ciné King: « the mist », et bientôt…

Vu il y a quelques temps déjà le film "the mist", tiré de la nouvelle éponyme du maître de l’horreur, j’ai nommé "the King" (non, pas Elvis!).

Frank Darabont, déjà réalisateur des "évadés" (adapté de "Rita Hayworth ou la rédemption de Shawshank", dans le recueil "différentes saisons"), et de "la ligne verte" (roman du même nom), commençait à nous habituer aux adaptations d’après les oeuvres de Stephen King. il a récidivé cette année avec "the mist" (alias "brume").

Si l’on quitte ici l’univers carcéral, on reste dans un huis clos, en l’occurence un… supermarché, propice aux rencontres avec de nombreuses facettes phsycologiques de l’humanité.

Après une violente tempête, une brume descend de la montagne et englouti une petite ville du Maine (cher à ce cher Stephen). Les quelques habitants qui se trouvent à l’intérieur du supermarché de la ville se trouvent contraints d’y rester alors que la brume semble cacher de monstrueuses (et affamées) créatures.

Certes, le pitch semble assez simpliste dans le genre, mais là ou excelle Stephen (et ou Darabont le suis sans se poser de questions, ou plutôt en nous en posant plein) c’est l’analyse de la psyché humaine. Loin d’être le meilleur abri pour tous, le supermarché regorge de monstres humains.

"- vous n’avez pas beaucoup foi en l’humanité.

– non, je n’en ai aucune en effet!

– mais l’humain est bon, par nature. et honnête. notre monde est civilisé.

– Tant que les machines fonctionnent et qu’on a accès aux services d’urgence, peut-être. mais enlevez ça du jour au lendemain, plongez la population dans le noir, foutez luir une trouille incroyable, abolissez toutes les lois, et vous verrez si ce n’est pas la bête qui ressort."

alors lorsqu’on mélange aliénation et religion malsaine avec une peur sans nom, on obtient un cocktail meurtrier à côté duquel tous les monstres des univers vous semblent plus fréquentables.

seul changement notable avec la nouvelle: la fin. la toute fin. la dernière minute. une minute qui, rajoutée à l’histoire originale, décuple sa force, et nous pose finalement la question essentielle: que peut-on avoir fait pour mériter ça? le Dieu que l’on a rejeté avec force pour échapper à ses brebis enragées n’est-il pas, en fin de compte, une entité toute de cruauté et de malice? 

 

je saute du coq à l’âne, ou peut-être pas. car au tout début du film, on voit le héros de l’histoire, dessinateur pour un studio à Hollywood, mettre la dernière main à la pâte d’une affiche qui n’a pour sujet (du moins si l’on connaît l’oeuvre de King) rien moins que "la Tout Sombre".

au début je m’étais dis: "oh, Darabont connait bien cette oeuvre, et il veut faire un clin d’oeil à la "jupiter du système solaire S.K.!""

et bien je viens de tomber sur un article, dans allocine, traitant de la possible adaptation cinéma des 7 tomes de "La Tour Sombre", avec pour producteur l’un des scénaristes et producteurs actuels de "Lost" (que Stephen King adore): Damon Lindelof ! le projet est prévu pour démarre courant 2010, et Lindelof voudrait que chaque tome fasse l’objet d’un film (c’est la mode aujourd’hui, à Hollywood).

de la balle, moi je vous dis! 

 

 

 

 

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