Archive for juin, 2007

40km d’altitude: the superjump !

vendredi, juin 29th, 2007

et si l'homme voulait un jour retourner dans l'espace?

et si sa fusée avait un petit problème technique en cours de route? (du genre un moteur en panne et une grosse merde de pigeon sur le pare-brise?)

faut bien redescendre sur Terre en un seul morceau, non? 

 

heureusement, il y a des gens qui pensent à tout. et je parle pas des ingénieurs à la con qui nous foutent des gilets de sauvetage dans les avions (attend, je saute en vol, je gonfle mon gilet, et puis… et puis… et puiiiiiiiiis… et p… SCHBAAAÂAM!). non je parle d'ingénieurs vraiment intelligents, qui ont compris qu'un parachute était plus efficace.

mais bon, le matos, c'est bien beau de le fabriquer, mais faut aussi le tester! qui s'y colle?

poussez pas…

c'est Michel Fournier qui s'y colle!

 

ce vétéran de 67 ans totalise 8000 sauts en parachute, dont une centaine à très haute altitude. il détient le record de france de saut en chute libre à 12000 mètres.

c'est lui qui s'y colle pour grimper dans un ballon spécialement aménagé, équipé d'une combinaison spéciale et d'un scaphandre, aller à 40000 mètres d'altitude, et faire le grand saut.

au programme:

– départ à 40km, 1.8g d'air / m3, 1.4mb (1.4 hPa), et une température inférieur à -40°C.

– passage du mur du son à 35000 mètres.

– record précédent de 31333mètres (détenu par l'américain Kittinger)  battu.

– etc…

-etc…

– atterrissage au canada, 40km plus bas, et une pression preque 1000 fois plus élevée. 

 

le projet simule en grandeur réelle le sauvetage d'astronautes à une altitude critique.

une simulation a déjà été effectuée par l'homme dans un caisson hypobare de la société marseillaise Comex.

tentative réelle normalement avant la fin de l'année, ou en 2008, au canada.

 

la SF en direct, c'est pour demain!

 

http://www.thesuperjump.org/ 

 

 

wild horses with n’holland

lundi, juin 25th, 2007

ah la hollande! ses moulins, ses polders, ses tulipes, ses cheveaux…

tiens d'ailleurs, à ce propos, on m'a montré cette vidéo:

http://www.dailymotion.com/video/xwyne_sauvetage-chevaux-hollande-nov-2006 

ah, c'est beau de voir de telles choses, non? je suis même sûr qu'au moins l'un d'entre vous a eu du mal à ne pas verser une petite larme (et la musique de Vangelis aide beaucoup).

 

si vous êtes fins mûrs pour cette belle petite histoire, alors attention, je vais casser l'ambiance: d'ici la fin du siècle, voir même avant, une bonne partie du territoire des Pays-Bas, et particulièrement la Hollande, aura disparu sous les eaux à cause de la hausse du niveau des océans, lié au réchauffement climatique. ce qui veut dire que d'ici la fin du siècle (voir même avant, je l'ai déjà dit), il n'y aura pas que des cheveaux sauvages à sauver. il y aura aussi des vaches, des moutons, des chiens, des chats, des souris, et plein d'autres animaux. ah, et des humains, aussi. plein d'humains.

je sais, ça fait très alarmiste, tout ça. mais imaginez que ces cheveaux sont les habitants de la Hollande, et que cet îlot au milieu des eaux est leur pays. qui se dévouera, qui fera le cavalier blanc pour aller les chercher et les sauver? oh, il y aura bien une âme, un pays, charitable!

mais que ferons nous lorsque nous nous rendrons compte qu'il n'y a pas que les hollandais à sauver? de très nombreuses parties du globe, de larges surfaces très peuplées, dans des pays aussi bien "développés" que "en voie de développement" disparaîtrons sous la flotte.

comptez.

1,2,3,… etc… etc… 1 million… 2 millions… plus? allez plus: 10 millions… 20 millions… plus? sûrement: 100 millions… plus? peut-être…

des centaines de millions de réfugiés, il me semble que ça va prendre de la place.

enfin, je crois…

et devant l'ampleur de la tâche, je crains que les cavaliers blancs ne se transforment alors en cavaliers noirs, avec côte de mailles, armure, heaume, lance, et étendard. 

