Archive for mars, 2009

on the road again

lundi, mars 30th, 2009

il est des livres qui n’ont pas l’air, comme ça, au premier abord.on ne les voit pas venir. écrits gros. pas de tirets aux dialogues. pasde virgules (quasiment), mais des "et" à l’envie pour les remplacer.

auxpremières lignes, on pourrait se dire que le style est trop simple. onse dit "oui, effectivement, voilà pourquoi il a mérité son prixPullitzer".

c’est sans compter sur la force des mots, la puissancefigurative, les cendres dans le paysage, les poils du scénario, et lesclaques dans ta gueule.

car l’apocalypse a eut lieu !

 

pasune apocalypse de péquenot écoterroriste ou de djihadiste amateur, non.L’Apocalypse! celle en question. dans un monde en poussière, alors queles dernières parcelles de forêts se consument et que les villes sontdévastées, l’homme et son fils luttent pour survivre. ils n’ont pas denom, car ils pourraient être n’importe lequel d’entre nous. ils portentle feu. ils ont faim. et… les autres aussi.

là se pose laquestion de la manière de survivre, et donc du choix de survivre:jusqu’où doit-on (peut-on) aller, une fois qu’il n’y a plus de lois,plus de règles, pour rester en vie? manger, certes, mais quoi? desconserves? oui. mais encore faut-il en trouver. rester des jours et desjours sans manger, en espérant trouver sur son chemin une bicoquedélabrée et abandonnée avec un abri et des boîtes de haricots àl’intérieur. piquer leurs couvertures aux morts. chercher de l’huile etdes briquets ou autres allumettes pour se chauffer et cuire la soupe.entasser tous ses petits trésors dans un caddie déglingué. et tracersur la route. jusqu’à la prochaine étape.

et s’il n’y avait pasd’autres étapes? et si dans les villes, villages, maisons suivantes, iln’y avait rien? parce qu’évidemment vous n’êtes pas le seul à crever ladalle. que feriez-vous?

l’unique balle qui reste dans votre revolver, est-elle pour vous, ou pour votre fils?

ou pour ceux qui veulent le manger?

 

parceque certains ne s’embarrassent pas de choix. parce que la barbarie esthumaine, et qu’en période de disette et de grande catastrophe, l’animalprend le dessus.

rester humain? redevenir un animal? l’homme etson fils ont fait leur choix. qu’en est-il des autres? comment lesavoir? en tant que père, je dois protéger mon fils coûte que coûte. nefaire confiance à personne. mais ne pas devenir un méchant. en tant qu’enfant, j’ai la naïveté decroire en la bonté intrinsèque des hommes. chacun doit avoir sa chance. et s’assurer de faire encore partie des gentils.

"L’idée lui vint qu’il se pourrait même dans l’histoire du monde qu’il yeût plus de ­châtiments que de crimes mais il n’en tirait guère deréconfort."

 

ence sens, et par cette complémentarité père/fils souvent mais rarementaussi bien exploitée en littérature, "la route", de Cormac McCARTHY,est un morceau de choix. à dévorer d’une traite, ou à déguster avec unbon verre de rouge de derrière les fagots.

pas d’indigestion envue (on ne s’en lasse pas), mais peut-être, au détour d’un virage,l’envie de vomir en voyant ce qui cuit sur la broche d’un campabandonné.

âmes sensibles et dépressifs s’abstenir (ou alors, à préconiser comme barbituriques).

et pour moi un très grand roman. un des meilleurs qu’il m’ait été donné de lire, toutes catégories confondues!

 

 

et pour ceux qui veulent du rab avec plein de sauce, le film est sur sa dernière ligne droite, Viggo "Aragorn" Mortensen.

 

 

 

encore un de ces films "pop-corn" ou "kebab-saucisse-poulet-frites".

j’en reprendrai bien une tranche… avec du ketchup, s’il vous plait!

tout le monde s’en tape…

dimanche, mars 22nd, 2009

c’est l’impression que j’ai, parfois, en parcourant les informations. sûrement que ma boulimie en la matière fait que je passe difficilement à côté de certaines choses, mais quand même. j’ai souvent l’impression que les médias s’en tapent, et de fait, que tout le monde s’en tape.

 

 Bienvenue à GATACCA:

il y quinze jours, le nouveau président préféré des français et du monde entier (pas sarko, non, mais obama) annonçait la fin des restrictions sur la recherche au niveau des cellules souches embryonnaires humaines.

parallèlement, un société américaine spécialisée dans la génétique offrait à ses clients la possibilité de choisir comment serait leur futur bébé: couleur des yeux, des cheveux, de la peau, taille, etc, etc…

ou quand l’Homme joue à Dieu.

 

 El Che, deuxième partie: GUERILLA:

la crise, on en parle, on en reparle, on nous casse les couilles avec à longueur de journée, en nous ressassant que notre gouvernement en est responsable, et qu’il peut (doit!) changer tout ça. on nous fait croire que c’est pire ici et mieux ailleurs. et pendant ce temps, on en oublie la logique: il paraît (je souligne bien ce mot) que la population est de plus en plus ouverte à l’environnement, à l’écologie, et à tout le tintouin et ces grands mots qui font bien maintenant pour être élu (ce qui n’était pas le cas avant)

alors faudrait peut-être commencer par se faire à l’idée que ce n’est pas en voulant favoriser la consommation de masse (a fortiori dans le domaine automobile, puisqu’on parle souvent de lui en ce moment) que l’on va favoriser l’environnement, bien au contraire…

il faudrait se faire aussi à l’idée que c’est nous, et pas les entreprises, qui choisissons quel produit consommer. que les fruits rouges en hiver (fraises, cerises, tomates, etc…) c’est pas logique. que s’il faut importer des fruits de l’autre bout de la planète, on va forcément faire grimper les prix, en plus de polluer. la baisse des prix, et donc l’augmentation du pouvoir d’achat, ça passe par une consommation intelligente. en consommant différemment, il y aura des changements (et donc des licenciements) mais qu’il y aura création d’emplois ailleurs (il ne tient qu’à nous de favoriser tel pôle plutôt qu’un autre, et d’anticiper plutôt que de se laisser subir).

et puis il faudrait aussi se rappeler que brûler des pneus, non seulement n’aide pas à les vendre par la suite, mais favorise grandement le réchauffement climatique (vive le CO²).

je suis horrible? réfléchissez bien…

 

 TERREUR:

Je lance aujourd’hui un appel à tous les ours blancs de l’arctique: n’hésitez pas à vous faire des steacks de notre nouvel "ambassadeur des pôles".

certes, Rocard ne doit plus avoir une viande très tendre, mais il ne faut pas faire les difficiles quand on crève la dalle sur un bout de banquise à la dérive.

 

 

 

bref, je pourrais en rajouter des tonnes (j’aurais pu parler de la justice française, mais mieux vaut que je me taise) et faire de cet article un roman de gare, mais je vais m’arrêter ici (pour l’instant) parce que c’est dimanche.