Archive for février, 2009

under the pole : la face cachée de la glace!

jeudi, février 26th, 2009

dans un précédent post, je parlais des aventuriers d’hier et de demain, en disant qu’il n’y en avait plus tellement aujourd’hui, ou alors à leur manière. et aujourd’hui, justement, ou plutôt dès le 15 mars, un groupe d’aventuriers français va… s’aventurer sous la glace de l’océan arctique.

tous les fous ne sont pas à l’asile?

je dirais plutôt qu’il en faut des fous, et pas qu’un peu, pour faire un monde.

 

en l’occurence, ceux-ci sont là pour essayer de nous faire comprendre un peu mieux ce monde. en effet, en 2007, quelques mois après l’ouverture de ce blog, je vous parlais de la diminution brutale (et alarmante!) de l’étendue de la banquise arctique estivale. diminution de plus de 1 millions de km², tout de même, par rapport aux années précédentes, déjà elles-mêmes mal en point (1 million de km² également en moins par rapport à la moyenne). 2008 a vu cette fonte se renouveler. ces deux dernières années, donc, l’étendue de la banquise estivale en arctique est de 3 millions de km² au lieu de 5…!

c’est arrivé brutalement, plus brutalement que ce que prévoyaient les modèles du GIEC (le groupe d’experts sur le climat). si bien qu’on se demande si la banquise estivale n’aura pas disparu avant 2020!

si on connait son étendue en permanence, grâce aus satellites, ce qu’on ne connait pas, c’est son épaisseur (et donc son volume). une donnée cruciale si l’on veut apréhender cette fonte de manière plus précise.

 

c’est donc entre autres à cela que va servir cette expédition polaire, menée par des plongeurs (sportifs et scientifiques pour l’occasion). un départ le 15 mars du pôle nord géographique, et un tracé jusqu’à ca columbia (île Ellesmere – Canada) avec un rythme de 3 jours de marche pour 1 jour de plongée, pour une arrivée prévue autour du 21 juin (solstice d’été) au détroit entre l’île Ellesmere et le Groenland.

 

 

ils reviendront avec des rushs et des photos uniques, témoignages des bouleversements qui sont à l’oeuvre en ce moment dans ces coins reculés de la planète, dont personne ou presque ne se soucie.

 

assurément une des rares aventures humaine de notre temps.

 

 

 

nottuB nimajneB ed eriotsih egnartè’L

lundi, février 9th, 2009

j’ai toujours détesté connaître la fin avant de savoir le début, dans une histoire. quel intérêt, sinon?

alors quelle étrange sensation de voir un film qui commence par la fin…! vous entrez au cinéma à 00h15 et en vous ressortez à 09h30 la veille au soir. l’horloge a tourné à rebours, ravalant ses secondes, ses minutes et ses heures, la petite aiguille chassant la grande, pour enfin vous voir sortir de la salle, vous demandant de moins en moins s’il y aura encore des places au ciné, vous dépêchant de retourner à votre voiture la sortir de sa place dûement trouvée, pour finalement tourner en ville en ne cherchant plus de place, rentrant finalement chez vous, puis retournant au travail, dégueulant votre repas de midi pour le restituer intact, retournant débosser, puis rentrer à la maison pour découcher et vous rendormir.

quelle étrange sensation de naître vieux, et puis de mourir jeune. de retourner dans le ventre.

quelle étrange sensation, dès le départ, que d’être chauve, de n’avoir pas de dents, et de porter des couches.

quelle étrange sensation, vers la fin, que de porter des couches, de n’avoir pas de dents, et d’être chauve.

je me suis souvent comparé la maladie d’Alzeihemer, la sénilité, et la vieillesse (séparés ou en même temps) comme un retour à la case départ. pas forcément la mort, inéluctable, celle qui fait peur. mais une renaissance, essentielle, que l’on attend car on ne peut y échapper. qu’y avait-il avant? en avions-nous peur avant de naître? sûrement pas! alors pourquoi le faire dans l’autre sens…  ?

et ce Benjamin Button, avec son étrange histoire, rajeunit-il vraiment? et au vu de cette histoire, voudrait-on réellement rajeunir, nous aussi?

à vrai dire, la seule chose qui change pour lui, c’est d’être né en mauvaise santé, proche de la mort, et de mourir en parfaite santé (mais complètement sénile). vivre à l’envers, mais avec un esprit à l’endroit.

d’ailleurs si j’avais un seul reproche à faire à cette histoire vraiment étrange, c’est la fin. cette manière qu’il a de mourir. c’était effectivement une solution parmi d’autres, mais quitte à la voir comme ça, j’aurais poussé le bouchon plus loin, jusqu’à la séparation de deux gamètes… (Fincher nous avait bien filmé des neurones dans "fight club"!). ou d’une autre taille. car après tout, le petit vieillard, il est né… petit!

seul reproche, car pour le reste, j’en suis resté pantois d’admiration. un scénario d’une envergure digne d’une saga (merci au scénariste de "forrest gump", qui visiblement doit être originaire de Louisianne…!) et surtout une technicité jamais égalée dans les images de synthèses, elle même servie par des acteurs "mûrs" et enthousiastes. un grand pas vers le futur du 7ème art, sans aucun doute.

 

un très grand film!

 

vivement la version… longue.