Mystères et boule de gomme

jeudi, juin 21st, 2007

j'avoue, j'avoue, j'ai commencé à regarder la "grande série", la "superbe série", la "magnifique et terrible et fantastique série" de l'été de téhèfouane, hier soir, alias "Mystères".

faut me comprendre: l'idée de départ avait tout pour me plaire! des crop-circles et des enlèvements extraterrestres au milieu d'expériences militaires (en plus dans le cadre sympathique de la provence), c'était juteux. ça criait: "sylvestre! syyyyyyyyylvestre! youhouuuuuuu!". alors moi, comme un con, j'ai regardé.

première scène: un avion entre dans une zone de turbulences alors que la météo avait prévu "beau temps". le pilote fonce dedans avec allégresse, sans chercher à prendre de l'altitude (ce que ferait normalement tout pilote digne de ce nom). ça commence à secouer sévère, et l'avion finit par tomber. "je ne le contrôle plus, on tombe!" (dixit le pilote, inquiet mais quand même pas trop face au fait qu'il va mourir dans moins de 2 minutes). dans l'avion, on prie et on crie. gros plan sur le nez de l'avion  à la verticale, et fondu.

deuxième scène: bon pas grand chose à dire. Laure découvre avec plein de gens un "dessin dans un champ de maïs" (alias crop-circle), patati patata, elle se fait observer par un gars louche, elle se fait loucher par un photographe pas discret pour un sou (et qui photographie tout le monde au lieu de photographier par terre, ce qui normalement devrait attirer l'attention des gens, mais non).

 troisième scène: bon j'aime bien "banana split", mais lio vaut pas un clou comme actrice.

quatrième scène (ou cinquième, ou sixième je sais plus): Laure se fait agresser par le gars louche (pas par le photographe, qui travaille lui pour le père de Laure, général de l'armée). elle réussit à lui échapper et téléphone à son paternelle qu'il vienne l'aider. débarquent donc 2 hummers remplis de treillis et de famas pour aider la jeune femme. le gars louche a disparu.

 septième scène: non, je crois que je vais arrêter le massacre.

cela dit les deux premiers épisodes étaient rigolos. 

 

il y a un problème avec la fiction française. pas forcément la science-fiction (car les scénaristes pour la tv française n'ont jamais compris ce mot), mais la fiction tout court: les scénarii sont toujours les mêmes, ça n'a ni queue ni tête, et c'est mal joué.

les scénarii sont toujours les mêmes: jeune femme issue de famille riche ou très importante (ou les deux) qui débarque après des années d'absence. un frère et une belle-mère jaloux. une belle-soeur aimable et un petit garçon qui va se faire enlever (mais là y'a même pas de suspens car le petit garçon est déjà au courant!). plein de gens de son entourage meurent ou disparaissent. un cadre sympathique (ici, la provence). des gens "normaux" qui mènent une enquête avec la police. on devine toujours à l'avance que les méchants sont les gentils, et que les gentils sont les méchants (vive le suspens et l'imagination). etc… etc…

ça n'a ni queue ni tête: il est où le cucul, elle est où la tétête? ben… heu… attend… depuis quand les pilotes ne savent pas piloter? depuis quand  ton père débarque avec toute la base pour t'aider? depuis quand la police laisse les civils faire son boulot à sa place? depuis quand les "enquêteurs" devinent des trucs que le scénariste n'a même pas essayé d'expliquer, à savoir qu'un gars qui a disparu depuis 10 ans va tenter d'enlever un petit garçon dans un marché aujourd'hui-même ? depuis quand, lorsque tu réchappes d'un crash inévitable, et alors que ton avion flotte dans un bain de lumière, tu ne regardes pas par le hublot pour savoir ce qu'il se passe et tu préfères sourire béatement à l'hôtesse? depuis quand le paradoxe de Fermi est-il une théorie scientifique digne de ce nom et non un simple argument sceptico-sceptique? etc… etc…

