Hello world!

août 2nd, 2012 by hockenberry

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le futur, c’est aujourd’hui!

juillet 13th, 2010 by hockenberry

votre tête ne vous plaît pas? changez-en!

Première (en fait, déjà cinquième) mondiale: l’équipe du professeur Lantieri a réussi une greffe de visage. la différence avec les autres, c’est que celle-ci a été totale, jusqu’à la greffe des paupières et des canaux lacrymaux.

le patient, un malade atteint de neurofibromatose (comme Elephant Man) a maintenant un visage tout neuf, qu’il va devoir conserver à grand renforts d’anti-rejets.

l’équipe de Lantieri a d’ores et déjà eu l’autorisation de 5 nouvelles greffes. nul doute que les acteurs, politiques et mafieux de tous bords vont se précipiter pour changer leur tronche qui ne passe pas bien à la télé!

et comme ils ne sont pas des animaux, ils seront probablement aussi prioritaires!

 

vos montagnes ne vous plaisent pas? rasez-les!

Les exploitants de charbon américains n’aiment pas les Appalaches. mais alors, pas du tout! Ces montagnes au nom pas catholique ne leur reviennent pas. Alors ils les rasent pour en extraire tout le charbon qu’ils peuvent.

la technique du "moutaintop removal" est radicale: transformer des collines boisées en terrain de foot géant en tuf.

on se demanderait presque s’il ne vaudrait mieux pas laisser fuir toutes les plates-formes off-shore du Golfe du Mexique…

 

vos marées noires sont trop petites? signez chez BP!

comment ça? il y a une marée noire dans le Gofle du Mexique? encore? ah, non, c’est la même que depuis  le 20 avril? ah, ben alors , ça va, pas de problèmes!

depuis le 20 avril, quelques 68,2 millions de litres de pétrole se sont échappées dans les eaux du Golfe, soit plus de 61000 tonne, soit encore l’équivalentà peu de choses près du Prestige (échoué en 2002 dans le golfe de gascogne).

le texas et la floride ont eux aussi, depuis quelques jours, des boulettes de fioul sur leurs plages.

l’avantage, c’est que les touristes n’auront pas besoin de beaucoup d’efforts pour bronzer et être noirs… attention quand même à la friture des coups de soleil!

 

vos feux d’artifices sont nazes! voyez grand!

marre des feux d’artifices pourris pour le 14 juillet? marre de voir tout le temps les mêmes pauvres "palmiers"? envie d’un bouquet final digne de ce nom? sortez votre télescope hubble et visez un coup la galaxie M106 (constellation des chiens de chasse) et ses jets d’hydrogène ionisés (en rose sur la photo ci-dessous (lien avec photo en grand format)) qui s’échappent du trou noir géant au coeur de la galaxie.

quand je serai grand et que j’aurai du pognon, je me paierai le même!

 

votre grand-mère a Parkinson? téléguidez-la!

à l’heure de Toy Story en 3D, le nouveau jouet du futur, c’est la grand-mère téléguidée!

des scientifiques américains ont réussi à soigner des souris de labo de leur maladie de parkinson en leur plantant de la fibre optique dans le cerveau (idée saugrenue, mais qui marche). l’avantage de la fibre optique, c’est qu’on peut faire de la lumière avec, et les signaux lumineux envoyés directement dans les neurones des petits rongeursleur a permis de contrôler leurs mouvements.

on pourra maintenant faire pareil avec les grands-parents qui tremblent, et les emmener faire les courses ou aller chez le docteur… depuis le salon! et pas besoin d’être une lumière pour que ça fonctionne!

 

vos pronostics sont nuls? mangez du poulpe!

les sites de paris en ligne s’en mordent les tentacules: Paulo, le poulpe anglais prisonnier de l’aquarium sea life allemand de Oberhausen, a vu juste a chacun de ses pronostics lors du mondial 2010 (tous les matchs allemands, plus la finale) soit 8 matchs sans erreur, et 1 chance sur 256 de ne jamais se tromper.

ceux qui disaient qu’il faut avoir une intelligence de poulpe pour apprécier le foot ont vu leurs 8 bras leur en tomber.

peut-être qu’en se faisant greffer le visage de Paulo, on deviendra infaillibles?

comme diraient Igor et Grichka (qui, à n’en pas douter, on besoin d’une greffe): "rien n’est impossible!"

 

 

Black Peace is coming from Louisiana !

mai 4th, 2010 by hockenberry

Après avoir ouvert la voie des nouvelles catastrophes naturelles, la Louisiane s’essaye aujourd’hui à montrer le chemin des magnifiques catastrophes anthropiques qui ouvrent cette nouvelle ère moderne.

En effet, afin de démontrer aux peuples de la planète que les catastrophes louisiannesques ne touchent pas que les pauvres blacks descendants des esclaves, toute la côte va être repeinte en noir. Comme ça, pas de jaloux. Tout le monde sera servi.

Tout ça grâce au flegme britannique outre atlantique, cette chère Bande de Putes  British Petroleum ayant choisi de faire un nettoyage de printemps sur une de ses plates-formes. Nettoyage par le vide, ça va de soi. Evidemment, comme on est en amérique, une bonne grosse et belle explosion s’implose, heu… s’impose!

(photo Reuters)

 

Le 20 avril 2010 ouvrait le bal: pour une raison encore inconnue (!) la plate-forme prenait feu après avoir terminé le perçage d’un nouveau puit; et le 22, elle sombrait par 1500m de fond, avec 2.6 millions de litres de pétrole brut à bord.

Le puit, quant à lui, n’a pas de robinet (ça doit coûter trop cher à ces pauvres Bouffeurs de Pudding actionnaires de British Petroleum). C’est un peu comme si vous ne coupiez jamais l’eau chez vous (quoique si on veut une piscine naturelle dans le salon…) ou si votre moteur de bagnole tournait sans cesse, même quand vous êtes au garage (certains le font, mais pour se suicider) ou si on vous vidait intégralement vos veines lorsque vous donnez votre sang à la croix rouge parce qu’on n’aurait pas encore inventé les catethers à robinet ni les poches de moins de 6 litres (on fait ça pour faire le boudin, me direz-vous).

