Archive for août, 2009

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lundi, août 24th, 2009

un p’tit post juste pour faire partager le teaser de ce film évènement qui s’annonce comme une claque cinématographique.

 

vivement décembre !

laisse pas traîner tes fringes !

mardi, août 18th, 2009

l’empereur des geeks a encore frappé!

j’aurais pourtant attendu la fin de la diffusion française de Fringe, et ce afin d’éviter les spoilers, pour en parler. si malgré ça certains n’ont pas encore vu la saison en entier ou comptent s’y mettre, qu’ils reviennent sur cette page plus tard, car les spoilers seront nombreux.

 

Fringe, donc. quel nom étrange. pour les ignards (oui, c’est gratuit!) le terme désigne ce qui est marginal. par extension, les "fringes sciences" sont ce qu’on appelerait en France les pseudo-sciences (ex: paranormal, extraterrestres,…), tout ce qui touche à des domaines ou les connaissances n’en sont qu’à leur balbutiement (ex: physique quantique, manipulations génétiques (à un stade avancé) et cryptozoologie,…) voire encore du domaine de la SF (ex: téléportation, univers parallèles, psychokynésie…).

les premiers spectateurs de Fringe l’auront classé directement comme copie de la défunte "x-files". certains l’auront d’ailleurs laissée tomber trop rapidement pour ça, déçus que "ça ne soit pas mieux". ils auront eu tort. et le tort tue.

parce que Fringe, ça tue sa race, comme disent les jeunes (je sais, y’a mieux comme accroche commerciale, mais bon…).

si effectivement ça commence comme des enquêtes de x-files, avec les "petits gris" en moins, on se prend vite à réaliser que c’est bien plus que ça. je dirais même plus: on n’a encore rien vu!

et je me prends à penser, au vu de la première saison et de son final pour le moins atypique (mais digne d’un J.J.Abrams à son meilleur niveau) que celle-ci n’était qu’un prologue. une immense mise en matière, afin d’amener petit à petit le spectateur à accepter ce qui va suivre.

 

 

parce qu’ici, les fringes sciences ne sont pas qu’un prétexte à une série d’enquête au préalable sans rapport les unes aux autres. les différentes affaires auxquelles Olivia (l’héroïne) et ses coéquipiers, assistée du professeur foldingue Walter Bishop (croustillamment interprété par John Noble!) et de son fils Peter, sont le prélude à quelque chose de plus grand : la singularité technologique.

singularité qui, selon les fondateurs du mouvement ZFT, devenu entre-temps un groupe bioterroriste, aboutirait à une guerre. et le but de ZFT est de préparer l’humanité à cette guerre, en faisant de la Terre un laboratoire d’expérimentation géant.

mais… une guerre contre qui, au fait?

bien que cela ne soit pas implicite jusqu’à la fin de la saison, des détails disséminés dans les épisodes, ainsi que le dernier épisode tout entier, nous préparent à accepter l’évidence qui devrait être le fond de la seconde saison. la production de "soldats" sur les enfants 20 ans plus tôt (dont notre chère Olivia); les visions de cette même Olivia; les "délires" de Walter Bishop (notamment ou l’on voit son double lors de son deuxième séjour à l’asile, double qui a priori ne serait en rien un délire); la tombe avec un petit Peter de 7 ans à l’intérieur, alors qu’il y en a un de 30 ans tout frais et pimpan que son père est probablement allé chercher dans le second univers après le décès de celui-ci; le fait que le fondateur de ZFT se cache dans ce même second univers.

d’ailleurs, qu’en est-il vraiment de William Bell (et ancien associé de Walter Bishop), fondateur de ZFT et de Massive Dynamics ( la multinationale à la base de quasiment toutes les "inventions" de ZFT). Walter nous dit qu’il avait inventé un moyen de passer d’un monde à l’autre. s’il se cache dans "là-bas", c’est qu’il est en danger "ici". pourtant, "là-bas", il devrait y avoir son double, ce qui serait certainement plus dangereux. donc…? ou est le William Bell de "là-bas" ?

idem pour Walter. son "délire schysophrénique" dans l’asile ne serait il pas tout simplement le Walter Bishop de "là-bas", venu dans l’idée de récupérer son rejeton volé par le Walter d’ "ici" ?

la guerre, en elle-même, se préparerait-elle entre l’humanité "ici" et l’humanité "là-bas"? car comment ne pas réagir contre quelqu’un (même s’il s’agit d’un autre "vous-même")  qui viendrait dans l’idée de vous piquer tout ce que vous avez, parce qu’il avait les mêmes (ou presque) à la maison mais qu’il les a perdus?

d’ailleurs, les facéties d’Abrams et des scénaristes, avec leurs "clins d’oeil" à Star Trek ne sont pas là par hasard. en effet on a d’un côté le rédacteur d’une revue dénonçant les complots, se disant être le fils de Sarek (donc qu’il est Spock, pour ceux qui ne connaissent pas Star Trek), qui déclare que les romuliens vont revenir dans le passé pour changer l’Histoire (ça fait au passage une jolie pub au dernier film d’Abrams, mais c’est là l’intelligence du truc!), et de l’autre William Bell, fondateur de ZFT, incarné par Leonard Nimoy, alias… Spock!). sous les dessous de cette succession de pubs virales semble se cacher des indices sous formes de métaphores, indiquant tout en n’en ayant pas l’air que la guerre aura bienlieu entre les deux humanités parralèles incarnées par… "Spock", l’un revenant d’un univers parallèle pour changer l’Histoire.

