Archive for mars, 2008

Zhang Xiao-Yu dedications

lundi, mars 31st, 2008

ces 4 derniers jours se tenait le XVème festival de la BD à Bastia. étaient invités une panoplie d’auteurs et dessinateurs, dont un groupe de chinois.

j’y ai découvert un jeune dessinateur dont le style, quoique proche du manga, m’a franchement plus. sauf que là-bas, c’est pas des mangas, c’est des manhua (au moins j’aurais appris un truc).  ce type-là, aux cheveux teints en roux, il a passé la journée du dimanche à dessiner des dédicaces, pas parce qu’on l’y obligeait, mais pour le plaisir. et des grands dédicaces s’il vous plaît.

le gars étant plutôt orienté SF (il a mis en pages une nouvelle d’Isaac Asimov), du coup j’ai acheté deux de ses romans-graphiques qui me tentaient bien, et avec mon anglais approximatif je lui ai demandé de me les dédicacer.

 

 

la classe, non? 

ce mec-là, il s’appelle Zhang Xiao-Yu, et je vous en reparlerais lorsque j’aurais lu ces deux bouquins. 

chasseurs de dragons

dimanche, mars 30th, 2008

vu hier "chasseurs de dragons".

ça avait l’air tentant, avec un pitch intéressant, et pour changer un peu de disney, pixar et dreamworks, c’était une animation française.

 et côté animation, je n’ai pas été déçu: décors et mouvements très bien rendus. on se laisse porter par cette contrée imaginaire. bon, quand même, je sais pas ce qu’ils ont dans ce type de fantasy à vouloir à tout prix ignorer les lois de la physique en faisant des mondes faits d’îles volantes ignorantes de la gravité, alors que cette même gravité existe pour le reste…  mais bref, c’est sympa aussi.

donc je disais, côté animation, pas de déception.

 voilà.

bon, je vous laisse.

 

quoi?

ah, le scenario?

quel scenario?

non, c’est pas que j’ai oublié de parler du scenario: c’est qu’il n’y en a pas… ou presque. il doit tenir en deux pages… ou presque. j’ai cherché les fameux "scenario brillant et plein de rebondissements", ainsi que "l’humour décapant" lu sur certaines critiques presse. en vain. oh, il y a bien deux ou trois idées bien venues, mais ça manque tellement de consistance, tout ça!

niveaux personnages, entre un  Gwizdo (doublé par Timsit… argh!) qui ne sert à rien d’autre que râler, une petite Zoé qui ne sert à rien d’autre que crier (et fort, en plus!), et un espèce de petit dragon-chien pisseur de feu qui ne sert à rien d’autre que… pisser du feu (et accessoirement manger des saucisses ou dire "zigouigoui"), il n’y a bien que Lian-Chu qui est attachant, bien que convenu lui aussi (la tragique histoire du petit fermier dont les parents ont brûlé en même temps que le village).

Le tout avec un humour qui s’adresse aux enfants de 6 ans, mais pas beaucoup plus. alors que tant d’autres animations savent maintenant s’adresser aux adultes grâce à une double "lecture" du film et un humour réellement décapant…

 

un fim donc, à réserver aux enfants. les autres s’ennuieront.

 

mais bon, si vous aimez les petites fleurs bleues et les lapins blancs qui volent en faisant des coeurs avec leurs oreilles, vous aimerez.

pour ma part, j’ai trouvé que c’était du gâchis!

 

l’aube de la nuit

dimanche, mars 23rd, 2008

 derrière ce titre de série B se cache l’un des plus grands, sinon LE plus grand, roman de SF, dans le sous-genre space-opera.

grand au sens "taille". environ 10 millions de signes, soit environ 5000 pages en format poche.

Bien qu’il soit présenté en 3 parties, elles mêmes découpées en respectivement 3, 2 et 2 tomes, il ne s’agit pas d’une saga, mais bel et bien d’un seul et unique roman.

dantesque.

et le genre en lui-même est assez original pour se plonger dedans.

en effet, même si le space-op et les batailles spatiales à grand coup de laser et autres bombes atomiques vous laissent dorénavant de marbre, il faudra ici y ajouter… des revenants. 