 c'est mal joué: gros plan sur la personne qui a l'air super étonnée, ou inquiète. "qu'est-ce qu'il y a?"; "non, rien".  ma mère a disparu depuis 10 ans, pourtant je trouve une photo récente d'elle sur le net, je la montre à mon paternel: "c'est maman"; "mais non". Lio actrice, je rigole. la plupart des acteurs ne sont pas crédibles et surjouent ou sont complètement à côté de leur rôle. "ma petite fille, si je t'ai menti, c'est pour ton bien." "elle avait un chéri. oh pardon, t'étais pas au courant? oups!" "sa mère était malade, tenez d'ailleurs je vous donne son dossier psychiatrique, mais lui dites pas, hein!" etc… etc…

 

à force de vouloir ménager les auditeurs fantastico-sceptiques, presque tout ce qui a trait au fantastique ou à la SF en France devient un navet jonglant entre le cartésianisme à tout prix et le fantastique grand-guignolesque. ça en devient affligeant. 

bref, ils prétendaient s'être hissés au niveau des séries américaines telles que "4400" ou "lost". mon cul! il faut d'abord changer de scénaristes et d'acteurs. 

quant au suspens, il est tué dès le départ: je sais moi, que Igueugueu est une extraterrestre et qu'elle est déjà parmi nous (sisi, elle joue dans la série!).

malgré tout, quand j'ai commencé à regarder un truc, je ne peux pas m'empêcher de regarder jusqu'à la fin. j'espère toujours que quelque chose de bien peut surgir. je crois que je ne serais pas déçu, car il ne peut sortir que du rire.

 

qu’il est dur de n’avoir rien à faire

lundi, juin 18th, 2007

c'est fou ça.

suffit de ne pas avoir de travail pour être débordé…

les projets ne manquent pas! 

 

1- en ce moment, je passe les oraux du concours de prof des écoles. c'est un projet parmis tant d'autres, comme celui de chercher un post d'ingé en environnement (tant qu'à faire des études, autant qu'elles servent, hein!)

 

2- première correction de ma nouvelle qui a été retenue pour l'AT "la Terre" des Editions Griffe d'Encre. je pleure, tu pleures, ils pleurent… lol

 

3- quand j'ai un bout de temps, entre deux révisions, je reprends la scénarisation de mon premier bouquin, "Evolution" (j'en parlais dans un précédent post). j'en fait une bd (j'aime bien les bd), mais c'est pas moi qui dessine.

 

4- et sinon j'ai deux bouquins sur le feu:

– le premier est une sorte de roman-pseudo-biographique à la sauce SF. j'y parle de moi (normal c'est une bio), sauf que c'est quelque chose que je suis censé écrire dans… une soixantaine d'années (on va dire). tout, de ma naissance à ma mort, est prétexte à parler de la SF et à la vulgariser. c'est cynique et humoristique, et je parle non seulement de choses personnelles, mais aussi d'évènements marquants qui ont eu lieu tout au long du 21ème siècle (et que tout le monde, à la fin de ce siècle, est censé connaître, au moins de nom!).

je pense en être à la moitié, pas quelque chose de gros, qui sera à la limité entre la novella et le roman. 

– le second est un roman de SF (tiens, comme c'est bizarre!) que j'ai commencé au début de l'année mais que je n'arrive pas à continuer, faute de temps (et peut-être de concentration, aussi). il serait trop compliqué à résumé (et puis j'ai pas envie qu'on me pique les idées, d'abord), mais il est question d'une invention liée à la mécanique quantique, et qui provoque des évènements dans un futur proche, et dont on suit également les conséquences dans un futur lointain. les thèmes du voyage dans le temps (au travers de la prédiction d'évènements, entre autres), de l'assistanat et des dépendances, de l'anarchie, des sectes et de la religion, des changements climatiques, sont abordés. et y'aura même des zitis qui supervisent le tout…

bref, un gros fourre-tout d'un premier abord, mais que j'ai construit avec plus de prévoyances que pour mon précédent roman. j'espère arriver à produire une bombe (ça vous paraitra peut-être bizarre, mais c'est pas parce que je suis corse que je sais en fabriquer… enfin bon, maintenant, y'a le net, alors ça veut plus dire grand chose…Wink)

 

5- et puis j'ai d'autres idées qui se bousculent, j'arrive pas à tout mettre en ordre. j'avais aussi l'intention de participer à l'AT "assis au bord du monde", pour Eclats de Rêves, mais l'échéance approche à grands pas et je ne suis pas sûr de pouvoir y arriver. 

