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Avatar que j’aimais

dimanche, décembre 27th, 2009

Il y a des campagnes marketting rondement menées pour annoncer un produit extraordinaire qui est en fait totalement ordinaire. Il y a des campagnes marketting qui en font beaucoup trop pour pas grand chose. En général, les gens plongent à pieds joints dedans, pour en ressortir déçus.

Ensuite il y a les buzzs (qui sont en fait des campagnes marketting virales, ou pas loin). Et on nous en gave comme les oies et les canards avant les fêtes.

 Enfin, il y a la réalité.

Et quand la réalité s’avère être au moins aussi bien que ce que l’on nous promettait, le Pape lui même pourrait y laisser des plumes. Tiens, d’ailleurs, Benoit XVI a été agressé le soir de Noël par une folle récidiviste.

Mais alors? Qu’en était-il d’ "AVATAR"?

 

En un mot? EXTRAORDINAIRE

En deux mots? UNE CLAQUE!

En trois mots? TOUT SIMPLEMENT SUBLIME!

En quatre mots? ENORME, MAGNIFIQUE, SUPERBE, MAGIQUE!

En cinq mots? IL ME TROUE LE CUL!

En six… non j’arrête.

 

On nous avait annoncé un changement drastique dans l’ère du cinéma (tographe), et pour une fois c’est le cas. On parle là des images de synthèses et de la 3D, dont nous ne voyons plus les raccords mal foutus comme avant. On parle là de l’imagination qui n’a désormais plus de limites dans sa réalisation portée sur grand écran.

Et d’ailleurs, sans imagination, Avatar n’est rien. Car il est vrai que le scénario conçu par James Cameron, s’il ne brille pas par ses rebondissements que l’on peut voir venir comme le train à l’horizon, se révèle dans la conception du monde qui entoure les protagonistes, à savoir la planète Pandora. C’est un documentaire scientifique fiction à lui tout seul, ce qui donne toute sa force au film, ce de quoi il tire toute sa quintessence. Un film univers! Duquel on pourrait sortir des centaines d’histoires tant il est riche!

On retrouve dans Avatar les préoccupations de son auteur, tant les fonds marins (sublime végétation et superbes animaux phosporescents), que le propos écologique (honte à ceux qui n’ont jamais vu la version longue d’ "ABYSS" !). Et si Cameron s’attarde tant sur la description de ce monde, c’est parce que ce monde EST la trame. Un monde conçu dans une logique digne de l’évolution elle-même, et dans lequel la préservation de l’environnement prend tout son sens.

Je ne vais pas spoiler pour les malheureux qui n’ont pas encore chaussé leurs lunettes 3D, mais on se prend à aimer Pandora, à souhaiter qu’elle existe, et à s’y connecter comme le fond les Navis. On y projette notre propre monde, la Terre, et l’on y saisit alors tout ce que cette Terre pourrait nous donner si nous n’y étions pas attachés que par la spéculation et l’exploitation pour l’appât du gain. Pandora est notre monde. Et nous étions des Navis. Nous sommes devenus aujourd’hui des Hommes.

Comme le disent les peuples primitifs de la Terre, nous sommes "ceux qui prennent". Peuples primitifs que représentent les Navis, comme une revanche des indiens contre les colons américains, ou comme une revanche de n’importe quel peuple que les grandes puissances de ce monde ont voulu asservir pour se servir. et contre le capitalisme. on retrouve d’ailleurs dans les paroles du général de l’armée le discours de G.W.Bush; des références à l’Irak; des références au 11 septembre;…

et tout ça dans une fable à la confluence de la SF et de la fantasy portée par Hollywood. Comme quoi… on peut combattre le mal avec ses propres armes.

 

Une vraie révolution. à tous les sens du terme.