Archive for septembre, 2008

science-bricolage

mardi, septembre 23rd, 2008

il y avait une époque ou le bricolage pour moi-même et pour mon logement relevait de la pure science-fiction. parce que je n’étais pas vraiment fixé, d’une part (oui, il y a un jeu de mots), parce que j’avais la flemme, d’autre part, et parce que j’étais pas vraiment bricoleur, encore d’autre part.

c’est chose faite…

ah, le plaisir d’aller se ruiner en matériel chez leroymerlin (tout pour réussir) tout ça pour enlever 1/2 centimètre de planche et fixer une table de cuisson !

bon alors je vous passerai les détails sur mon bricolage proprement dit (enfin, proprement… c’est un grand mot!). juste que ça c’est très bien passé, et que la table de cuisson est prête et fonctionnelle (bon, j’ai pas encore allumé le gaz, donc si vous n’avez pas de nouvelles les mois prochains c’est que finalement ça n’était pas si bien installé que ça…).

non, en fait, je vais juste vous dire que j’ai foutu en l’air la nuit d’un petit garçon.

j’étais en train de visser les bouts de ferraille censés maintenir la plaque de cuisson, assis par terre, sous le plan de travail, et m’escrimait à faire entrer des vis de 2 ou 3cm dans du bois (mais pas des vis à bois, évidemment). je n’avais pas de visseuse, juste un bon vieux tournevis (enfin, pas vieux, neuf, mais bon vous avez compris). je venais de finir de visser la deuxième plaquette (il y en avait 4 en tout), en faisant vibrer tout le mur parce que ça rentrait pas facilement. et ça couinait horriblement. vous savez quand on rentre une vis dans du bois, ça grince, on dirait qu’il y a une grand-mère qui sort de son cercueil.

 et là, j’entends de l’autre côté du mur un garçonnet (je dirai 5 ans, environ) en train de pleurer et hurler de peur: "naaaaaaaaaaaah! mamaaaaaaaan! j’ai peuuuuuuuuuur!". bon, dis comme ç, ça va vous faire sourire, mais sur le coup, ce cri déchirant m’a rappelé mes propres angoisses d’enfant quand j’entendais les rats ou les hibous dans le grenier, pensant qu’il y avait des monstres affamés de chair fraiche prêts à s’empriffrer de ma personne dès que j’aurai les yeux fermés.

j’entendais ses parents tenter de le réconforter comme ils pouvaient, limite à s’engueuler, et ils ont commencé à gratter et tapoter au mur, s’imaginant (ils ont été gosses aussi) qu’il y avait un gros rat derrière le mur.

le gros rat a été tenté de leur répondre en grattant et tapotant au mur aussi, mais je me suis rappelé que si un jour je m’étais mis à écrire des histoires (j’ai commencé par l’horreur et l’épouvante, avant de passer au fantastique et à la SF) c’était parce que j’avais voulu essayer de raconter mes propres frayeurs de petit gamin (une sorte de psychothérapie personnelle, en somme). et j’imagine que si Bradbury a écrit "la trappe" (la meilleure nouvelle d’épouvante à ce jour), c’est parce que ses parents n’avaient pas réussi à lui faire croire que c’était juste un très gros rat qui courait au grenier…

alors j’ai continué à visser mes deux bouts de ferraille restant, faisant grincer de plus belle le plan de travail et faisant vibrer encore plus le mur. et j’étais fier de moi.

pas parce que j’avais enfin fait du bricolage pour moi et moi seul (et réussi, en plus!), mais parce que j’avais peut-être contribué à susciter une vocation d’écrivain chez un petit garçon mort de trouille. le futur Stephen King dort peut-être à côté de chez moi!

 

 et si vous avez envie de lire "la trappe" (et accessoirement du bradbury, et du meilleur!), c’est dans le recueil "à l’ouest d’octobre":

chroniques d’une catastrophe annoncée…

lundi, septembre 8th, 2008

les nations insulaires, devant le risque que représente la montée desocéans dûe au changement climatique lié aux activités humaines, al’intention de déposer une résolution auprès de l’ONU dans 1 semaine.

Pourla première fois dans l’histoire de l’humanité, le pôle Nord peut êtretraversé par un bateau– L’Arctique est en train de fondre plusrapidement que prévu, ce qui accélère l’élévation du niveau de la mer .Les petits états insulaires préparent des plans d’évacuation pourgarantir la survie de leurs populations .

Dans une semaine, cespetites îles déposeront une résolution appelant le Conseil de sécuritédes Nations unies à prendre des mesures pour lutter contre leschangements climatiques comme une menace pour la paix et la sécurité.