Ce puit là, ou en l’occurence les 3 fuites qui le composent, chient dans le Golfe du Mexique au moins 800 000 litres de pétrole chaque jour.

J’imagine que certains ont arrêté les maths avant le lycée, alors on va essayer d’être concis et clairs:

– la plate-forme contenait 2.6 millions de litres, soit environ 2 336 tonnes,

– depuis le 22 avril, soit 13 jours (on est le 04 mai), il s’est échappé environ 800.000 litres par jour, soit environ 9 344 tonnes,

soit  11 680 tonnes à la grosse (à cette quantité, on n’est pas très regardant).

 

C’est pas mal, hein?

Sous réserve de bonnes estimations (80 000 litres par jour estimés au départ, 10 fois plus aujourd’hui), + tout ce qui va sortir dans les prochains jours, mois,…

Mais bon, ça ne parle pas trop encore aux gens.

Voyons voir un truc qui pourrait leur permettre la comparaison:

– pour les français: l’Erika, qui a coulé juste avant la tempête de 1999 dans le golfe de gascogne, a perdu environ 19 800 tonnes de pétrole en mer.

– pour les européens: le Prestige, qui a sombré au large du Cap Finistère (Espagne) en 2002, a largué 63 000 tonnes.

– pour les américains: l’Exxon Valdez, échoué près des côtes de l’Alaska, a déversé environ 38 500 tonnes.

 

 

Une paille!

On peut d’ailleurs s’en rendre compte avec cette photo satellite en date du 29 avril, où l’on distingue bien la belle tache irisée (en bas à droite) au large du delta du mississippi (au centre et à gauche) (l’échelle donne à peu près 100km de large à la tache de pétrole, la photo faisant elle 600km de large):

(crédits NASA)

Aujourd’hui, la nappe est 4 fois plus grande…

C’est très esthétique, notamment avec petit tourbillon, et aussi avec ces beaux bayous du Mississippi et leurs écosystèmes uniques.

Ouais, oh, on n’est plus à un ou deux écosystèmes près, à ce niveau.

Pour l’instant on s’inquiète plus de l’avenir de la crevette (ou du moins des pêcheurs à la crevette, comme Forrest Gump). La Bande de Putes British Petroleum a d’ailleurs proposé, dans sa grande générosité, de rémunérer les pêcheurs une misère de l’heure pour nettoyer tout ça, à condition bien sûr de ne pas l’attaquer en justice. On sait jamais, des fois qu’elle soit responsable…

L’autre solution prévue les rosbifs est de mettre sous cloches de métal les fuites de pétrole.

???

En plus je l’ai vue aux infos, leur cloche… elle est rouillée!  (véridique).

Ils ont bien tenté d’y mettre le feu, pendant un temps, mais le pétrole dans l’eau, ça a beau être du pétrole, c’est pas assez concentré pour bien brûler. et puis il reste toujours des résiduts sympa, qui puent bien et qui collent encore plus.

Je me demande s’il aurait pas mieux valu de bons produits chimiques dispersants et bien cancérigènes?

Parce que bon, plus que sauver les écosystèmes et les espèces du golfe et du mississippi, il faut plus s’inquiéter de l’aspect visuel des plages pour les touristes. Et puis eux, ils sont pas à un cancer près, hein! Qu’ils repartent de Louisiane ou de Floride tout rouges ou tout noirs, bon, on s’en fout un peu.

 

J’attends plus que la saison des ouragans commence (ça devrait démarrer très bientôt): s’il y en a un gros qui passe par là, il devrait pleuvoir du pétrole sur une bonne partie des USA.

On pourrait voir le résultat de 2 manières: soit un acte terroriste (c’est la mode), soit une tentative de réconciliation des peuples, en peignant tout le monde en noir.

Une deuxième hypothèse lumineuse, superbe, humaniste.

Il faut savoir souffrir pour la paix!

 

Black Peace!

 

le jeu de la mort

mars 18th, 2010 by hockenberry

ce n’est pas tous les jours qu’une émission de télévision est réalisée dans le but de dénoncer les dangers… de la télévision.

en l’occurence, le documentaire réalisé par Christophe Nick, avec la complicité de France 2 et d’une équipe de psychologues, a fichu un sacré coup de pied dans la fourmillière de la "télé-réalité" et de la télé-poubelle. la question est: "jusqu’où peut aller la télé?"

en questions subsidiaires: "jusqu’où peut aller un participant à une émission de ce type?" et "que recherche le public?" .

 

1: la télé peut aller où elle veut.

2: ici, 81% des participants sont allés au bout.

3: le public est le peuple. il veut du pain et des jeux. *pouce renversé!*

 

pour ceux qui seraient passés à côté de ce buzz médiatique qui fait parler de lui depuis plusieurs semaines, et qui auraient raté la diffusion de l’émission sur F2 hier soir, il s’agit de ce jeu-expérience-concept du "jeu de la mort" (baptisé "la zone extrême" pour les participants), et inspiré de l’expérience de Milgram, dans les années 1960.

cette expérience consistait à évaluer le degré d’obéissance d’un individu devant une autorité qu’il juge légitime et à analyser le processus de soumission à cette autorité. en l’occurence, l’autorité consistait en un scientifique, qui faisait croire à un cobaye qu’il menait une expérience sur l’apprentissage. ce cobaye, appelé "l’enseignant", devait faire mémoriser des listes de mots à une autre personne ("l’apprenant"). en cas de mauvaise réponse de l’apprenant, le cobaye devait lui infliger une décharge électrique, et cette décharge augmentait à chaque nouvelle réponse, ou en cas de non-réponse.

les décharges étaient factices, et "l’apprenant", qui était en réalité un acteur, simulait les chocs électriques (non, il ne savait pas imiter les éclairs…). l’acteur commençait par gémir un peu, puis fort, puis se plaignait fortement et finissait par crier qu’il ne voulait plus continuer et ne donnerait plus de réponse, tout en protestant et en pleurant qu’il voulait qu’on le libère.

