sunshine make me crazy

ayé, il est arrivé par la poste. tout bô, tout chô, tout brillant. le dvd de "sunshine" (de Danny Boyle), of course. comme d'hab, pas moyen de résister à l'achat d'un film qui m'a emballé au ciné. et je me suis réembarqué ce dimanche à bord de l'Icarus II, avec les autres membres d'équipage, pour aller rallumer le soleil.

un soleil malade, moribond, qui a plongé la terre dans l'hiver. pour sauver l'humanité, un seul moyen: créer une étoile DANS l'étoile. un physicien (Cillian Murphy, nouvelle égérie de Danny Boyle depuis "28 days later") a créé LA bombe. une superbombe, placée à l'avant d'un vaisseau interplanétaire, et qu'une poignée d'hommes et de femmes doit conduire à bon port. Une première mission, Icarus I, avait déjà été envoyée, mais a disparue 7 ans plus tôt sans aboutir. et v'là t'y pas qu'en cours de route, ils captent un signal de détresse en provenance d'Icarus I.

 d'un choix découleront les évènements qui suivront.

 

évidemment, sans choix, pas de film. ou plutôt: pas le même. car même si le scenario conte (compte) les déboires de l'équipage à partir du moment où ils décident de récupérer la bombe de l'Icarus I, il s'attarde aussi, et surtout, sur la psychologie de cet équipage.

à commencer, dès l'entrée du film, par la psychologie du… psychologue. seul dans une salle d'observation, il regarde le soleil filtré à 2% de sa luminosité totale. fasciné. alors il demande à l'ordinateur de bord d'augmenter à 3%. l'image devient vite saturée d'un jaune éclatant. le psy prendra sa dose de cancer régulièrement, jusqu'à s'en retrouver à peler, complètement cuit par les UV.

ça donne le ton.

si le psy est déjà timbré, qu'en est-il du reste de l'équipage? je vais couper court à toute réflexion: ils sont tous fous. à leur manière et à des degrés divers, mais la vie en huis clos et en communauté étroite a une sérieuse tendance à déconnecter les neurones. une folle d'oxygène; un fou suicidaire; un fou de dieu; et surtout des fous de lumière, à l'instar du capitaine Kaneda qui préfère se laisser crâmer par le vent solaire afin de voir (VOIR) le soleil plutôt que se mettre à l'abri, à l'ombre. on sent la fascination qu'exerce notre astre mourant sur des humains en manque. comme une drogue pour des junkies. jusqu'où la folie peut-elle mener? jusqu'où peut-elle nous permettre de survivre? saviez-vous que dans un espace clos, 80% de toute poussière était d'origine humaine? poussière tu retourneras poussière. mais grille un peu avant. grille tes yeux. grille ta peau. grille ton cerveau. crâme de joie et brûle d'impatience. et bats-toi avec le cinquième passager en te demandant si telle est la volonté du très haut, où si tout ceci n'est qu'un vent brûlant de folie. teinté de jaune. INONDE DE LUMIERE. plonge à la surface du soleil. volontairement. et fait tout sauter.

 

avec sunshine, Alex Garland (le scenariste) et Danny Boyle (le réalisateur) ont voulu taper fort en matière de SF. on sent les influences: "sunshine" a de fortes ressemblances avec "2001" et avec "Alien".

les images sont magnifiques. la bande son envoûtante. et le soleil. mon dieu, le soleil! magnifique! ma-gni-fique!

Icarus II?

"oui?"

Pleine lumière, please.

"4% de la lumière totale serait déjà irréversible pour vos rétines."

M'en fou(t): j'ai mes ray ban. Pleine lumière.


 

 

 

 

UN MESSAGE DE LA LIGUE DES DERMATOLOGUES:

"le soleil, c'est pas bon pour la peau"

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