 

quant à l’observateur, apparemment pas seul, comme ces enfants chauves doués d’une empathie hors norme, je parierais qu’il a été (qu’ils ont été) engagés par la CIA (un agent de la CIA essaye de récupérer l’enfant) ou un département "fringe" de la CIA pour prédire les évènements et mieux les préparer à la future invasion. le fait que Walter connaisse le monsieur-chauve n’est pas anodin en soi, puisque Walter a travaillé à plusieurs reprises (avant d’être interné) pour le gouvernement américain.

 

 

alors bien sûr, il y a des petites failles, ou des petites facilités, dans le raisonnement de fond de la série. mais pour peu que l’on "ouvre son esprit à d’autres possiblités" (pour paraphraser Walter Bishop), celle-ci promet d’être grandiose, et de jeter au placard les Mulder et autres Scully.

 

et puis rien que pour le jeu de John Noble (j’ai déjà dit qu’il était génial?), cette série est incontournable!

Hiroshima mon amour

lundi, août 10th, 2009

Histoire de ne pas oublier. Il y a 64 ans (à 4 jours près), la réalité dépassait la fiction, tuant 70 000 personnes sur le coup, et 70 000 autres à petit feu.

Les USA gagnaient, mais à quel prix? en provoquant une catastrophe à peine cachée par un autre holocauste non moins horrible, et fournissaient à l’ensemble des peuples de la planète des raisons d’avoir peur et de ne plus croire en l’humanité.

 

Ils fournissaient aussi par la même occasion bon nombre de toiles de fond pour pléthore de romans à connotation post-apocalyptique… L’âge d’or de la SF commença ici. Parce qu’il est important de se rappeler, et d’anticiper le pire.

 

Suivez les photos du Boston Globe

le pendule de Jean-Pierre

jeudi, août 6th, 2009

après avoir été absorbé par les intrigues moyennageuses du "Nom de la Rose", tant en film (vu maintes fois) qu’en bouquin (une fois pour l’instant, mais c’est déjà pas mal), je me suis décidé à lire le deuxième et nom moins énorme (perche tendue à r@oul ;p ) "pendule de Foucault", du même auteur.

et de prime abord, Umberto Eco nous livre un livre (ah, elle est bonne celle-là!) pour le moins hermétique. hermétique avec des premières pages fourmillant de descriptions et dont une phrase peut à elle seule remplir une page (et pourtant c’est écrit petit!). mais c’est un style. on finit par s’y faire. et petit à petit, lorsque le narrateur (Casaubon) revient sur les évènements précédents qui l’on amené au Conservatoire des Arts et Métiers (là où se trouve ledit pendule), on se prend à entre dans l’Histoire. je mets un H majuscule à Histoire, parce que ce livre est une mine de références et d’anecdotes à faire palir un Max Gallo.

puis très vite, le livre se révèle de plus en plus Hermétique. je mets un H majuscule à Hermétique parce que j’aime bien les H majuscules. non, je déconne… un H majuscule parce que le terme désigne une doctrine ésotérique et occulte en lien avec le dieu Hermès Trismégiste (même pour un Dieu, j’imagine qu’un tel prénom devait pas être facile à porter en classe ° O ) qui est en fait le nom donné par les grecs au dieu égyptien Thot (un peu plus facile à porter, mais ça peut vite déraper en rajoutant un O à la fin…).

d’ésotérisme en occulte, d’occulte en sectes secrètes (et ultra nombreuses), et de sectes secrètes (et ultra nombreuses) aux Templiers et aux Illuminati et aux Rosicruciens etc, etc… (ultra nombreuses), il n’y a qu’un pas. ou deux.

on assiste alors à l’envol d’un OVNI littéraire. à mi-chemin entre le thriller, le roman d’aventures, un essai historique, et une thèse es hermétisme (j’enlève les H majuscules, parce que j’en ai marre). ce sont de véritables moments de jubilation (pour qui aime les thrillers ésotériques, of course) lorsque se dévoile petit à petit (c’est très long, quand même) le "secret" imaginé par jeu, et surtout grâce à des connaissances hors normes, des 3 amis (dont Casaubon) à la suite de la découverte d’un "message secret" supposé en lien avec les Chevaliers du Temple. ils imaginent donc un complot mondial pour le contrôle du Monde, ourdi au cours des siècles par pléthores de sectes (ultra nombreuses). et par jeu, il déduisent ce que les membres des sectes cherchent en vain, car perdu, depuis le fameux jour où les Templiers furent amenés au bûcher.

et comme cité au tout début du roman: "la superstition porte malheur". voilà que le jeu devient la réalité. est-ce vraiment possible?

 oui. et pour cause: "la superstition porte malheur".

cette phrase n’est pas fortuite. elle explique tout.

elle explique que ce roman supposé pro-Hermétique par des millions de lecteurs qui ont cru voir ici la réalité (cherchez bien, c’est arrivé tout récemment aussi avec le nom moins ésotérique, mais non moins pourri "Da Vinci Coude" [parce que Brown ne s’est pas foulé le coude à l’écriture]), se révèle au final être anti-Hermétique (à moins que ce soit ce que l’auteur cherche à nous faire croire, pourraient dire certains, dévoilant la vérité en faisant croire qu’elle est fausse, à la manière des Hermétiques eux-mêmes!, car lorsque la vérité est prononcée, il n’y a plus de secret, et si l’on dévoile un secret, c’est donc qu’il est faux…).

j’imagine que de nombreux lecteurs sont allés au Conservatoire des Arts et Métiers au solstice d’été pour tenter d’en percer les mystères, et trouver l’ombilic sur une carte quelconque.

 

ils en oublient le message principal de ce livre, auquel j’adhère à 100%: "il faut accepter que l’on ne sait rien; et lorsque l’on comprend ça, on comprend qu’il n’y a rien à comprendre." il y a des choses autrement plus importantes dans la vie que chercher ce qui n’existe pas.

 

à méditer.

et à lire.

 

 

ce sera mon dernier mot, Jean-Pierre.