le résultat de l’expérience était édifiant: 62.5% des cobayes infligeaient à "l’apprenant" la peine maximale!

la plupart tentaient bien (mais pas trop fort) de faire arrêter l’expérience, mais devant de simples incartades de la part de l’autorité, avec dans l’ordre:

  1. « Veuillez continuer s’il vous plaît. »
  2. « L’expérience exige que vous continuiez. »
  3. « Il est absolument indispensable que vous continuiez. »
  4. « Vous n’avez pas le choix, vous devez continuer. »

le cobaye continuait et allait jusqu’au bout. 450 volts !
et très important: on leur avait indiqué avant de commencer l’expérience qu’au delà de 350 volts, la décharge était dangereuse, voire mortelle!
pour simple rappel, notre cher courant alternatif dans notre maison est du 220 volts, et est responsable de nombreux décès chaque année. une chaise électrique, distribue une décharge mortelle de 500 volts. les premières chaises électriques fonctionnaient sur du 300 volts (le condamné ne mourrait pas de immédiatement, mais qu’à cela ne tienne, il suffisait simplement de lui envoyer plusieurs décharges de suite v.v ). un vrai physicien vous dira que c’est l’ampérage qui compte, mais quand même…

dans le jeu factice de France 2, ce sont 81% des candidats-cobayes qui ont administré la décharge maximale (460 volts!) au joueur-acteur. sans rien à gagner au bout, puisqu’ils savaient pertinemment participer à un test pour la mise au point du jeu! qu’est-ce que ça aurait été s’il y avait eu véritablement 1 millions d’€ à gagner au bout?!!!

certains (dont un d’une particulière mauvaise foi) ont même tenté, après coup, de se dédouaner en disant qu’ils ne croyaient pas réellement infliger des décharges, qu’ils "savaient" que c’était faux. sauf qu’ils n’en avaient aucune preuve. et que dans le doute, il vallait mieux arrêter.

 

 

19 pauvres % se sont arrêtés avant la fin, dont la moitié environ a tout de même distribué une décharge de 360 volts.

19 pauvres % qui, tôt ou tard, on réussi à se rebeller contre l’autorité, comprenant qu’ils étaient en train d’agir contre leur volonté, et de torturer une personne qu’ils avaient rencontré 10mn auparavant.

ça fait peur.

impossible, me direz-vous! vous ne seriez pas allé au bout! vous avez une conscience morale (ou pas) !

 

détrompez-vous. environ 80% d’entre vous auraient fait la même chose. c’est humain. ça s’appelle l’obéissance, le rejet des responsabilités, la soumission à l’autorité.

cette simple expérience, que ce soit en 1960 ou aujourd’hui, met en lumière comment autant d’atrocités ont pu se produire au cours des siècles, et notamment pendant la "solution finale" instaurée par les nazis.

 

*entracte!*

Godwin Awards

 and the winner is:

HOCKENBERRY!

merci, merci! ^^

*fin de l’entracte!*

et le panel de cobayes sélectionnés pour l’expérience ne fait de cadeaux à personne: peu importe la couleur de peau ou l’origine sociale, tout le monde est influençable. et même les descendants victimes des camps de concentration! (*ah, j’ai déjà eu mon point Godwin, je laisse le deuxième à quelqu’un d’autre!*). il n’y a qu’à lire les témoignages extraits de l’émission dont celui que j’ai extrait ici:

"A mon tour, j’ai obéi"
SOPHIE, 46 ans, hôtesse navigante (extrait de L’Expérience extrême)
"Mesgrands-parents ont porté l’étoile jaune dès 1941. Depuis que je suistoute petite, je me suis toujours demandé pourquoi ils l’avaient fait.Pourquoi ils avaient obéi à cet ordre? Puis pourquoi ils se sont laisséprendre. Pourquoi ils sont montés dans les wagons et ont disparu dansla Shoah… Et voilà qu’à mon tour, j’ai obéi. Bien que je me pose cesquestions depuis si longtemps, j’ai aussi obéi. Vous voyez? J’ail’impression de comprendre un peu mieux…"

beaucoup de ces participants, que ce soit ceux qui se sont arrêtés où ceux qui sont allés au bout, ont été plus ou moins traumatisés par cette expérience. je pense encore à cette fille toute tremblante après avoir refusé de continuer après avoir infliger 360 volts au "joueur", et qui a fondu en larmes lorsque l’acteur est venu la voir pour lui expliquer que tout allait bien.

la conclusion de ceux qui ont organisé ce jeu de la mort est que la télévision a acquit un pouvoir d’autorité extrêmement puissant, et que la plupart de ses consommateurs sont prêts à lui obéir et à avaler ce qu’elle leur sert, car elle est la garante de leur bien être.

pour moi, il ne s’agit pas que de la télé. les gens, en règle générale, ne savent pas dire "NON!". ils obéissent, même quand ce qu’on leur demande, à partir du moment où cela vient d’une autorité quelle qu’elle soit, va à l’encontre de la morale et de leur morale. ils se déchargent. "je ne suis pas responsable. on me demande de faire, je fais."

c’est ça qui fait peur.

quand j’entends dire les gens que pendant la guerre ils auraient été résistants, je demande à voir… combien auraient eu la force de s’opposer à la puissance ennemie?

combien, à l’instar du symbole de la résistance étudiante à Tien An Men (dont les archives ont été ressorties et montrées en exemple par le réalisateur du documentaire) qui se plaça devant les chars de l’armée et grimpa même sur l’un d’eux avant d’être emportés par la police (on ne sut jamais ce que cet homme subit par la suite, mais on en a une petite idée), combien auraient eu un tel courage? sachant pertinemment ce qu’il allait lui arriver par la suite? combien sont capables de s’opposer à l’autorité, pour sauver une cause juste, quitte parfois à se mettre eux-mêmes en danger?

