l’aube de la nuit

 derrière ce titre de série B se cache l’un des plus grands, sinon LE plus grand, roman de SF, dans le sous-genre space-opera.

grand au sens "taille". environ 10 millions de signes, soit environ 5000 pages en format poche.

Bien qu’il soit présenté en 3 parties, elles mêmes découpées en respectivement 3, 2 et 2 tomes, il ne s’agit pas d’une saga, mais bel et bien d’un seul et unique roman.

dantesque.

et le genre en lui-même est assez original pour se plonger dedans.

en effet, même si le space-op et les batailles spatiales à grand coup de laser et autres bombes atomiques vous laissent dorénavant de marbre, il faudra ici y ajouter… des revenants. 

 "Rupture dans le réel", la première partie de ce roman, débute avec plusieurs personnages clés. le plus important ici est aussi l’élément déclencheur de l’histoire. c’est un Ly-cilphe, une espèce extro dont l’évolution l’a conduit à ne devenir, au terme de sa vie, qu’une conscience capable de se déplacer dans tout l’univers. guidé par sa soif de connaissances et d’apprentissage, le ly-cilphe débarque sur Lalonde, une planète tropicale paumée en phase coloniale, où les humains s’efforcent de construire des villes et des fermes, avec l’aide de colons venus des arches surpeuplées de la planète mère (la Terre, évidemment), mais aussi de déportés. L’un de ces déportés, un nommé Quinn Dexter, adepte de la secte du Poteur de Lumière (le frère de Dieu, soit Satan en pesonne) au cours d’une rébellion clôturée par un sacrifice humain, va permettre au Ly-cilphe, observateur, de suivre l’âme des morts dans l’au-delà, et ouvrir une rupture dans le réel par laquelle toutes les âmes des morts vont vouloir revenir à la vie en possédant les humains.

 

 

Je n’en dirais pas beaucoup plus pour éviter de gâcher les surprises, mais Peter Hamilton nous offre avec ce roman un monde riche, très riche, et en constante évolution. les cultures humaines (adamistes et édénistes) et extros (Kiints, tyrathcas, laymils, mosdvas), les conflits anciens entre peuplades humaines, les personnalités revenues de l’au-delà (dont Al capone (le fameux) et Christian Fletcher (le révolté du Bounty), pour ne citer qu’eux), la découverte des univers parallèles, des fantômes, des démons et autres surprises, sont autant de sources d’intrigues primaires ou secondaires, agrémentées d’aventure et de batailles (ainsi que de scènes de cul spectaculaires) qui vous tiendront en haleine jusqu’au bout.

un roman dont on ne sort pas indemme, tout comme les héros de l’histoire.

 

et surtout, une histoire qui, malgré sa grosse connotation grand spectacle et série Z (ou B), montre une fois de plus, derrière cette façade, que la SF reste l’un des genres les plus spirituels (au sens divin, et non humoristique, quoi que…) qui soit, et qui sait mieux que nul autre manier le pessimisme profond et l’humanisme exacerbé sous la même plume.

 

à lire! 

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