 

6- demain faut retourner bosser (faut bien vivre, même si ça paye pas des masses et que ça n'a pas grand chose à voir avec les études qu'on a fait).

 

7- mercredi aprem, scéance d'escalade à fontainebleau avec mon "beau-frère".  

 

8- penser à réviser le concours…

 

9- et puis là faut que j'aille faire des courses: y'a la bouffe à préparer.

 

bon, heu… je m'étale.

je vous laisse, tout en louchant sur le calendrier pour voir c'est quand le mois d'août et les vacances.

Adaminaby, oh Adaminaby!

mardi, juin 12th, 2007

on connaissait la mer d'Aral et ses bateaux échoués à des centaines de km du rivage.

il y a maintenant le lac Eucumbene, en Australie, à quelques 150km de Canberra. ce lac artificiel construit sur le site de la bourgade d'Adaminaby, dans la région des Snowy Mountains (Galles du Sud), baisse à vue d'oeil depuis 3 ans. la sécheresse qui sévit depuis une dizaine d'années maintenant (manque de neiges et de pluies) a fait réapparaître les fondations du village d'Adaminaby enfoui sous les eaux.

 le niveau a baissé de près de 40m, et les rives se sont éloignées de plusieurs centaines de mètres. et à force de rallonger la rampe pour les bateaux, les habitants ont laissé tomber.

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20070609/CPMONDE/706090696/1014/CPMONDE 

 

et dire que certains ne s'inquièteront pas avant 2050… (suivez mon regard).

 

allez, c'est pas tout ça, mais faut que je retourne songer à mon avenir. 

prestigieux

samedi, juin 9th, 2007

il est des films qui laissent des traces. "memento" était de ceux-là.

quelques années plus tard, Christopher Nolan, le réalisateur, a récidivé en adaptant au cinéma "Le Prestige", du roman éponyme de Christopher Priest.

dans l'angleterre victorienne, les magiciens étaient adulés comme des rock-star. deux d'entre eux, parmis les meilleurs de leur génération, rivalisent d'ingéniosité pour attirer les foules, d'abord en tandem, puis seuls à la suite d'un accident.

ils se disputent, le public, l'art, et une femme.

 

Christopher Nolan nous avait déjà habitué avec "memento" à l'histoire non-linéaire au possible, et aux intrigues à tiroirs. ici, on passe tour à tour au passé des deux magiciens, au présent ou l'un d'entre eux essaient de déchiffrer le journal du second qui est emprisonné et condamné à mort. on va à la découverte des dessous des tours de passe-passe, des systèmes mécaniques ingénieux à d'autres qui semblent relever de la véritable magie.

avec Hugh Jackman et Christian Bale, qui se disputent la belle Scarlett Johansson, et un excellent David Bowie dans le rôle du physicien Tesla, pour une histoire superbe aux accents fantastiques.

 

Le Prestige est sorti cette semaine en dvd. et pour ceux qui n'aiment pas les films, il y a aussi le livre.

 

 

sarko: « fait chaud! »

jeudi, juin 7th, 2007

sérieusement, j'y croyais pas trop.

sérieusement, arriver à un accord sur le climat pour une première intervention présendentielle internationale, pendant le g8, j'y croyais pas trop.

sérieusement, réussir à imposer dans le texte sur la réduction des gaz à effet de serre une réduction de 50% d'ici 2050 et le mot "sérieusement" entre "réfléchir" et "réduction des émissions", j'y croyais pas trop.

sérieusement, demander à impliquer les états émergeants comme la Chine et l'Inde dans cet effort collectif, j'y croyais pas trop.

sérieusement, cela n'impose pas vraiment grand chose, alors espérer que Bush va faire en sorte de réduire de moitié, voire même seulement de 10%, les émissions de GES dans son pays, j'y crois pas trop.

sérieusement, espérer que la Chine et l'Inde nous écoutent, alors que le gouvernement des USA s'en fout royalement, j'y crois pas trop.

sérieusement, espérer qu'en réduisant de moitié la réduction des GES dans le monde d'ici 2050 va changer quelque chose au réchauffement climatique en cours et aux futures catastrophes humanitaires annoncées, j'y crois pas trop. 

sérieusement, ce qu'à fait sarko me fait plaisir, mais que ça servira beaucoup, j'y crois pas trop.

sérieusement, que nos politiques prennent vraiment au sérieux (un jour) ce qui nous attend, j'y crois pas trop. 

sérieusement, je pourrais continuer longtemps comme ça ce billet, mais n'y croyez pas trop. 

are you happy (feet) ?

mercredi, juin 6th, 2007

rhaaaaâââaaa!

ilébôooooo!

idansbieeeeeeeeen!

*cri semblable à celui d'une groupie en rut*

 

nan sans dec', j'essaie de me contenir, mais c'est dur.

"happy feet", l'un des meilleurs films d'animation (à mon goût) sort aujourd'hui en dvd. sur grand écran, j'avais trouvé ce film d'une granditude à tomber par terre (et à rester le cul collé sur la banquise).

des paysages tellement grandioses qu'on les croirait naturels, des blizzards décoiffants (oui oui, on sait, j'aime la météo pour ses phénomènes extrêmes), la glace, la banquise, servent de décor à une histoire pas manchot pour deux sous.

à la suite d'un "accident de couveuse", le petit manchot Mumble devient inapte au chant. en effet, doué d'une voix de casserole, son avenir en tant que futur père de famille est mal engagé, puisque le chant d'amour est plus que nécessaire pour former des couples. il chante peut-être mal, mais par contre qu'est-ce qu'il danse bien des claquettes!!!

présenté comme ça, le début peu paraître un doux dessin nanimé pour les nenfants, mais le film tient sur un scénario qui va beaucoup plus loin que ce prétexte à de superbes scènes chorégraphiées de claquettes avec des milliers de manchots dans des décors désolés. plus loin. vers l'infini et au-delà (comment ça, c'est emprunté?).

chose qui ne paraît pas dans les teaser… 

les claquettes servent de fond pour une histoire humaniste à la trame écologiste engagée (mais pas extrémiste). ici, les humains sont des aliens qui enlèvent les mouettes. ils sont des dieux invisibles (ou presque) qui laissent des traces de leur passage, sous la forme d'emballages plastiques, de stations abandonnées, d'épaves métalliques aux allures de monstres des anciens temps. ils sont également la cause de l'affammement des colonies de manchots, pêchant à outrance la pouascaille du coin. alors un jour, Mumble, incompris de ses pairs, dans une société en proie à l'aveuglement et à l'obscurantisme, va partir à la recherche des aliens pour leur expliquer qu'ils peuvent coexister avec les manchots.

 

un film de claquette à consonnance biblique sur fond d'écologie. ou l'inverse. voilà comment je définis "happy feet". à la croisée des "10 commandements" et de "rencontre du 3ème type", avec un zest de "grease"… et le mélange, contre toute attente, a pris!

en plus on se marre avec les petits manchots "latinos" rencontrés par Mumble, et il y a des scènes d'anthologie. 

je sais, c'est pas objectif. enfin, si. enfin, non…

 

pour ceux qui ne l'ont pas vu, n'hésitez plus!

teaser

la goutte d’eau

mercredi, juin 6th, 2007

il existe une idée répandue comme quoi les américains sont anti-écolo. c'est sûrement vrai pour certains, comme ça l'est pour d'autres qui ne sont pas originaires des USA.

c'est sûrement vrai de la part d'un gouvernement qui pense plus à remplir ses poches à l'aide de lobbies pétroliers, ou plutôt d'industriels du pétrole voulant remplir leurs poches en influençant le gouvernement et en distribuant des dessous-de-tables.

c'est sûrement vrai lorsque les courtiers américains font grimper les prix du baril en prévision d'une année que les prévisionnistes météo annoncent comme particulièrement riche en ouragan (golfe du mexique + ouragans = risque sur les plates-formes pétrolières).

c'est sûrement vrai lorsqu'en vue du G8 qui va commencer en allemagne, le président Georges Walker Bush annonce qu'il ne veut pas discuter chiffres si l'on aborde le sujet de réductions des gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique.

c'est sûrement vrai pour tout un tas de raisons.

 

mais ça fait quand même plaisir de voir que tous ne sont pas arnachés derrière leur gouvernement, munis d'oeillères et filant droit dans le mur.

le maire de New-York, Michale Bloomberg a dévoilé en avril son plan PlaNYC, consistant à réduire de 30% les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) d'ici 2030, et annonçant entre autres que les taxis avaient 10 ans pour réduire leur consommation. fin mai, il accélère le mouvement et annonce que d'ici 2012 les taxis devront avoir réduit leur consommation par 3. grosso modo, tous les taxis actuels, des grosses américaines gourmandes (consommation urbaine d'environ … 23 litres au 100km!!!), devront être remplacés par des véhicules hybrides! cela concerne plus de 13000 véhicules, et cela équivaudrait à retirer de la ville l'équivalent de 32000 voitures!

32000 véhicules dans une ville qui compte (hors agglomération) plus de 8 millions d'habitants, ça paraît une goutte d'eau dans l'océan…

une goutte d'eau…

 

dans le même temps, Governator (ce cher Schwarzy) a menacé d'attaquer le gouvernement fédéral en justice s'il ne le laissait pas imposer ses propres limitations en matière de pollution des véhicules. en effet, on sait peu (voire pas) que la Californie a voté, il y a quelques années, une loi exigeant des constructeurs une amélioration des performances énergétiques de leurs voitures. Mais pour qu'elle entre en vigueur, l'Etat doit obtenir une exemption de la part de l'agence fédérale de protection de l'environnement, agence qui n'a pas l'air empressée d'appuyer de telles initiatives. Schwarzie est appuyé dans son combat par douze autres Etats ralliés à son panache vert.

une goutte d'eau…

 

une goutte + une goutte + une goutte + …

peut-être un jour, dans longtemps, quand nous ne seront plus ici, ces gouttes d'eau auront fait déborder le vase, et par la même occasion vidé le baril (de pétrole, bien sûr). peut-être qu'un jour plus personne ou presque ne polluera plus que nécessaire.

comment ça: "c'est de la SF"? 

Evolution

mardi, juin 5th, 2007

Qui n'a rêvé d'être un écrivain lu et reconnu? (ou un acteur, ou un chanteur, ou un jetsetteur, sisi y'en a qui en rêvent).

j'en rêve depuis que je dois avoir 12 ans (à peu près). sauf qu'à l'époque, quand je lisais des romans, je me disais: "j'arriverais jamais à écrire des pages et des pages d'une même histoire! comment qu'ils font tout à pondre des chapitres entiers sur la présentation d'un personnage, un dialogue entre un peintre et un jardinier, ou une histoire de fesse en début d'intrigue qui fout en l'air une vie de couple pour le reste du bouquin?"

à l'école, j'étais loin d'être le dernier en français et en rédactions. on va même dire que j'étais plutôt bon. mais mes productions littéraires ("décrit tes dernières vacances", "raconte un évènement qui t'as marqué", "parle de ton chien, de ton chat, de tes parents, et tralala"), même si le sujet m'intéressait (ou pas), ne dépassaient que rarement les 4 pages (avec une grosse marge). je savais raconter des histoires, mais je savais moins les conter.

disons que ce désagrément ne m'a pas empêcher d'écrire, mais force est de constater qu'il m'a fallut du temps…

 

j'ai eu l'idée de mon premier roman (de SF, ça va de soi) alors que je devais être encore au collège. à l'époque, j'avais une petite machine à écrire que mes parents m'avaient offert, et je m'étais mis en tête de trouver un début à une histoire dans le genre "conquête spatiale". j'avais écris un premier chapitre, que j'avais même osé intituler "prologue" (ce qui voulait dire que je ne désespérais pas de faire quelque chose de long!). je suis retombé dessus un jour. j'ai rigolé…

bref.