 

 

très peu.

si peu.

moins de 20% …

c’est si révélateur!

pour ceux qui doutent encore, on pourrait rapprocher cette expérience avec celle de Stanford, qui sélectionna 18 sujets pour leur stabilité et leur maturité, et leur attribua aléatoirement des rôles de prisonniers ou de gardiens de prison, avec des règles strictes à suivre. au bout de 2 jours seulement, une émeute des prisonniers éclata, et les gardiens multiplièrent les mauvais traitements (souvent humiliants) malgré les ordres  clairs qui leurs avaient été donnés au début de l’expérience. de nombreux cobayes souffrirent d’un sévère dérangement émotionnel suite aux traitements qui leur avaient été infligés.

un excellent film a d’ailleurs été tiré de cette expérience: "l’expérience" .

 

 

 

sur le même principe, un professeur d’histoire dans un lycée américain tenta d’expliquer à ses élèves comment un gouvernement totalitaire pouvait se mettre en place et arriver au pouvoir, en proposant une "mise en situation". celle-ci dépassa l’effet attendu et pris une ampleur qui le dépassa. cette histoire inspira un roman et un film, intitulés "la vague".

 

 

 

ne vous y trompez pas.

d’ailleurs, je regrette que l’émission se soit arrêtée à la simple analyse du participant, et n’aie pas fait celle du public, qui lui aussi était dupe, croyant réellement assister à un jeu. un public qui applaudissait et encourageait le participant. on ne voit que quelques personnes dans ce public qui ont véritablement l’air de souffrir avec les cris de l’acteur, mais personne ne disait rien et la grande majorité suivait le tout comme si tout était normal (ou presque).

effarant et choquant.

du pain et des jeux.

les jeux du cirque.

deux gladiateurs.

et des spectateurs, le pouce tourné vers le bas.

à mort!

 

Xynthia: quelques centaines de millions d’euros. Pour tout le reste, il y a…

mars 2nd, 2010 by hockenberry

Xynthia est passée. Ce n’est pas le dernier modèle de Renault, mais la tempête qui a balayé la France ce week-end.

des rafales jusqu’à 159km/h sur la côte, une forte marée (coef 102) et une pression atmosphérique très basse (969hpa). autant de  phénomènes conjugués que l’organisme Meteo France avait bien prévus en lançant dès samedi après-midi une alerte ROUGE sur 4 départements (Les Charentes Maritimes, la vendée, les Deux Sèvres et la Vienne), pour du vent violent, des inondations, et un phénomène de submersion (à ne pas confondre avec l’inondation terrestre, dûe aux débordements des fleuves!).

Bilan à ce jour: 51 morts et 8 disparus…

pourquoi?

reprenons:

– prévisions OK,

– alerte OK,

– services publics prévenus,

– population prévenue.

 

bon. qu’est-ce qui n’a pas marché, alors?

2 choses:

– il y a toujours des imprudents qui ne voient pas le danger. on ne pourra jamais rien faire pour eux. mais il s’agit là d’un petit pourcentage des décès de ce week-end! 

– des digues ont cédé sous la pressions de la mer, noyant des maisons et leurs habitants en pleine nuit.

 

bien. enfin non, pas bien. mais c’est la nature. cruelle et… imprévisible?

arf, voyons ce qu’en dit la présidente de la région:"Ségolène Royal,présidente de la région Poitou-Charentes […] a elle aussi estimé que la conjonction dephénomènes météorologiques était imprévisible." source: Reuters : http://fr.news.yahoo.com/4/20100301/tts-france-tempete-bilan51-ca02f96.html 

puisque Ségo nous dit que c’était imprévisible, alors… Météo France avait donc lu dans des tripes de poulet et miracle a deviné juste! wahou! la vache!

plus sérieusement, ce qui était prévisible, c’était qu’une zone située SOUS le niveau de la mer avait un risque non négligeable (c’est un euphémisme!) d’être inondée en cas de rupture d’une digue de protection.

faut pas être sorti d’une grande école pour le deviner. d’ailleurs, les services de la DDE avaient prévenu les communes: http://www.20minutes.fr/article/387914/France-Xynthia-la-DDE-avait-mis-en-garde-la-Faute-sur-mer-les-elus-se-defendent-de-ne-pas-avoir-construit-a-outrance.php

il existe même un Dossier Départemental des Risques Majeurs validé par la Préfecture de Vendée, édité en  2003 et mis à jour en 2005, qui classe en rouge ("risque avec enjeux humains) les deux communes de La-Faute-Sur-Mer et de l’Aiguillon-Sur-Mer, soit celles qui dénombrent la majeure partie des victimes…: http://www.vendee.pref.gouv.fr/sections/thematiques/securite/securite_civile/risques_naturels_et/dossier_departementa/downloadFile/file/Dossier_departemental_des_risques_majeurs.pdf?nocache=1204652305.04  regardez en page 21-22-23 du document ci-joint, c’est édifiant! on y parle des phénomènes de surcôte dûs aux ondes de tempêtes.

mais qu’est-ce qu’une onde de tempête, me direz-vous?

pour faire simple, c’est le même phénomène qui a également causé la rupture des digues à la Nouvelle-Orléans en 2005 lors du passage de l’ouragan Katrina.

pour les cinéphiles, c’est le même phénomène (en plus puissant) qui englouti, entre autres, New-York dans "le jour d’après". on notera que dans ce film, de véritables images d’archives d’une véritable onde de tempête ont servi pour monter un faux journal TV pour de fausses news venant du Québec et de l’Ecosse.

une onde de tempête n’est rien de moins que l’action combinée d’une pression atmosphérique très faible (en fait, la pression plus forte aux extrémités de la tempête repousse la masse d’eau vers le point où la pression est plus faible, donc au centre) et du vent. ajoutez à cela un coefficient de marée (naturelle, celle là) élevé, et votre onde peut permettre l’élévation de la mer jusqu’à 9m (plus haute onde de tempête connue) au-dessus du niveau normal !

 pour plus de détails:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Onde_de_temp%C3%AAte

http://www.cyclonextreme.com/cyclonedicoeffets.htm

 

C’est la nature, dans toute sa violence. et le phénomène était prévu. DONC!

