trouvent obligés de coopérer, les conditionnements de soldat de Edomaï le poussent à s'interroger, et à rêver…

si les premières pages sont un peu lentes à amener l'intrigue, la deuxième partie, plus consistante, se révèle une très intéressante traversée du désert, philosophique et humaine, aux fortes résonnances bibliques. le mythe d'Eden revisité, telle pourrait être la définition de ce "Jouvence" à la sauce LeBussy.

alors si vous aussi, vous voulez rêver d'Ava et d'une bonne gorgée d'eau fraîche, cette novella intimiste est pour vous: