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klaatu barada nikto

mardi, décembre 23rd, 2008

"le jour ou la terre ne s’arrêta pas vraiment tout à fait enfin presque". vu hier. m’est-avis que je devrais télécharger voir film original pour me faire une idée de la réussite de ce remake avec klaatu reeves.

en tout cas, le résultat est plus que sympa. pas de surenchère d’effets spéciaux, de l’action dosée, et un lot de questions sur la nature humaine.

nature humaine qui a été le sujet de discussion entre ma copine et moi à la sortie du ciné.

 

ma première réaction: "j’aurais été Klaatu, je ne serais pas revenu sur ma décision, et j’aurais détruit toute trace de vie humaine".

bon, je reconnais, j’y vais un peu fort, mais c’est mon faible. je suis du sud, c’est pas pour rien. mais bon. quand même.

là-dessus, j’appuie ma décision: "comment Klaatu peut-il être certain que l’espèce humaine va comprendre le message, et surtout avoir la volonté de réparer ses erreurs et de repartir sur de bons rails, en respectant la Terre et les autres espèces qui la composent?"

parce que évidemment, il y a des humains, comme le gosse du film, qui finissent pas prendre de bonnes décisions, en apprenant de leurs erreurs. mais on ne parle bien là que d’individus isolés.

évidemment, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais force est de constater que le Q.I. moyen d’un groupe est égal au Q.I. de l’individu possédant le plus faible. ou pas loin.

bon, là encore je suis méchant. je sais.

alors je formule différemment.

 

depuis la première espèce apparue sur Terre, l’instinct de survie prime par dessus tout. tu as la volonté de survivre, alors tu peux survivre. tu n’as pas la volonté, alors crève. parce que c’est comme ça. parce que la nature est cruelle.

l’instinct de survie se réparti grosso merdo en 2 catégories: la malice et le bourrinage. malice qui n’est apparue que tard dans l’histoire de l’évolution. le bourrinage étant dès le  départ une valeur sûre: gnnnh, gnnh! taper! boum! huhu!

je vois d’ici les sourires… mais en réfléchissant 2 secondes, on se rend vite compte que le besoin primaire de chaque espèce, c’est de manger et de se reproduire. pas besoin de réfléchir pour ça. on prend ce qui passe. et si ça résiste, on force. va dire à un amibe: "mon bon, point de violence, nous sommes ici en monde civilisé, et je ne tolèrerai point tant de cruauté vile et infecte qui ne sied point à notre rang". déjà, elle te regardes zarbi (si elle a des yeux) et quoi qu’il en soit, elle te bouffe quand même (oui, mon exemple, c’était avec une bactérie de la même taille que toi…).

ce que je veux dire par là, c’est que face à la violence naturelle, ou la faim (peu importe comment on l’appelle), la raison l’emporte rarement. la violence est souvent du meilleur effet pour se défendre, car évidemment on ne peut pas tuer son adversaire avec ses lunettes ou avec le dernier exemplaire de "cerveau et psycho" (à moins de s’appeler Chuck Norris). d’ailleurs, ne dit-on pas: "on ne doit pas frapper quelqu’un avec des lunettes: une batte de base-ball est plus efficace!" ?

ceci étant assimilé, on doit bien se rendre compte que, l’évolution n’étant que le produit de la meilleure réussite, les gènes de la violence et de l’avidité (celle qui donne envie de survivre) ont de longs jours devant eux, car ils sont extrêmement bien diffusés à travers la planète, dans toutes les espèces (et donc chez l’Homme). la malice est plus souvent le fait d’individus isolés, ou de petits groupes, rarement d’une civilisation toute entière (qui peut très bien avoir un malin à sa tête, mais chacun a une fin…).

l’Homo sapiens est certes doté d’un gros cerveau, que d’aucuns imaginent qu’ils les rendent intelligents, mais son malheur dans cette histoire, c’est que ce cerveau n’est pas encore assez gros. il reste encore trop d’instincts "primitifs". et en y regardant bien, la plupart des inventions humaines se basent sur la survie, et cette survie est basée sur la violence. le feu (on parle souvent de découverte, mais créer le feu avec ses mains tiens bien de l’invention) étant passé par là, plus moyen de s’en séparer. il n’a pas été recréé pour cuire les aliments, mais pour éloigner les fauves ou les ennemis. avant d’inventer la roue, on a taillé la pierre, le bois ou les os, pour en faire des armes ou des outils permettant de produire d’autres armes. puis vinrent les armes à feu (étonnant qu’on n’y ait pas pensé avant…). la majorité des nouvelles technologies ont d’abord été créées pour le bénéfice de l’armée, et ça n’est pas prêt de changer. les jeux? du cirque…  les écrits? récits de chasse, d’abord, puis de conquêtes ensuite. à côté du "Dialogue" ou des "droits de l’Homme" figure "Mein kampf" (succès littéraire). les religions, païennes ou nouvelles? de quoi maintenir la foule en laisse, pour mieux la lacher ensuite.

un jour, peut-être, dans les siècles des siècles de l’évolution, homo sapiens passera à un stade supérieur, qui le dotera d’une conscience de l’autre et du tout, pour lui permettre de survivre tout en respectant ce qui l’entoure. il y a quelques dizaines de milliers d’années, Homo sapiens a probablement fini d’exterminer (une question de survie…) la seule espèce qui pouvait prétendre parvenir plus rapidement à ce stade, car déjà dotée d’une certaine empathie: Homo neanderthalensis.

un jour peut-être.

en l’occurence, on en est loin.

et donc, en suivant le raisonnement de Klaatu ("si la Terre meure, vous mourrez! si vous mourrez, la Terre survit"), et en la connaissance actuelle des foules, je ne croirais pas au subit "changement de mode de vie" ou "changement cognitif" (ou quelque chose comme ça) imploré à la fin du film. non, je n’y croirais pas. car au bord du gouffre, on y est. et pourtant, les oeillères perdurent. chacun croit en "l’extradordianire capacité de l’intellect humain à surmonter toute  crise". mouais. un jour peut-être. en attendant, c’est la crise qui va nous péter à la gueule. si des individus isolés, doués de ce formidable intellect, et capables de retourner les foules dans la direction opposée du gouffre existent, qu’attendent-ils? des petits groupes, alors? oui mais, le Q.I. d’un groupe… vous connaissez la fin de la phrase.

je crois qu’en l’état actuel, nous arrivons au sommet de notre civilisation, et qu’à moins d’un miracle, le franchissement dévoilera un précipice, ou tout au moins une pente brutale. on finira certainement par en sortir. mais la Terre aura un autre visage.

et si c’est ce visage que Klaatu souhaitait sauvegarder, alors il n’aurait pas du revenir sur sa décision.

et s’il se trompe, et bien… l’erreur n’est pas qu’humaine!

 

 

et bien quoi, je suis pessimiste, et alors? …

ciné King: « the mist », et bientôt…

dimanche, septembre 7th, 2008

Vu il y a quelques temps déjà le film "the mist", tiré de la nouvelle éponyme du maître de l’horreur, j’ai nommé "the King" (non, pas Elvis!).

Frank Darabont, déjà réalisateur des "évadés" (adapté de "Rita Hayworth ou la rédemption de Shawshank", dans le recueil "différentes saisons"), et de "la ligne verte" (roman du même nom), commençait à nous habituer aux adaptations d’après les oeuvres de Stephen King. il a récidivé cette année avec "the mist" (alias "brume").

Si l’on quitte ici l’univers carcéral, on reste dans un huis clos, en l’occurence un… supermarché, propice aux rencontres avec de nombreuses facettes phsycologiques de l’humanité.

Après une violente tempête, une brume descend de la montagne et englouti une petite ville du Maine (cher à ce cher Stephen). Les quelques habitants qui se trouvent à l’intérieur du supermarché de la ville se trouvent contraints d’y rester alors que la brume semble cacher de monstrueuses (et affamées) créatures.

Certes, le pitch semble assez simpliste dans le genre, mais là ou excelle Stephen (et ou Darabont le suis sans se poser de questions, ou plutôt en nous en posant plein) c’est l’analyse de la psyché humaine. Loin d’être le meilleur abri pour tous, le supermarché regorge de monstres humains.

"- vous n’avez pas beaucoup foi en l’humanité.

– non, je n’en ai aucune en effet!

– mais l’humain est bon, par nature. et honnête. notre monde est civilisé.

– Tant que les machines fonctionnent et qu’on a accès aux services d’urgence, peut-être. mais enlevez ça du jour au lendemain, plongez la population dans le noir, foutez luir une trouille incroyable, abolissez toutes les lois, et vous verrez si ce n’est pas la bête qui ressort."

alors lorsqu’on mélange aliénation et religion malsaine avec une peur sans nom, on obtient un cocktail meurtrier à côté duquel tous les monstres des univers vous semblent plus fréquentables.

seul changement notable avec la nouvelle: la fin. la toute fin. la dernière minute. une minute qui, rajoutée à l’histoire originale, décuple sa force, et nous pose finalement la question essentielle: que peut-on avoir fait pour mériter ça? le Dieu que l’on a rejeté avec force pour échapper à ses brebis enragées n’est-il pas, en fin de compte, une entité toute de cruauté et de malice? 

 

je saute du coq à l’âne, ou peut-être pas. car au tout début du film, on voit le héros de l’histoire, dessinateur pour un studio à Hollywood, mettre la dernière main à la pâte d’une affiche qui n’a pour sujet (du moins si l’on connaît l’oeuvre de King) rien moins que "la Tout Sombre".

au début je m’étais dis: "oh, Darabont connait bien cette oeuvre, et il veut faire un clin d’oeil à la "jupiter du système solaire S.K.!""

et bien je viens de tomber sur un article, dans allocine, traitant de la possible adaptation cinéma des 7 tomes de "La Tour Sombre", avec pour producteur l’un des scénaristes et producteurs actuels de "Lost" (que Stephen King adore): Damon Lindelof ! le projet est prévu pour démarre courant 2010, et Lindelof voudrait que chaque tome fasse l’objet d’un film (c’est la mode aujourd’hui, à Hollywood).

de la balle, moi je vous dis! 

 

 

 

 

voaaaaaali!

dimanche, août 17th, 2008

je me doute bien que tout a été dit ou presque sur le dernier né des PIXAR, mais je ne pouvais pas ne pas en parler. au moins pour dire combien je l’ai aimé.

cette petite boîte de conserve surmontée d’une paire de jumelle est d’une simplicité extrême, mais elle atteint des sommets dans l’animation. d’un point de vue visuel, pixar démontre encore, s’il n’était besoin, sa suprématie en terme d’imagerie de synthèse, de fluidité d’animation, et surtout d’imagination, d’inventivité, d’humour. et c’est pas rien. dans la jungle des films animés actuels, se démarquer est une marque de fabrique de leur part. et ça, rien que pour nos yeux.

les références sont toujours aussi nombreuses, et ici "2001 l’odyssée de l’espace" (notamment avec l’ordinateur de bord de l’Axiom, ressemblant étrangement à HAL) prend une place de première importance. peut-être parce que "2001" voyait pour l’Homme un grand avenir, et qu’ici c’est tout le contraire. cependant, l’espoir subsite lorsque le capitaine de l’Axiom réapprend à marcher (oui!) sous les notes grandioses de "Ainsi parlait zarathoustra".

côté histoire, je ne pouvais également pas rester insensible à ce que vit Wall-E. d’abord voué à lui-même, solitaire (avec pour seul compagnon un petit cafard!) sur une Terre désertée par les hommes qui ont laissé derrière eux une poubelle sans nom, Wall-E supporte à lui seul toute la misère surconsommative de la société humaine actuelle et des générations qui vont lui succéder. Wall-E, c’est notre enfant, celui qui va hériter de notre laisser-aller, de notre jemenfoutisme, et de notre lâcheté. c’est celui qui va prendre sur lui de nettoyer tout notre bordel, compactant, rangeant, triant, récupérant les déchêts, et sauvegarder lorsqu’il le peut la moindre parcelle de vie et de végétation

Wall-E, c’est l’enfant qui va réveiller les anciennes générations, prostrées sur elles-mêmes et sur leur confort-tout-loisirs, et va les libérer de leur gangue de merde et d’aveuglement.

Wall-E, ça devrait être nous.

 

une ligne d’Hancock

mercredi, juillet 16th, 2008

vous en avez marre des superhéros trop supers pour être honnêtes? passez au super… sans plomb!

Hancock (comme les pneus, et comme le gouverneur du massachussets signataire de la déclaration d’indépendance des états-unis d’amérique) laisse des traces sur le macadam. et plus généralement en ville. dans les immeubles. dans la rue. sur les bagnoles. dans les journaux.  dès qu’il sauve quelqu’un, il ne peut pas s’empêcher de faire des dégâts (et pas qu’un peu!). tel un Hulk trop vert, un batman submergé de jokers, un spiderman sans fil, ou superman sans son slip, Hancock est un incompris.

alors il boit, il insulte les mémés, tripote les nanas, et fout des taloches aux sales mioches (et accessoirement aux méchants). et ses déboires sont balancés sur youtube.

et plus il sauve de gens, plus il fait de dégâts, et plus les gens le détestent. il voudrait pourtant bien leur coller la tête dans le cul de leur voisin, mais il se retient!

jusqu’au jour où quelqu’un qu’il a sauvé décide de le coatcher en remerciement.

 et là…

 

non, pas plus, ce serait gacher les surprises!

 

 

voici le premier bon film de l’été. un héros super, une bonne grosse dose d’humour, et un intrigue bien trouvée. les scènes d’actions s’enchaînent, et l’on ne s’ennuie pas. on regrettera peut-être que le filon n’ait pas été plus exploité, surtout dans la deuxième moitié du film. quelques flashs-backs, par exemple, sur la vie antérieure d’hancock n’auraient pas été de trop, à mon avis, et auraient pu donner lieu à des scènes très intéressantes.

dommage, car "hancock", super-héros révolutionnaire, aurait pu faire passer son statut de très bon film à celui de film culte.

 

Lost, c’est bien de la SF! (SPOILERS!)

mardi, juin 3rd, 2008

attention: spoilers!

lasaison 4 vient de s’achever aux USA. et cette série déjà culte viredésormais au mythique (voire au mythologique, d’ailleurs).

richeen rebondissements (on le savait déjà), elle a pris cette saison unedimension supplémentaire qui, chose étrange, m’a semblé apparaîtreaprès la fameuse grève des scénaristes (comme quoi, peut-être, "trop descénaristes tue le scénario"). si les poursuites et les gunfightsenjunglés sont toujours d’actualité, les "flashforwards" (il n’y adésormais pratiquement plus de "flashbacks"), notamment ceux avec Ben,apportent une ambiance pur "thriller".

au début on est un peu paumés. ça c’est déjà produit? ou bien ça va se produire? et puis on s’habitue. on y prend goût même.

 

cettesaison, si elle apporte énormément de réponses (qui a retrouvé le monde"normal" en plus de Kate et Jack que l’on avait laissé dans un finalseason 3 éblouissant), on se pose encore plus de questions. et on serappelle ce que l’on imaginait déjà, il y tellement tellement longtemps(que dis-je, il y a une éternité!) lors de la première et de ladeuxième saison. 

tout d’abord avec cette interrogation que l’on se pose en début de saison: sont-ils tous morts, finalement?

évidemment non. ça aurait été grotesque. mais on se prête à y croire, car l’on nous y force!

etfinalement on se dit que Hurley n’est peut-être pas si fou. il croitvoir des gens qui n’existent pas? il voit même des morts? et alors? lesmédiums aussi… n’est-ce pas mon cher Miles?

ce qui nousamène à cette question? qui est Jacob? apparemment, pas unehallucination, mais un esprit. on ne le revoit pas cette saison(dommage), mais d’autres le remplacent. remember your father, Jack…

donc,le médium. et aussi le physicien, Daniel Faraday (excellent JeremieDavis, que pour ma part j’avais découvert dans "il faut sauver lesoldat ryan"). et le physicien, il physie quoi? ah… le temps etl’espace! quel passe-temps! (mouarf). avec Desmond en constante deFaraday (j’adore).

le missile qui arrive avec 3/4 d’heure de retard… les caps qui déconnent… et l’île qui… pfuiit.

passée où? je pense qu’elle est toujours là (mais pas maintenant). nul doute qu’on le saura dès le début de la saison 5.

 

impossible? n’importe quoi?

que nenni.

rappelez-vousles paroles de J.J.ABRAHAMS lors des deux premières saisons, qui pouraider un peu les fans fous furieux pris de délires ("ils sont morts enfait", "mais non, ils rêvent", "que dalle, on fait des expériences sureux", "pfff, vous comprenez rien, c’est juste une série amerloque",…)leur avait apporté les indices les plus importants qui soient (à peuprès dans ces termes là): "TOUT, ET ABSOLUMENT TOUT DANS "LOST", ESTEXPLICABLE SCIENTIFIQUEMENT. ILS NE SONT PAS MORTS. ILS SONT BIEN SURL’ÎLE. ET TOUT SE DEROULE REELLEMENT."

à partir de là, plus de doutes permis.

aux USA, la parapsychologie est une science.

etaux USA comme ailleurs, on étudie l’astrophysique et la physiquequantique, dans l’espoir de trouver aujourd’hui la technologie dedemain. 

évidemment, en france, lambda a une conception de lascience et du "tout scientifiquement explicable" assez restreinte. çase sent d’ailleurs aussi dans notre littérature et dans notrefilmographie. peu de fantastique. encore moins de SF (parce que c’estn’importe quoi).

et pourtant.

LOST, C’EST DE LA SF!

 

j’irais même plus loin. c’est de la SF MYTHOLOGIQUE.

pourquoi?

cette hypothèse a déjà été avancée lors de la deuxième saison, il me semble, et aujourd’hui, je crois qu’elle prend corps:

 rappelez-vousles écrits en "égyptien" dans le bunker. et surtout, rappelez-vous lesallusions à Gilgamesh (la plus ancienne légende de l’histoire del’humanité!) qui gagna l’immortalité après un déluge (dont la bibles’inspire…). et qui avons-nous? un Richard immortel… (ben ouais. oualors c’est qu’il vieillit bien), chose dont on se doutait déjà un peudans la saison 3. rappelez-vous aussi cette statute ruinée, ce pied à 4orteils (oui!) en fin de deuxième saison. et enfin, ces "rouages" etces runes anciennes au fin fond du fond de l’île, de même que ses propriétés exceptionnelles…

il apparaît,vu sous cette angle, que l’on est doit être en présence des vestigesd’une ancienne civilisation, Mû (ou l’Atlantide côté océan Pacifique).il est probable que les gens qui vivent sur l’île, qui luttent contreles "ennemis" venus de l’extérieur, souhaitent en fait empêcher que lesanciennes technologies (rien n’est "magique" ou "surnaturel") ne soientexploitées par des "bad guys", tous ces gens mal intentionnés quihantent le monde moderne. d’ailleurs Ben le dit: "we are the goodguys!". (bon c’est vrai, il a un système d’alarme assez bien développépour l’aider à imposer son point de vue (à mi-chemin entre le chien decombat et le nuage d’orage…), qui a mon avis est constitué denanorobots et mu par les propriétés magnétiques de l’île).

 

Locke l’avait dit: ce n’est pas qu’une île. elle est spéciale. et elle veut quelque chose.

ànous, spectateurs, elle veut dire qu’avec le sens théâtral, et debonnes connaissances en sciences (toutes les sciences!) et enmythologie, on peut faire une série mythique.

j’attends maintenant avec impatience la saison 5 (la série devrait prendre fin à la saison 7, je crois).

mais d’ores et déjà, j’ai envie de dire merci. merci monsieur Abrahams.

les crânes de cristal (made in Spielberg and E.T.s)

jeudi, mai 15th, 2008

enfin un peu de sérieux dans ce monde de brutes.

"Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal" est l’un des films les plus attendus de l’année (et c’est peu dire, parce que ça fait des années qu’on l’attend…). et vous avez certainement tous (ou presque) vu (plus ou moins) les teasers et autres bandes-annonces. il sort dans 1 semaine. et sera même projeté en avant première au festival de cannes (berk).

bref.

 

j’ai lancé un pari sur ce qu’il va se passer à la fin (ou vers la fin) du film. je me plante peut-être royalement, mais bon… c’est l’jeu ma pauv’ lucette!

avant tout, pour comprendre mon raisonnement, il faut revenir à la légende du crâne de cristal. ou plutôt des crânes de cristal. 

mouais. je pense que pas mal de gens sur fantasyblog doivent connaître, mais ça ne fait jamais de mal de rappeler:

donc il existe une légende maya (et pas que maya d’ailleurs, car beaucoup de peuples amérindiens en parlent) selon laquelle 13 crânes humain en cristal seraient répartis à la surface du globe terrestre. ceux-ci devraient être réunis le 21 décembre 2012 (c’est précis et pour cause:), date de la fin du calendrier maya (le calendrier maya est à… rebours). cela fait, ils délivreront un message qui ouvrira l’esprit de l’humanité. 

évidemment, cette légende à été reprise par tous les mouvements new-âge de la planète, et tous les représentants de cette mouvance attendent avec fébrilité la fin du monde annoncée pour entrer dans une nouvelle ère bisounours avec plein de petits lapins blancs et des fleurs partout mystique!

évidemment aussi, les cartésiens de tous poils se sont empressés de démontrer que les quelques crânes que l’on connaît déjà sont des faux. ou du moins qu’ils n’ont pas été fabriqués par les mayas (et donc ne datent pas de l’époque précolombienne).

 

oui, parce que ces crânes existent vraiment…!

il paraîtrait même qu’ils parlent et qu’ils chantent. 

comme je disais, certains ont fait l’objet d’études sérieuses. il en ressort que ces crânes en cristal de silicium (le matériau le plus dur après le diamant, donc extrêment compliqué à tailler) représentent des crânes féminins anatomiquement parfaitement représentés (tous les os (et il y a en a beaucoup dans un crâne) sont détaillés)  et en deux parties amovibles (le crâne proprement dit avec la mâchoire supérieur, et la mâchoire inférieure qui s’emboite dedans). ils auraient des propriétés sur la lumière assez particulière (je passe les détails). le cristal de silicium est également le matériau utilisé dans nos ordinateurs pour stocker la mémoire (l’hypothèse de pas mal de gens et de scientifiques qui se sont penchés sur la question est que ces crânes seraient en fait des sortes d’ordinateurs antiques, ce qui expliquerait entre autres pourquoi ils parlent et ils chantent). problème: vu la dureté du matériau, il aurait fallut des centaines d’années au mayas pour tailler et polir des crânes aussi détaillés… de plus, on a retrouvé sur certains des traces d’oxyde de fer et de meule. les mayas ne connaissant pas le fer ni les meules de joailler, on en a conclut que ces crânes avaient été fabriqués plus récemment, et étaient donc des faux (au détail près que si quelqu’un essayait d’en reproduire un à l’identique, il ne pourrait pas y arriver en l’état actuel de nos moyens technologiques!).

sauf que…

selon la légende, ce ne sont pas les mayas qui les ont fabriqués. Ils les détiennent Itzas. Qui les détiennent eux mêmes des… Atlantes.

Vous avez bien lu. l’Atlantide fait partie intégrante de la mythologie maya (le mythe des atlantes est universel, au même titre que celui du déluge). Il existe même un "temple des atlantes" à Tula. Ils font partie de cette mythologie de même que les autres "antiques civilisations technologiques" : Lémurie, Mu, et Mieyhun. et toujours selon la légende maya, ces civilisations auraient acquis la connaissance grâce à un peuple venu de… l’espace.

 

ahaaaaaaaaaa!

c’est la que je voulais en venir! gniark! gniark! (rire sadique).

voyons voir un peu la filmo de notre cher Spielberg:

– rencontres du 3ème type (1978)

– E.T. l’extraterrestre (1982)

– Intelligence Artificielle (2001) (y’a des zitis à la fin).

– la guerre des mondes (2005)

sur ses 25 longs-métrages, 4 ont comme sujet principal, ou contiennent, des extraterrestres (ce qui fait quand même 16%, pour ceux qui aiment les chiffres).

et l’un de ses prochains films à venir, "interstellar", devrait également en contenir.

alors pour un réalisateur comme lui, qui a l’air d’aimer ça (moi aussi d’ailleurs), et qui se penche sur le sujet des crânes de cristal, je pense qu’il aura trouvé le moyen de nous mettre des zitis dans le film.

 

et donc mon pari est le suivant: "on verra des extraterrestres, ou des humains venus de l’espace, dans les dernières scènes de "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal""!

voilà.

 

et si je perds, ben je posterai une photo de moi à poil (histoire de faire monter le buzz).

^^ 

 

Zhang Xiao-Yu dedications

lundi, mars 31st, 2008

ces 4 derniers jours se tenait le XVème festival de la BD à Bastia. étaient invités une panoplie d’auteurs et dessinateurs, dont un groupe de chinois.

j’y ai découvert un jeune dessinateur dont le style, quoique proche du manga, m’a franchement plus. sauf que là-bas, c’est pas des mangas, c’est des manhua (au moins j’aurais appris un truc).  ce type-là, aux cheveux teints en roux, il a passé la journée du dimanche à dessiner des dédicaces, pas parce qu’on l’y obligeait, mais pour le plaisir. et des grands dédicaces s’il vous plaît.

le gars étant plutôt orienté SF (il a mis en pages une nouvelle d’Isaac Asimov), du coup j’ai acheté deux de ses romans-graphiques qui me tentaient bien, et avec mon anglais approximatif je lui ai demandé de me les dédicacer.

 

 

la classe, non? 

ce mec-là, il s’appelle Zhang Xiao-Yu, et je vous en reparlerais lorsque j’aurais lu ces deux bouquins. 

chasseurs de dragons

dimanche, mars 30th, 2008

vu hier "chasseurs de dragons".

ça avait l’air tentant, avec un pitch intéressant, et pour changer un peu de disney, pixar et dreamworks, c’était une animation française.

 et côté animation, je n’ai pas été déçu: décors et mouvements très bien rendus. on se laisse porter par cette contrée imaginaire. bon, quand même, je sais pas ce qu’ils ont dans ce type de fantasy à vouloir à tout prix ignorer les lois de la physique en faisant des mondes faits d’îles volantes ignorantes de la gravité, alors que cette même gravité existe pour le reste…  mais bref, c’est sympa aussi.

donc je disais, côté animation, pas de déception.

 voilà.

bon, je vous laisse.