Les autorités locales auraient du évacuer les habitants.

On pourrait objecter que les digues étaient en mauvais état, mais que leur rupture n’était pas prévisible. peut-être. certainement, même. mais pas besoin de s’appeler Enstein pour deviner que le destin d’une digue est de céder un jour ou l’autre.

ALORS!

LES COLLECTIVITES (COMMUNES ET PREFECTURE!) N’AURAIENT JAMAIS DU DONNER DE PERMIS DE CONSTUIRE SUR DE TELLES ZONES, SITUEES 2M SOUS LE NIVEAU DE LA MER. d’autant que ces zones gagnées sur la mer étaient au départ destinées à l’agriculture!

et c’est encore plus révoltant quand ces mêmes collectivités disent aux futurs acheteurs que ces zones ne sont pas inondables: http://www.20minutes.fr/article/388074/France-Apres-le-passage-de-Xynthia-debat-sur-les-zones-inondables.php

et Ségolène Royal d’objecter qu’il faudra songer à agrandir les digues !

ben tiens! voilà une solution qu’elle est bonne! digne d’un énarque…

 

aujourd’hui la Vendée: http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/01/la-tempete-xynthia-souleve-la-question-des-constructions-en-zone-inondable_1312786_3244.html#ens_id=1311986

demain, qui d’autre?

certains disent qu’il faut bien loger les personnes qui veulent une maison. soit. attendez-vous donc à de telles catastrophes.

en bord de mer, on met des habitations derrière des digues. en montagne, on les place dans des couloirs d’avalanches. en plaine, on les construit dans les lits majeurs des fleuves. etc, etc…

l’urbanisation à tout prix. l’argent (des taxes locales et foncières) à tout prix. mettre la vie des gens en danger… à n’importe quel prix.

pour tout le reste, il y a eurocard/mastercard.

 

Terreur

janvier 6th, 2010 by hockenberry

Depuis que j’ai lu les Cantos d’Hypérion, moi y en a être devenu un grand fan de Dan Simmons. Ce qu’il y a de bien, avec lui, c’est qu’il passe d’un genre à l’autre avec aisance. Si je l’ai abordé pour la SF (Hypérion; Ilium/Olympos), il n’en reste pas moins très bon dans le fantastique (l’échiquier du mal), le polar (teinté de fantastique, quand même), et la nouvelle (il faudra qu’un jour je m’attelle au "Styx coule à l’envers").

 Avec "Terreur", il s’attaque au roman d’aventure historique (avec toujours le côté fantastique qui s’accroche).

Avec "Terreur", il vous met dans l’ambiance.

 

 

Une ambiance glacée et humide du bout du monde. Le bout du monde le plus froid et le plus désolé qui soit: l’archipel arctique canadien, et plus précisément l’île du Roi Guillaume, haut lieu des faits qui se déroulent dans ce roman.

On suit en réalité les déboires (la bérésina!) de l’expédition de la marine royale anglaise, expédition dirigée par Lord Franklin et qui avait pour but de trouver le mythique "passage du nord-ouest" (le nord-ouest de l’atlantique, qui permettrait aux navires de toute sorte de traverser le pôle nord pour gagner le pacifique, et donc de gagner un temps précieux sur leurs trajets), cela au milieu du XIXème siècle.

Dans les faits historiques, cette expédition a été corps et biens perdue. Des explorateurs et des navires de Sa Majesté retrouvèrent ça et là quelques indices du passage des marins (des tombes; des cairns à l’intérieurs desquels étaient glissés des messages; une chaloupe  avec deux squelettes, donc l’un en pièces et portant des traces de dents, et contenant aussi des effets personnels tels des livres, de la vaisselle et des vêtements,…), ainsi que des témoignages de quelques inuits précisant qu’ils avaient vu des hommes blancs.

Nul ne su jamais vraiment ce qu’il était advenu de l’expédition. Plus de 120 hommes répartis sur 2 navires (l’Erebus et le Terror, ce dernier donnant son nom au roman). Disparus.

Et c’est là que l’imagination et la verve de Dan Simmons entrent en scène, en ajoutant à l’histoire une jeune inuit muette, ainsi qu’un monstre qui pourrait ressembler à un ours polaire s’il ne faisait 2 fois sa taille, et qui trouve un malin plaisir à poursuivre, martyriser, et mettre en pièce les marins pris au piège des glaces à quelques encâblures de l’île du Roi Guillaume, les uns après les autres.

Tout d’abord, la description des navires et de la vie des marins à leur bord est surprenant de réalisme et de détails. Simmons s’est extrêmement bien documenté. Ensuite, le froid et la glace forment un personnage de fond, omniprésent, qui agit et qui pèse sur l’environnement, sur les navires, sur les marins, et sur toutes choses. A la lecture de ces longues pages givrées, on se surprend à chercher la chaleur, à faire en sorte d’éviter les engelures, à faire attention aux trous de glace, aux crêtes de compression, aux icebergs tranchants, aux orages de grêle. On sent l’humidité s’emparer de nos vêtements et les geler. Survivre par -50°C, voire -70°C, à l’époque, c’était tout un art, que seuls les eskimos avaient appris. Les marins, bien que solides, n’étaient pas faits pour ça: le froid, les engelures, les pneumonies, le scorbut (après 3 ans coincés dans la banquise!), et les organismes sont soumis à des épreuves telles que la mort semble être le seul salut. Et la vie, comme le cite l’auteur et son personnage principal, en reprenant les mots du "léviathan", est solitaire, misérable, dangereuse, animale et brève.

solitaire comme la chose des glaces,

misérable comme les marins,

dangereuse comme le froid,

animale comme l’instinct des hommes, lorsqu’il perdent tous leurs repères, meurent de faim, se mutinent, et se tournent vers le meurtre et le cannibalisme,

brève… comme la vie (et comme la langue de Lady Silence).

 

un roman épique, d’une envergure énorme, et dont le souffle empeste la charogne et la mort. une confrontation totale entre la civilisation et la nature, entre la religion et la peur, entre les hommes et les monstres (de toutes natures) !