Maiscette campagne pour la survie subi une violente opposition, c’estpourquoi, ils ont besoin de notre aide. Signez la pétition maintenant -elle sera présentée par les ambassadeurs des petites îles à l’ONU lasemaine prochaine . Plus nous aurons de signatures, plus notre appeld’urgence aura d’impact dans la protection de notre avenir commun:

A l’attention de l’Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil de sécurité:
Nous,citoyens du monde entier, partageons les inquiétudes des petits étatsinsulaires au sujet du changement climatique qui menace la paix et lasécurité internationale. Il faut agir maintenant et les négociationsconcernant le climat mondial doivent s’accélérer pour obtenir un accordsolide et traiter le problème à temps afin d’éviter la catastrophe,ainsi que la protection des populations obligées de se déplacer enraison du réchauffement de la planète. Pour notre avenir commun, ilfaut que l’Organisation des Nations Unies traite cette crise climatiqueinternationale avec autant d’urgence, qu’elle le fait lorsqu’il s’agitdes questions de guerre et de paix.

évidemment,pour faire mieux entendre leur voix et peser un peu plus lourd dans unebalance déjà bien déséquilibrée, ils ont besoin de nos signatures.
pour leur serrer la main, c’est ici!

 

ciné King: « the mist », et bientôt…

dimanche, septembre 7th, 2008

Vu il y a quelques temps déjà le film "the mist", tiré de la nouvelle éponyme du maître de l’horreur, j’ai nommé "the King" (non, pas Elvis!).

Frank Darabont, déjà réalisateur des "évadés" (adapté de "Rita Hayworth ou la rédemption de Shawshank", dans le recueil "différentes saisons"), et de "la ligne verte" (roman du même nom), commençait à nous habituer aux adaptations d’après les oeuvres de Stephen King. il a récidivé cette année avec "the mist" (alias "brume").

Si l’on quitte ici l’univers carcéral, on reste dans un huis clos, en l’occurence un… supermarché, propice aux rencontres avec de nombreuses facettes phsycologiques de l’humanité.

Après une violente tempête, une brume descend de la montagne et englouti une petite ville du Maine (cher à ce cher Stephen). Les quelques habitants qui se trouvent à l’intérieur du supermarché de la ville se trouvent contraints d’y rester alors que la brume semble cacher de monstrueuses (et affamées) créatures.

Certes, le pitch semble assez simpliste dans le genre, mais là ou excelle Stephen (et ou Darabont le suis sans se poser de questions, ou plutôt en nous en posant plein) c’est l’analyse de la psyché humaine. Loin d’être le meilleur abri pour tous, le supermarché regorge de monstres humains.

"- vous n’avez pas beaucoup foi en l’humanité.

– non, je n’en ai aucune en effet!

– mais l’humain est bon, par nature. et honnête. notre monde est civilisé.

– Tant que les machines fonctionnent et qu’on a accès aux services d’urgence, peut-être. mais enlevez ça du jour au lendemain, plongez la population dans le noir, foutez luir une trouille incroyable, abolissez toutes les lois, et vous verrez si ce n’est pas la bête qui ressort."

alors lorsqu’on mélange aliénation et religion malsaine avec une peur sans nom, on obtient un cocktail meurtrier à côté duquel tous les monstres des univers vous semblent plus fréquentables.

seul changement notable avec la nouvelle: la fin. la toute fin. la dernière minute. une minute qui, rajoutée à l’histoire originale, décuple sa force, et nous pose finalement la question essentielle: que peut-on avoir fait pour mériter ça? le Dieu que l’on a rejeté avec force pour échapper à ses brebis enragées n’est-il pas, en fin de compte, une entité toute de cruauté et de malice? 

 

je saute du coq à l’âne, ou peut-être pas. car au tout début du film, on voit le héros de l’histoire, dessinateur pour un studio à Hollywood, mettre la dernière main à la pâte d’une affiche qui n’a pour sujet (du moins si l’on connaît l’oeuvre de King) rien moins que "la Tout Sombre".

au début je m’étais dis: "oh, Darabont connait bien cette oeuvre, et il veut faire un clin d’oeil à la "jupiter du système solaire S.K.!""

et bien je viens de tomber sur un article, dans allocine, traitant de la possible adaptation cinéma des 7 tomes de "La Tour Sombre", avec pour producteur l’un des scénaristes et producteurs actuels de "Lost" (que Stephen King adore): Damon Lindelof ! le projet est prévu pour démarre courant 2010, et Lindelof voudrait que chaque tome fasse l’objet d’un film (c’est la mode aujourd’hui, à Hollywood).

de la balle, moi je vous dis!