 

quoi?

ah, le scenario?

quel scenario?

non, c’est pas que j’ai oublié de parler du scenario: c’est qu’il n’y en a pas… ou presque. il doit tenir en deux pages… ou presque. j’ai cherché les fameux "scenario brillant et plein de rebondissements", ainsi que "l’humour décapant" lu sur certaines critiques presse. en vain. oh, il y a bien deux ou trois idées bien venues, mais ça manque tellement de consistance, tout ça!

niveaux personnages, entre un  Gwizdo (doublé par Timsit… argh!) qui ne sert à rien d’autre que râler, une petite Zoé qui ne sert à rien d’autre que crier (et fort, en plus!), et un espèce de petit dragon-chien pisseur de feu qui ne sert à rien d’autre que… pisser du feu (et accessoirement manger des saucisses ou dire "zigouigoui"), il n’y a bien que Lian-Chu qui est attachant, bien que convenu lui aussi (la tragique histoire du petit fermier dont les parents ont brûlé en même temps que le village).

Le tout avec un humour qui s’adresse aux enfants de 6 ans, mais pas beaucoup plus. alors que tant d’autres animations savent maintenant s’adresser aux adultes grâce à une double "lecture" du film et un humour réellement décapant…

 

un fim donc, à réserver aux enfants. les autres s’ennuieront.

 

mais bon, si vous aimez les petites fleurs bleues et les lapins blancs qui volent en faisant des coeurs avec leurs oreilles, vous aimerez.

pour ma part, j’ai trouvé que c’était du gâchis!

 

WALL-E (encore!)

dimanche, mars 16th, 2008

je ne m’en lasse pas!

une nouvelle bande-annonce, en français cette fois-ci:

WALL-E

 

on commence à en savoir un peu plus sur l’intrigue de ce futur pixar. 

champ de trèfles

mercredi, février 13th, 2008

un champ de trèfles à 4 feuilles, carrément.

cloverfield est tout simplement énorme.

ça faisait longtemps qu’on (que je) attendait un film de ce type (J.J.ABRAHAMS). un film qui vous fait oublier que vous regardez une fiction.

alors on va nous dire: "ouiiiiiii, y’avait déjà le projet blair witch qui avait fait ça". certes. bref. je ne parle pas d’une fiction qui vous fait toujours croire que vous êtes dans une fiction. je vous parle d’un documentaire comme ont pu le faire Jules et Gédéon NAUDET, lors des attentats du 11 septembre. si vous avez vu ce documentaire des deux frangins qui au départ filmaient le quotidien d’une caserne de pompiers new yorkais et qui se sont retrouvés dans les tours au moment où tout s’effondrait, vous commencez à comprendre de quoi je parle.

cloverfield est comme ça: un documentaire!

le sujet? un monstre d’une centaine de mètres de haut qui attaque Manhattan. l’idée n’est pas neuve, mais c’est bien la façon dont est traité le sujet qui fait tout son intérêt. et malgré une mise en bouche un peu longue (mais drôle), on se retrouve vite aux prises avec les évènements que vivent ce petit groupe de fêtards. que dis-je: VOUS les vivez! vous ressentez l’angoisse, la peur, le choc, les interrogations que peuvent ressentir tous témoins d’un drame comme celui là.  comme on avait ressenti le poids des tours s’effondrer et des corps des victimes tomber de 400m de haut dans le documentaires des deux frangins français.

il y a d’ailleurs des réminiscences de ce documentaire dans le scénario même du film, notamment lors des premières scènes de l’attaque, alors qu’un gratte-ciel s’effondre non loin des protagonistes.

 

un parti prit en oblige également d’autres: ce témoignage direct (propriété du gouvernement) n’apporte pas de réponse sur ce qu’est cette chose ni d’où elle vient. des hypothèses, seulement (suivez les buzz, aussi). on se demande même un moment si l’on va voir le monstre en entier (et sans la caméra qui bouge dans tous les sens).

à vrai dire, je n’aurais pas été contre un peu plus de réponses, mais c’est peut-être mieux comme ça.

 

un seul défaut à mes yeux: les mouvements de caméra parfois à la limite du vomitif. mais un reportage prit sur le vif, c’est comme ça…!