Avatar que j’aimais

décembre 27th, 2009 by hockenberry

Il y a des campagnes marketting rondement menées pour annoncer un produit extraordinaire qui est en fait totalement ordinaire. Il y a des campagnes marketting qui en font beaucoup trop pour pas grand chose. En général, les gens plongent à pieds joints dedans, pour en ressortir déçus.

Ensuite il y a les buzzs (qui sont en fait des campagnes marketting virales, ou pas loin). Et on nous en gave comme les oies et les canards avant les fêtes.

 Enfin, il y a la réalité.

Et quand la réalité s’avère être au moins aussi bien que ce que l’on nous promettait, le Pape lui même pourrait y laisser des plumes. Tiens, d’ailleurs, Benoit XVI a été agressé le soir de Noël par une folle récidiviste.

Mais alors? Qu’en était-il d’ "AVATAR"?

 

En un mot? EXTRAORDINAIRE

En deux mots? UNE CLAQUE!

En trois mots? TOUT SIMPLEMENT SUBLIME!

En quatre mots? ENORME, MAGNIFIQUE, SUPERBE, MAGIQUE!

En cinq mots? IL ME TROUE LE CUL!

En six… non j’arrête.

 

On nous avait annoncé un changement drastique dans l’ère du cinéma (tographe), et pour une fois c’est le cas. On parle là des images de synthèses et de la 3D, dont nous ne voyons plus les raccords mal foutus comme avant. On parle là de l’imagination qui n’a désormais plus de limites dans sa réalisation portée sur grand écran.

Et d’ailleurs, sans imagination, Avatar n’est rien. Car il est vrai que le scénario conçu par James Cameron, s’il ne brille pas par ses rebondissements que l’on peut voir venir comme le train à l’horizon, se révèle dans la conception du monde qui entoure les protagonistes, à savoir la planète Pandora. C’est un documentaire scientifique fiction à lui tout seul, ce qui donne toute sa force au film, ce de quoi il tire toute sa quintessence. Un film univers! Duquel on pourrait sortir des centaines d’histoires tant il est riche!

On retrouve dans Avatar les préoccupations de son auteur, tant les fonds marins (sublime végétation et superbes animaux phosporescents), que le propos écologique (honte à ceux qui n’ont jamais vu la version longue d’ "ABYSS" !). Et si Cameron s’attarde tant sur la description de ce monde, c’est parce que ce monde EST la trame. Un monde conçu dans une logique digne de l’évolution elle-même, et dans lequel la préservation de l’environnement prend tout son sens.

Je ne vais pas spoiler pour les malheureux qui n’ont pas encore chaussé leurs lunettes 3D, mais on se prend à aimer Pandora, à souhaiter qu’elle existe, et à s’y connecter comme le fond les Navis. On y projette notre propre monde, la Terre, et l’on y saisit alors tout ce que cette Terre pourrait nous donner si nous n’y étions pas attachés que par la spéculation et l’exploitation pour l’appât du gain. Pandora est notre monde. Et nous étions des Navis. Nous sommes devenus aujourd’hui des Hommes.

Comme le disent les peuples primitifs de la Terre, nous sommes "ceux qui prennent". Peuples primitifs que représentent les Navis, comme une revanche des indiens contre les colons américains, ou comme une revanche de n’importe quel peuple que les grandes puissances de ce monde ont voulu asservir pour se servir. et contre le capitalisme. on retrouve d’ailleurs dans les paroles du général de l’armée le discours de G.W.Bush; des références à l’Irak; des références au 11 septembre;…

et tout ça dans une fable à la confluence de la SF et de la fantasy portée par Hollywood. Comme quoi… on peut combattre le mal avec ses propres armes.

 

Une vraie révolution. à tous les sens du terme.

 

la fin du monde en 2012 inepties scénaristiques

novembre 13th, 2009 by hockenberry

J’aime les films catastrophe. en tout cas, quand on ne passe pas les 3/4 du film à se pencher sur les affaires de cul et de coeur des protagonistes, ça passe pas mal, même si le scénario est abracadabrantesque.

c’est donc le cas de 2012, que je suis allé voir hier soir.

ATTENTION: SPOILERS

2h40 (ou presque) d’engouffrage de dollars dans des effets spéciaux hallucinants. sisi, c’est très bien fait, on en aurait même peur! (rhâ, le raz-de-marée, et dire qu’on croyait être à l’abri en haute-montagne!).

tout ça à cause des neutrinos.

halala…

en fait, moi quoi m’attendait à ce que ce soit la faute à un alignement de planètes (bien que l’on sache pertinament que le 21/12/2012 il n’y aura aucun alignement de planètes),  voire à l’hypothétique Nibiru, la planète cachée (tellement bien cachée qu’elle n’existe pas), qui frôlerait la Terre, Roland Hemmerich s’est donc penché sur une cause un peu plus "scientifique" pour raconter l’effondrement de la Terre (au propre comme au figuré): le soleil et ses foutus neutrinos, qui en 2009, à cause d’une augmentation sans précédent de l’activité solaire (manque de bol, de la réalité, c’est carrément l’inverse: Soleil au calme plat ou presque…), dont le point culminant se trouvera en 2012, les neutrinos qui s’en échappent bombardent la Terre et la transforment en cocotte-minute-à-micro-ondes.

bref, à partir de là, évidemment, ça part en couilles total.

La faille de San-Andreas, d’abord, puis le Yellowstone, ensuite. superbe explosion d’ailleurs.

Evidemment aussi, on ne voit que les catastrophes sur le sol américain (sauf peut-être 1 ou 2 de part le monde, mais bon, ça passe vite). ah non, je suis mauvaise langue: on voit la Tour Effeil s’effondrer… à Vegas! ben oui, y’a des casinos à Vegas.

Donc, ça pète, ça casse, ça s’effondre, ça raz-de-marise, ça explose de partout. on en a pour son argent, ça c’est sûr.

