jouvence

une petite cure d'Alain LeBussy, en ce dimanche ensoleillé, pour se replonger dans un petit bain de SF francophone et rajeunissante (arf).

la deuxième novella des éditions Griffe d'Encre se démarque totalement de la première (en même temps, c'est mieux, hein, au moins on s'ennuie pas!). là où "Metropolitain" nous donnait faim, "Jouvence" nous donne soif (sisi, c'est pas des conneries…). une bonne eau bien fraîche.

car cette eau manque horriblement dans ce désert où se sont écrasés Ava,  Edomaï et Rolwa, suite à un accident de leur vaisseau. Ava en était la commandante. Elle n'est plus que navigatrice. Edomaï, lui, marche en avant, cherchant désespérément un but, puis une simple occupation. Alors il s'interroge: agit-il selon sa volonté propre? les spatiandres, ces combinaisons évoluées et semi-conscientes, n'auraient-elles pas d'autres objectifs? quelles sont les raisons qui les poussent à marcher? et vers quoi? alors que nul d'entre eux ne s'est jamais vu, et qu'ils se trouvent obligés de coopérer, les conditionnements de soldat de Edomaï le poussent à s'interroger, et à rêver…

si les premières pages sont un peu lentes à amener l'intrigue, la deuxième partie, plus consistante, se révèle une très intéressante traversée du désert, philosophique et humaine, aux fortes résonnances bibliques. le mythe d'Eden revisité, telle pourrait être la définition de ce "Jouvence" à la sauce LeBussy.

alors si vous aussi, vous voulez rêver d'Ava et d'une bonne gorgée d'eau fraîche, cette novella intimiste est pour vous:

 

 

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