 "Rupture dans le réel", la première partie de ce roman, débute avec plusieurs personnages clés. le plus important ici est aussi l’élément déclencheur de l’histoire. c’est un Ly-cilphe, une espèce extro dont l’évolution l’a conduit à ne devenir, au terme de sa vie, qu’une conscience capable de se déplacer dans tout l’univers. guidé par sa soif de connaissances et d’apprentissage, le ly-cilphe débarque sur Lalonde, une planète tropicale paumée en phase coloniale, où les humains s’efforcent de construire des villes et des fermes, avec l’aide de colons venus des arches surpeuplées de la planète mère (la Terre, évidemment), mais aussi de déportés. L’un de ces déportés, un nommé Quinn Dexter, adepte de la secte du Poteur de Lumière (le frère de Dieu, soit Satan en pesonne) au cours d’une rébellion clôturée par un sacrifice humain, va permettre au Ly-cilphe, observateur, de suivre l’âme des morts dans l’au-delà, et ouvrir une rupture dans le réel par laquelle toutes les âmes des morts vont vouloir revenir à la vie en possédant les humains.

 

 

Je n’en dirais pas beaucoup plus pour éviter de gâcher les surprises, mais Peter Hamilton nous offre avec ce roman un monde riche, très riche, et en constante évolution. les cultures humaines (adamistes et édénistes) et extros (Kiints, tyrathcas, laymils, mosdvas), les conflits anciens entre peuplades humaines, les personnalités revenues de l’au-delà (dont Al capone (le fameux) et Christian Fletcher (le révolté du Bounty), pour ne citer qu’eux), la découverte des univers parallèles, des fantômes, des démons et autres surprises, sont autant de sources d’intrigues primaires ou secondaires, agrémentées d’aventure et de batailles (ainsi que de scènes de cul spectaculaires) qui vous tiendront en haleine jusqu’au bout.

un roman dont on ne sort pas indemme, tout comme les héros de l’histoire.

 

et surtout, une histoire qui, malgré sa grosse connotation grand spectacle et série Z (ou B), montre une fois de plus, derrière cette façade, que la SF reste l’un des genres les plus spirituels (au sens divin, et non humoristique, quoi que…) qui soit, et qui sait mieux que nul autre manier le pessimisme profond et l’humanisme exacerbé sous la même plume.

 

à lire! 

2008, odyssea interruptus

mercredi, mars 19th, 2008

Au clair de la Lune, mon ami Arthur

Prête-moi ta plume, pour casser un mur

Ta chandelle est morte, je n’ai plus de feu

Ne ferme pas ta porte, pour l’amour de Dieu !

                                                                           HAL 9000

 

 

ci gît

 
Arthur C.CLARKE (1917-2008)
 
parti à la recherche des monolithes

WALL-E (encore!)

dimanche, mars 16th, 2008

je ne m’en lasse pas!

une nouvelle bande-annonce, en français cette fois-ci:

WALL-E

 

on commence à en savoir un peu plus sur l’intrigue de ce futur pixar. 

de gloria olivae

jeudi, mars 13th, 2008

ça faisait longtemps que j’avais pas radoté, ni dit une connerie.

allez.

 

le pétrole a désormais atteint les 110$ le baril. c’est tout frais. et il a gagné plus de 50$ en un an. nul doute que cela va continuer, et de manière exponentielle.

l’OPEP et les investisseurs se frottent les mains. voici venu le temps de gloire du pétrole. la gloire de l’huile de roche.

 "de gloria olivae" (en latin ancien, "olivae" ne veut pas dire "olive", mais dans un sens plus général l’ "huile")

 cette devise, pour les incultes, se trouve dans les centuries de saint-malachie (ou "prophétie des papes") et désigne l’actuel Benoit XVI.

et elle est la dernière de la liste.

 

après lui viendra un dernier pape, surnommé "Petrus Romanus" (Pierre de Rome, ou Pierre le Romain) qui verra la Chute de l’Eglise, l’Avènement de l’antéchrist, et la destruction de Rome.

 

quel âge il a déjà, Benoit XVI ?