 

Sauf qu’en vrai, le héros (John Cusack), devrait être au mort au moins… pfiouuu! au moins si c’est pas plus! et puis c’est un porte-guigne! faut pas être avec lui! ou au moins anticiper ce qu’il va faire!

je récapépète:

SAN-FRANCISCO

– il est à san-francisco quand le BIG-ONE arrive. la faille de san-andreas le poursuit en glissant, et sa bagnole (ou son avion) est toujours à quelques mètres devant elle. alors que normalement la faille devrait glisser uniformément sur toute sa longueur (donc le héros: direct dans le gros trou béant).

– en plus y’a plein d’immeubles qui s’écroulent tout autour, des voitures, des camions, des trains, qui sont projetés de tous les côtés, et môsieur, avec sa limousine, il esquive tout! wahou! putain, je vais acheter une limou comme prochaine bagnole (super pratique pour monter les petites routes avec des virages en épingle comme y’a chez moi). idem avec l’avion.

la preuve en images (extrait promotionnel du film):

le yellowstone

– évidemment, il est aussi au Yellowstone quand ça pète. le Yellowstone, pour ceux qui savent pas, hormis le fait que c’est un grand et magnifique parc national au USA, c’est aussi la caldeira de ce que l’on appelle un SUPERVOLCAN (c’est pas pour faire joli, parce que c’est le nom scientifique. donc quand les scientifiques disent que c’est super, c’est que ça l’est!).

il y a un certain nombre de supervolcans de part le monde. Le lac Toba (probablement responsable de la dernière glaciation selon des théories récentes) dont la caldeira (le cratère du volcan, donc, en termes simples) fait 100Km de long sur 30km de large… (rien que ça!):

plus près de nous, il y a les Champs Phlégréens, situés à l’ouest de Naples, dont la caldeira fait quelque chose dans les 15km de diamètre :

parmis tant d’autres:

-lac Taupo (Nouvelle-Zélande) : caldeira de 30/40 km de diamètre.

– Mont Aso (Japon): caldeira de 25km sur 18.

– Caldeira d’Aira (Japon): 23km sur 18

– Caldeira de Long Valley (californie): 32km sur 17

– caldeira la Garita (colorado): 45km

et d’autres plus petites.

et j’oubliais donc le Yellowstone: caldeira de 85km de long sur 45 de large!

plus d’infos sur les supervolcans: http://fr.wikipedia.org/wiki/Supervolcan

ces volcans, donc, sont les plus destructeurs du monde, avec un indice d’explosivité colcanique de 8 sur une échelle de… 8. pour comparaison, l’explosion du Krakatoa, en 1883, était de VEI 6. le volume de matière expulsé n’était que (sic!) d’une 20aine de km3, contre plusieurs milliers de km3 pour des supervolcans. le bruit de son explosion (au krakatoa) est le plus fort de l’histoire de l’humanité! cette explosion équivalait déjà à l’équivant de 13000 bombes d’Hiroshima. celle d’un supervolcan équivaudrait donc à l’arsenal nucléaire tout entier, voire beaucoup plus. le tsunami qui avait suivit a produit une vague atteignant localement 30m de haut, et a tué plus de 36 000 personnes (pour l’époque c’était déjà énorme, à comparer avec les 300000 et quelques décès dûs au tsunami de 2004 dans des régions surpeuplées et touristiques!). et l’onde de choc a fait plusieurs fois le tour de la Terre. on n’ose pas alors imaginer ce qui résulterait d’un supervolcan! encore moins l’hiver nucléaire qui s’ensuivrait (le krakatoa a fait baisser la température du globe d’environ 0,25°C (jusqu’à 1.3°C en moins dans certaines parties du globe), et celle provoquée par le Toba, il y a 74000 ans est estimée à 3/3.5 °C (jusqu’à…15°C en moins dans certaines parties du globe!)).

l’explosion du krakatoa et la théorie du Toba dans les liens joints.

bref. un cataclysme qui peut provoquer l’extinction des espèces!

et donc, dans le film. le héros se trouve sur le parc du Yellowstone quand ça pète…

ah…

bon…

et il s’en sort?

ben… voui.

notez qu’il (et sa famille) survit (dans l’ordre): à l’aveuglement (combien de bombes atomiques, déjà?),  au bruit (il devrait être minimum sourd), au souffle (non, tout va bien, ça fait le même effet qu’un pet de lapin), à la chaleur du souffle, et aussi à la chaleur de la nuée ardente qui rattrape l’avion (avant de s’arrêter comme par magie).

 

les tsunamis

le déplacement des continents sur plusieurs milliers de km (sic!) (et heureusement d’ailleurs, sinon le film finit assez connement avec le crash des héros dans l’océan)) et les séismes cataclysmiques qui en résultent provoquent des tsunamis de 1500m de haut (dixit le film). et donc, c’est normal que ça atteigne…. le tibet (altitude moyenne: 4800m quand même!).

 

bref.

on évitera aussi de parler des spectaculaires "deus ex machina" (avions, hélicos, camionnette…) qui permettent aux protagonistes d’atteindre l’endroit où ils seront à l’abri, sinon ça serait pas drôle.

parce qu’en fin de compte, ce film est plus qu’un film catastrophe: c’est un film comique (ma femme était pliée de rire pendant les scènes de destruction!)

et pourtant, ça restera aussi (pour moi) le film catastrophe le plus spectaculaire que j’aie pu voir! (mieux que "le jour d’après", du même Emmerich, que à l’inverse de la critique qui l’avait élevé au rang de navet international, j’avais mis en bonne place dans ma dvdthèque. en plus, contrairement à "2012", tous les phénomènes décrits dans "le jour d’après" sont plausibles!, si l’on ne tient pas compte du fait que ça se produit en 3 semaines montre en main).

et puis il faut bien un jour après 2012 (j’imagine bien l’océan complètement gelé après les tsunamis! mdr: "ah bon ben on est coincés au pied de l’everest, désolés, on va camper là). et j’ai cru comprendre qu’une série dérivée du film était en pourparlers.

en plus, ça permet d’écouler le stock de pop-corns et de bonbons en regardant des milliards de gens crever. c’que c’est bon!

décollage réussi!

novembre 5th, 2009 by hockenberry

il est clair qu’Hockenberry (scholiaste) ne peut que se passionner pour tout ce qui pourrait l’emmener un jour (en chair, en os, ou en esprit) dans l’espace. il en est donc obligé de passer par les phases d’essai de la NASA.

bien content, donc d’avoir vu que le nouveau bébé lanceur  de celle-c, j’ai nommé Ares (version I-X), a réussi son vol d’essai la semaine dernière, au décollage de cap canaveral.

pas moins de 2mn pour atteindre une altitude de 45km, ça fait juste une accélération de 3G et une vitesse max de 4,76 mach. une broutille qui vous donne un bon lifting.