j'ai réécris le début 3 fois supplémentaires. 3 fois tombées à l'eau car je n'étais jamais satisfait. puis en 2000/2001, je tenais une bonne fois pour toute mon idée. restait à la mettre en place, à creuser l'intrigue, les personnages, à instiller ici et là du suspens et de l'action, à mélanger le tout et à ressortir quelque chose de cohérent. au cours de l'automne 2006, j'ai mis le point final à ce roman, répondant au doux nom de "Evolution".

plus de 6 ans d'écriture pour arriver à terminer la 5ème version de ce qui était devenu pour moi une montagne infranchissable (comme quoi, faut pas désespérer). j'étais pas organisé pour deux sous, c'est vrai. et puis j'ai retravaillé l'intrigue entre temps, ajoutant de la matière ici et là, afin de rendre la chose plus solide, et surtout plus corsée (mouarf). j'ai accouché ainsi d'un roman en 4 parties, pour quelque chose comme 930.000 signes (2 chapitres en plus et j'atteignait le million! lol). ça fait dans les 300 pages A4 en times 12. moi qui pensait avoir des difficultés à atteindre les 150 à 200 pages au début…

mais même si j'avais surmonté le problème du "comment raconter longtemps", cela ne voulait pas dire que c'était forcément de la qualité. j'espère pourtant y avoir réussi. les quelques personnes qui ont pu le lire jusqu'à présent l'ont trouvé pas mal, et les deux premiers retours que j'ai eu de maisons d'éditions, même si les réponses étaient négatives (grosses maisons d'édition = peu ou pas de place pour les jeunes auteurs) me donnaient du "original", du "style agréable" et une "idée bienvenue". bon j'aurais préféré qu'ils me l'acceptent, mais quand même ça fait toujours plaisir à entendre.  j'ai envoyé le manuscrit entre la fin décembre et février/mars. je ne désespère pas, d'autant que c'est toujours très long.

 

quelques mots sur l'histoire quand même? lol

alors donc il s'agit de SF, qui commence comme de l'anticipation et qui finit comme de la hard-science, avec un zest de space-op au mileu et des vrais bouts d'action et de triturage de méninges dedans. 🙂

eugénisme, totalitarisme, manipulations génétiques, voyage temporel, religion, politique, guerre apocalyptique,… à peu près tous les thèmes qui me sont chers en matière de SF y passent.

voici les premières lignes du synopsis que j'ai envoyé aux éditeurs:

"Jovus Artan, tout comme le reste de la population d’Héphaïstos, est un employé modèle de la gigantesque Entreprise-Etat CaragX ayant à sa tête un Président et des ministres aux pouvoirs télékinésiques, seul gouvernement sur une planète semi-désertique comptant en tout et pour tout trois grandes villes. Ici vivent les Hommes, survivent les Selnats, et grésillent les Nerfs, sous la coupe des Sœurs Cyclades, la religion unique. "

Dans cette époque lointaine, les lois sont strictes, et l'eugénisme est de mise: ceux qui naissent en-deçà des normes imposées sont tués ou abandonnés à eux-mêmes (ce sont les Selnats), et toute personne blessées ne doit en aucun cas être sauvée (la sélection naturelle poussée à l'extrême). Jovus Artan est médecin légiste pour CaragX et décortique les cadavres de gens "normaux" et de selnats pour faire avancer les avancées scientifique en matière de résistance individuelle et de durée de vie.

un jour, alors qu'il s'aventure loin de la ville, il découvre, enfouit sous le sol un vieux musée recelant des objets qu'il n'a jamais vu (mais que nous connaissons, nous), un cadavre momifié et, entre autres, une machine à remonter le temps à l'intérieur de laquelle se trouvait un manuscrit rédigé dans une langue qui lui est inconnue.

cette découverte fait de lui le jouet passif, abusé et désabusé, d'une société totalitaire, de ses gouvernants, du passé de l'humanité, et de la mécanique quantique… 

 

voilà, je ne dirais rien de plus (pour l'instant) sur ce premier roman achevé, pour ne pas compromettre son intégrité.

et j'attends avec impatience qu'un des éditeurs sollicités me donne bientôt une réponse favorable.