 

Ares (dieu de la guerre dans la mythologie grecque, faisant écho au dieu Mars dans la mythologie romaine) pour permettre d’ici quelques années les vols habités vers la Lune (prévu en 2020), puis vers Mars (une dizaine d’années plus tard), fait partie du programme "Constellation" qui doit remplacer les vieux lanceurs Appolo (ceux que nos parents et grands-parents ont suivi, avec un dénommé Armstrong à bord du numéro XI (non, pas le trompettiste!)).

lancement du proptotype réussi donc, pour finaliser le lanceur Ares I, qui devrait prendre son essor d’ici 2014, avant d’être suivi par son petit frère Ares V d’ici 2018.

très bien tout ça. mais bon il y en a toujours pour râler après le coût (certes énorme) qu’engendre la conquête spatiale, et donc le dernier rapport d’évaluation du programme de vols habités américains remis à mister Obama himself fin octobre a spécifié que "Constallation" ne serait pas vivable à moins d’une rallonge modique de 3 milliards de $ US par an. qu’à cela ne tienne, des entreprises privées pourraient prendre le relai (mais on abandonnerait ARES I) et la NASA se "contenterait" de se charger des vaisseaux destinés à aller sur la Lune (Ares n’étant qu’un lanceur, cela signifie qu’il lance quelque chose de plus petit avant de retomber sur Terre, de préférence dans les océans où il est repêché pour être ensuite réutilisé).

 

enfin donc, Hockenberry suis ça avec attention, en espérant qu’un fonctionnaire un peu trop regardant et pas assez rêveur ne fasse pas tout foirer.

la suite au prochain numéro. 

 

et je sais pas vous, mais je trouve toujours une certaine poésie dans le décollage d’une fusée. il n’y a qu’un mot approprié: beau.

(Joe Raedle/Getty Images)

 toute une galerie d’images des essais (oui, ça fait un peu de pollution, je sais… pffff) sur le site boston pictures !

 

dit « strychnine » !

septembre 22nd, 2009 by hockenberry

Il y des films comme ça qu’ont voit pas venir. de loin, ils ont l’air d’un pauvre navet de série Z. et de près, ce sont de pures bombes. de véritables OVNIs dans un paysage SF souvent trop conventionnel.

 

c’est le cas de "District 9".

 

 A l’origine, il s’agissait d’un court-métrage de 6m (qu’on peut voir ici sur youtube) et qui a permit à son réalisateur de se faire remarquer. initialement prévu pour tourner "Halo" (tiré du jeu éponyme), projet abandonné pour cause de budget inflationniste, Peter Jackson (oui, Peter Jackson) proposa au réalisateur (Neil Blongkamp, retenez ce nom) de produire un remake version longue de son court-métrage.

le pitch est original dans le sens ou il s’agit de SF uchronique, c’est à dire que les évènements présentés, bien que totalement fictifs, sont postérieurs à notre époque. et le film est original dans son traitement sous forme de reportage, qui vous immerge dans un monde ultra réaliste.

ll y a une vingtaine d’années, un peuple d’extraterrestres en exil a débarqué sur Terre dans  son vaisseau. pas à New-York ou à Washington, comme on a l’habitude de le voir dans les autres films du genre, mais à Johannesburg (Afrique-du-Sud). là réside tout l’intérêt de l’histoire, car loin d’être accueillis comme il se doit, les E.T. sont parqués dans un ghetto, le district 9, et traités pire que des animaux par les gouvernements mondiaux et la population de Johannesburg.

sous prétexte de leur venir en aide, le gouvernement les exploite et tente d’utiliser leurs armes, lesquelles ne fonctionnent qu’à la reconnaissance de l’ADN E.T.

nous suivons ainsi un fonctionnaire payé pour expulser les extraterrestres du district 9, afin de les parquer dans un camp digne d’un camp de concentration. mais un incident se produit…

 

si les SFX réalisés par Weta Digital (la boîte de Peter Jackson) permettent de s’immerger à fond de le décor, le scenario, lui, traite bien plus que d’une simple invasion E.T., et va fouiller du côté d’un Apartheid ou même les anciennes victimes de l’Apartheid historique participent aux brimades contre les "crevettes" (nom péjoratif donné aux E.T. comme ont pourrait dire "négros", "bougnoules",…) et où toutes les excuses sont bonnes pour les taper, les exploiter (ils sont prêts à troquer de la bouffe pour chat contre n’importe quoi!) ou leur tirer une balle dans la tête.

et la vraie façon de comprendre ce qu’un peuple ressent, comme on s’en aperçoit souvent, est de se mettre à sa place.

 

et pour moi, la vraie question soulevée par le film n’est pas tant de comparer un Apartheid réel à un Apartheid fictif, mais de savoir si les Hommes ont compris les erreurs de leur passé. n’est-il pas fortement envisageable que dans un avenir (proche ou lointain, c’est selon) dans lequel nous ferions la rencontre d’un peuple extraterrestre, nous reproduirions le schéma d’une colonisation/exploitation à outrance, traitant les autres espèces comme si elles n’avaient aucune valeur sous prétexte qu’elles ne sont pas "comme nous" ?

l’Homme sait-il apprendre? ou oublie-t-il très vite?

 

moi, j’attends la suite (et j’espère bien qu’il y en aura une!).

par contre, j’irai pas prendre le démon en levrette…